Le Renouveau ou la Faillite : la France doit choisir !

 |   |  2886  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La politique économique (ou son absence) en France a toujours fait l'objet de débats ô combien passionnés qui font perdre de vue malheureusement les progrès réalisés par nos voisins depuis une trentaine d'années.

La politique économique (ou son absence) en France a toujours fait l'objet de débats ô combien passionnés qui font perdre de vue malheureusement les progrès réalisés par nos voisins depuis une trentaine d'années. Tout le monde conviendra que l'économie française est en grande difficulté. Les fermetures d'usines déchainent évidemment les passions, une foule de ministres sont "scandalisés" et, dotés de leur super pouvoirs, croient pouvoir empêcher ces licenciements à tout prix. Il serait peut-être temps qu'ils s'attaquent non pas aux conséquences mais aux causes de cette débandade économique.

Tout d'abord, rappelons que le capitalisme est constamment en mouvement, et qu'il n'est pas anormal que des entreprises fassent faillite, cela est même nécessaire, dans la mesure où les entreprises non compétitives sont remplacées par d'autres plus performantes comme l'explique Schumpeter avec son concept de destruction créatrice. Il est également totalement anormal que l'Etat intervienne pour favoriser certains acteurs économiques, cela encourage la création de monopoles ou d'oligopoles très dommageables au niveau du prix ou de la qualité de service rendu pour le consommateur.

Il est facile de voir par exemple que l'introduction d'un nouvel acteur dans la téléphonie mobile a permis en quelque mois de réduire drastiquement la facture téléphonique en France. On oublie trop souvent qu'une saine concurrence est la meilleure façon de garantir et d'améliorer le pouvoir d'achat. Cela permet également un grand dynamisme économique qui pousse à la création d'emplois et de nouveaux champions nationaux. N'est-il pas curieux qu'il n'y ait pas eu une seule nouvelle entreprise intégrant le CAC 40 pendant les 30 dernières années... Où sont les Google, Facebook ou Amazon en France ? Nous sommes dans une économie de rente qui n'est pas du tout adaptée à la mondialisation.

D'où viennent les raisons d'un tel marasme et quelles sont les solutions qui pourraient être apportées ? Tout d'abord, un chiffre essentiel : 56%, c'est la part astronomique du secteur public dans le PIB, seul le Danemark nous dépasse, presque un record du monde ! Ceci ne serait pas si grave si l'on pouvait se prévaloir d'une administration efficace, d'un secteur publique en pointe dans la recherche, l'enseignement supérieur ou investissant avec succès dans les secteurs d'avenir comme les énergies renouvelables, les réseaux de communications ou les biotechnologies. Las, il n'en est rien, dans tous les classements internationaux, nous n'avons fait que régresser dramatiquement au fil des ans, les gouvernements successifs ont voulu occuper l'espace médiatique avec des centaines de pseudo reformes extrêmement complexes qui souvent étaient déjà modifiées ou abandonnées avant même qu'elles soient mises en place ou évaluées.

Prenons le cas de l'éducation (primaire, secondaire et supérieur), son budget représente un tiers des recettes fiscales de notre pays et pourtant nous pointons à la 22ème place dans le dernier classement PISA, loin derrière la Finlande ou la Corée du Sud, alors que ces derniers dépensent moins par élève. Pire encore, une étude de la Cour des comptes souligne que 40% des élèves sortant du primaire ne maitrise pas la lecture, l'écriture ou le calcul.

Que s'est-il passé ? Au lieu d'augmenter le niveau général des élèves nous avons réduit dramatiquement le niveau de nos diplômes (afin de faire en sorte que tout le monde puisse obtenir par exemple le baccalauréat), fait des expérimentations bien malheureuses (mathématiques modernes, méthode globale pour l'apprentissage de la lecture...), réduit les programmes à la portion congrue ou encore dévalorisé continuellement le prestige et l'autorité des enseignants au profit des élèves et parents. Cette baisse de niveau entraine mécaniquement un taux d'échec extrêmement élevé à l'université, et ceux qui réussissent malgré tout à obtenir un diplôme sont malheureusement bien souvent en grande difficulté pour trouver un emploi à la sortie, du fait d'un écart criant entre les enseignements et les qualifications demandées par les entreprises ainsi que de la réputation bien dégradée de nos universités (à part la Sorbonne ou Dauphine) par rapport aux grandes écoles. Là encore, l'Etat n'a pas joué son rôle et maintient le monde éducatif en vase clos sans entretenir de liens avec le monde de l'entreprise. Enfin, nos professeurs travaillent peu d'heures par semaines (15 heures en moyennes contre 43 heures en Allemagne) ce qui explique que l'enseignement secondaire soit 62% (!) plus onéreux en France comparé à l'Allemagne pour des résultats similaires.

