Le CAC 40 : la machine à remonter le temps (bis)

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(Crédits : Gael Vautrin)
L'indice parisien s'est repris lundi de 9,66 % après l'annonce d'un accord européen d'envergure. Il s'agit de la troisième plus forte hausse de son histoire après celle de 10,09 % de novembre 2008 et surtout celle de 11,18 % en octobre de la même année. Que de similitudes ...

Décidément, les marchés offrent ces derniers temps une impression de « déjà vu ». Craintes d?une faillite généralisée, grippage du marché interbancaire, yo-yo des indices boursiers ? Forcément, cela ne va pas sans rappeler quelque chose ? L?automne 2008 bien sûr ! L?apocalypse financière après la faillite de Lehman. Seule différence notable, ce ne sont plus les entreprises que l?on craint de voir tomber comme des dominos en défaut de paiement et entamer des réductions de coûts, ce sont les Etats, désormais promis à une cure d?austérité. Mêmes craintes, mêmes remèdes (de l?argent, toujours plus de l?argent ?) et bien sûr mêmes soulagements. Excessifs comme souvent dans ce genre de situation. Ce jour, le CAC 40 s?envole de 9,66 %. La troisième plus forte hausse de son histoire.

Une fois encore, l?indice de référence de la place parisienne invite les investisseurs à remonter le temps. A quand les deux plus fortes hausses ? Justement à l?automne 2008. Une première le 24 novembre avec 10,09 % de hausse. Rien de remuant dans l?actualité : grève (une de plus) à la SNCF, le PS se déchire, Gordon Brown se tâte à baisser la TVA pour relancer l?économie outre-Manche ? Le 13 octobre en revanche c?est autre chose : + 11,18 %. Paul Krugman, prix Nobel d?économie, Guillaume Depardieu s?éteint à l?âge de 37 ans et Obama devance McCain dans les sondages. En bourse l?envolée lyrique des indices à des relents d?aujourd?hui. « La Bourse fête l?Europe » titre alors La Tribune. Un plan de sauvetage de 1.700 milliards d?euros est mis en place par l?Union européenne : près de 300 milliards d?euros sont injectés dans les banques et 1.400 milliards de prêts interbancaires sont garantis ? Ce jour là, la cohésion des pays membres de l?Europe rassure. Comme aujourd?hui. A la différence prêt que ces derniers ont été plus prompts hier à sauver les institutions financières européennes d?une faillite certaine, qu?aujourd?hui les institutions politiques et monétaires européennes.

 

 

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Commentaires
a écrit le 12/05/2010 à 11:53 :
votre analyse est juste ,prudence !

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