Michelin compte supprimer jusqu'à 1 500 emplois en France

Michelin a réalisé 26 milliards d’euros de chiffre d'affaires l'an dernier.
MICHELIN

Michelin a réalisé 26 milliards d’euros de chiffre d'affaires l'an dernier.
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C'est un nouveau coup de tonnerre dans une industrie automobile tricolore déjà à la peine. Le groupe Michelin, dans un communiqué jeudi 28 mai, vient d'annoncer son intention de supprimer 1 500 postes en France d'ici à 3 ans. Il serait question de « deux tiers dans des fonctions tertiaires et un tiers dans l’industrie », précise l'entreprise mondiale, le tout sans départ contraint.
« Dans un environnement mondial marqué par une concurrence internationale accrue, de fortes tensions macroéconomiques et géopolitiques, le groupe Michelin poursuit ses efforts pour améliorer durablement sa performance. Par ailleurs, le contexte national est lui aussi caractérisé par de fortes contraintes économiques et réglementaires : niveaux élevés des coûts de production, liés notamment au coût du travail et de l’énergie, ainsi qu’à une pression fiscale parmi les plus fortes des pays industrialisés. Ce projet d’adaptation en France est destiné à optimiser une structure de coûts aujourd’hui trop élevée, accompagner l’évolution des métiers et simplifier les modes de fonctionnement de l’entreprise », détaille le groupe.
Cette annonce intervient environ 18 mois après les annonces concernant la fermeture des sites de Vannes et de Cholet, qui avait déjà marqué le tissu industriel français. La CFDT parle d'une « nouvelle saignée sociale inacceptable ».
« À ce stade, aucune fermeture de site ne serait prévue. Pour autant, cette nouvelle réduction d’effectifs interroge profondément sur la stratégie de gestion des emplois et des compétences menée par le Groupe. Comment expliquer qu’après avoir fortement recruté ces dernières années, Michelin juge aujourd’hui nécessaire de réduire à nouveau drastiquement ses effectifs ? », ajoute le syndicat dans un communiqué.
Le groupe promet un suivi personnalisé pour chaque collaborateur concerné, avec notamment des parcours de mobilité interne ou externe, ainsi que des opportunités de reconversion et de formation vers des « métiers d'avenir ».
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Malgré cette nouvelle annonce, justifiée notamment par la pression fiscale dans le pays - et alors que le gouvernement réfléchit à un gel des allégements de charges patronales - Michelin assure que cette décision « ne remet aucunement en cause le rôle stratégique de la France pour le groupe ». Michelin « prévoit de continuer à recruter », en France, ajoute-t-il.
En France, Michelin dispose de son siège social, de son centre mondial de R&D et de 13 sites industriels. « À Clermont-Ferrand, et plus largement en Auvergne, Michelin occupe une place centrale dans l’équilibre industriel, économique et social du territoire. Chaque suppression de poste a des conséquences bien au-delà de l’entreprise elle-même : ce sont des familles, des sous-traitants, des commerces, et tout un bassin de vie qui sont impactés », regrette la CFDT.
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