Evidemment certaines parties de notre système conservent de très grandes qualités, comme nos grandes écoles, qui sont enviés dans le monde entier, cependant cela ne concerne pas la majorité des diplômés. Pour reconquérir notre place dans le haut du classement, il s'agirait tout d'abord de remobiliser les professeurs, qu'ils retrouvent une rémunération à la hauteur de ce métier pour ainsi attirer les meilleurs mais qu'en contrepartie, ils s'investissent plus, fassent plus d'heures ce qui permettra une plus grande efficacité et de faire des économies. Il faut également revoir de fond en comble la pédagogie dans les IUFM, renforcer la discipline, responsabiliser les élèves, donner beaucoup plus de liberté aux établissements scolaires pour développer des méthodes d'enseignements plus efficaces (lecture, langues étrangères...) et introduire un système de benchmarking qui permettra d'étendre des innovations performantes locales au niveau national. Enfin, le monde éducatif doit s'ouvrir sur son environnement extérieur, multiplier les partenariats avec les entreprises, développer l'apprentissage et introduire plus de flexibilité dans son fonctionnement.

Ensuite, notre système administratif faussement décentralisé cumule les défauts en empilant une myriade de strates avec les communes (36 000 comparé à ... 14 000 en Allemagne avec 20 millions d'habitants supplémentaires !), les communautés de commune, les cantons, les pays, les départements, les régions et l'Etat ! Vous comptez bien, il y a 7 structures dans le millefeuille administratifs (à comparer aux 3 niveaux des Etats Unis par exemple). Ceci conduit évidemment à un croisement des compétences, et des doublons ainsi qu'un manque d'efficacité patent au niveau du service rendu. La comparaison est sans appel par rapport à l'Allemagne, la France en effet emploie 60% de fonctionnaires en plus. Il serait logique de fusionner de très nombreuses communes, supprimer les cantons, pays et départements et de regrouper les régions en six super « Länder » aux pouvoirs étendus en matières de développement économiques. Ceci procurerait de très grandes économies et multiplierait l'efficacité des services rendus.

Par ailleurs, la France est également en retard pour l'automatisation de sa gestion et des taches administratifs sur internet, les pays Scandinaves, Baltes ou certains pays asiatiques comme Singapour ont depuis des années simplifiés grandement les services rendus aux particuliers en simplifiant et en intégrant l'ensemble des procédures sur internet. Il suffit de 30 secondes pour payer ses impôts à Singapour par Internet par exemple. En outre, dans les pays Scandinaves, l'ensemble des dépenses des élus et de l'Etat sont disponibles de manière claire sur internet ce qui accroit considérablement la transparence de l'Etat et le contrôle de la population sur ses élus. Dans le classement de Transparency International qui mesure la perception de la corruption dans l'administration publique et le monde politique, la France se classe à la 25éme place, alors que Singapour et la Finlande caracolent en tête de classement. Là encore, la France perd des points en termes d'attractivité économique et renforce dans la population un sentiment de corruption des élites qui fait le jeu des extrêmes.

Continuons notre revue des handicaps francais avec notre droit fiscal et social, non seulement extrêmement complexe mais qui évolue en plus constamment ce qui représente un véritable cauchemar pour les entreprises qui doivent pouvoir se baser sur un environnement juridique stable afin de pouvoir investir dans de bonnes conditions. Par exemple, le droit du travail comporte un record de 3200 pages, et dont la conséquence est un marché du travail extrêmement rigide et un taux de chômage de 10% (fortement sous évalués du fait des temps partiels subis non comptabilisés). En effet, les employeurs ont peur d'embaucher sachant que si l'économie ralentit, ils seront dans l'impossibilité de licencier. En parallèle, les salariés sont divisés en deux catégories, d'une part les insiders qui bénéficient d'un contrat permanent, de nombreux avantages et une quasi sécurité de l'emploi, et les outsiders qui enchainent les contrats précaires sans espoir d'obtenir ce fameux CDI.

Il s'agirait donc de simplifier le code du travail, avoir un seul contrat de travail (plutôt que les 38 existants), flexibiliser le travail, réduire le salaire minimum trop élevé (qui réduit l'emploi pour les jeunes et écrase l'échelle des salaires), et faciliter les licenciements économiques. Trop souvent en France, lorsqu'une entreprise est en difficulté, il est souvent trop tard, car les mesures de réductions de personnel sont trop longues et coûteuses (avec en plus le souci de grèves paralysantes voir de séquestration de la direction) ce qui au final pousse l'entreprise à la faillite alors qu'elle aurait pu survivre en réduisant les dépenses de personnel dès les premières difficultés rencontrées.

Mais c'est en matière fiscale que nous nageons dans un univers totalement ubuesque, 20% des articles du code fiscal sont modifiés chaque année ! Tant et si bien que même l'administration admet que le code fiscal est devenu inintelligible. La complexité et l'instabilité fiscale et juridique ont un coût non négligeable pour les entreprises puisqu'il représente 3% à 4% du PIB. C'est autant d'investissements qui ne seront pas réalisés. Mais à la complexité s'ajoute le poids de la taxation. Notre droit fiscal comporte de nombreux écueils comme des assiettes trop restreintes (plus de 50% de la population ne paie pas l'IR par exemple), de trop nombreuses niches fiscales (qui coûte 65 milliards d'euros par an) et des impôts trop focalisés sur le travail et pas assez sur la consommation. Ceci alors que toutes les études ont par ailleurs démontré qu'il était plus efficace pour l'économie de réduire les dépenses que d'augmenter la pression fiscale. Faisons clair et efficace, ne pourrions-nous pas simplifier notre fiscalité avec seulement 3 taux de 10%, 20% et 30% pour l'IR, l'IS, et la TVA (la variation de cette dernière se ferait en fonction de l'impact écologique des produits) avec l'assiette la plus large possible, sans aucune niche fiscale et supprimer tout autre formes de taxation. Cela permettrait une augmentation du taux de marge des entreprises, et donc à terme de leur investissements avec des créations d'emplois à la clé.

