Stockage d'électricité : les batteries stationnaires se cherchent une place sur le réseau français
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La batterie stationnaire installée sur le site industriel de Saft à Bordeaux
SAFT
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La batterie stationnaire installée sur le site industriel de Saft à Bordeaux
SAFT
Trois conteneurs et un transformateur sont discrètement installés au cœur de la vaste usine de Saft à Bordeaux où travaillent 725 personnes. Ils y fabriquent notamment des batteries pour les marchés aériens et ferroviaires dont le TGV. Mais à l’intérieur de ces conteneurs, nulle trace de marchandises.
« Ils sont remplis de batteries lithium-ion capables de stocker suffisamment d’électricité pour assurer 100 % de l’alimentation électrique de l’usine pendant quatre heures, soit l’équivalent de la consommation de 500 ménages ! », explique Vincent Sanchez, directeur Europe, Moyen-Orient et Afrique de Saft.
Et pour s’assurer de la fiabilité du dispositif, le fleuron français de la batterie a lui-même conçu, assemblé et déployé cette batterie stationnaire de 9
mégawattheures (MWh) baptisée « Enershift ». Il s’agit aussi d’en faire une vitrine technologique de son savoir-faire centenaire.
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Car, avec seulement 1,1 gigawattheure (GWh) de batteries stationnaires installées fin 2024, la France reste à la traîne, loin derrière l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni qui concentrent 70 % des 61 GWh installés en Europe. Un retard lié aux mix électrique tricolore, dominé par le nucléaire, et par le déploiement encore poussif des énergies renouvelables. Mais le black-out survenu en Espagne au printemps et la forte hausse des prix négatifs en France incitent les acteurs tricolores à accélérer.