Quant à notre système de protection sociale qui est plébiscité à raison par une majorité de français, il n'a guère évolué depuis sa mise en place, et est devenu hors de prix. Comment se fait-il que l'Allemagne qui possède un système d'assurance maladie similaire ait un budget excédentaire pour des performances similaires alors que notre déficit de la branche maladie sera encore de 15 milliards d'euros cette année ! Le système d'assurance maladie a en effet fait sa mue en Allemagne, l'encadrement y est plus strict, l'usage des générique généralisé, les remboursements basées sur ces derniers, des hôpitaux publiques qui ont amélioré leur performance en se basant sur les cliniques privées... De même, au niveau de la retraite, il est tout de même incroyable qu'avec le vieillissement de la population et l'allongement de l'espérance de vie, l'âge de départ à la retraite soit encore situés à 60 ans dans le secteur privé et même moins dans le secteur public, alors que dans le même temps il est de 67 ans en Allemagne ! Par ailleurs, nos allocations chômage sont bien trop généreuses et ne devrait être qu'un palliatif limité à un an (contre jusqu'à 3 ans aujourd'hui) et inférieur au salaire minimum, cela renforcerait la motivation des chômeurs pour retrouver un emploi rapidement et réduirait le coût pour la collectivité (la différence au niveau des charges sociales est par exemple de 2 points de PIB avec l'Allemagne).

Enfin, l'Etat non content d'imposer une pression fiscale presque confiscatoire trouve le moyen de n'avoir jamais équilibré son budget depuis 1974 et d'avoir vu sa dette passer de 20% à 90% ce qui aujourd'hui le met en danger de banqueroute alors que les intérêts de la dette seuls représentent d'ores et déjà la totalité des recettes de l'impôt sur le revenu ! Ceci inquiète au plus haut point les investisseurs nationaux et internationaux, notamment après la perte de la note AAA par S&P et réduit encore leur visibilité et donc leur propension à investir. Il suffirait que les marchés financiers perdent confiance dans la capacité de la France à rembourser sa dette pour que les taux d'intérêt augmentent sensiblement. Ce fort besoin en financement de la part de l'Etat mais également des collectivités territoriales (encore renforcé par la faillite de Dexia) entraine une raréfaction des crédits à destination du secteur privé qui réduit d'autant leurs investissements et la création d'emploi.

Au niveau du développement économique, l'Etat français est probablement un anti modèle (on se souvient de la vague de nationalisations au début des années 80, de Renault, de la quasi faillite d'Air France ou encore des péripéties bien couteuses pour les contribuables du Crédit Lyonnais). Par ailleurs, nos entreprises sont en règle générale spécialisées dans le moyen de gamme, qui est sévèrement concurrencé par les pays émergents. Cette situation n'est pas inéluctable et d'autres pays l'ont brillamment prouvé. Prenons l'exemple de pays comme la Corée du Sud (un des pays les plus pauvres au monde dans les années 60 et aujourd'hui ayant un PIB par habitant tout juste inferieur a la France) et Singapour (dont le PIB par habitant est presque égal à 2 fois celui de la France). Ces pays combinent une économie de marché libérale avec une planification économique par l'Etat en partenariat avec les entreprises. L'Etat dresse une stratégie pour l'avenir en misant sur les futurs secteurs porteurs, en effectuant une remontée des filières de production, un remplacement progressif des importations et une montée en gamme. L'Etat investit également de façon importante dans la recherche scientifique afin de renforcer la capacité des entreprises à innover. Il y a une vraie cohérence de stratégie entre l'Etat et les entreprises. C'est ainsi que la Corée du Sud a investi massivement dans l'industrie lourde dans les années 70 (et est aujourd'hui leader par exemple dans la fabrication de navires) ou dans les technologies de l'information dans les années 90 avec des champions nationaux comme Samsung. Singapour s'est lui également lancé avec succès dans l'électronique, la chimie, dans le domaine financier (notamment en gestion de fortune) ou les bio technologies, et tire profit d'être le premier port au monde en terme de volume ainsi que d'une main d'œuvre très bien formée. Il est intéressant de noter que l'un des rares secteurs en expansion en France est celui du luxe, secteur où le prix est secondaire et où l'image du produit conditionne le reste. Par ailleurs, il est également étrange de constater que nous n'ayons pas créer un véritable secteur moteur dans les énergies renouvelables, mis en place une politique ambitieuse de rénovation des logements par l'intermédiaire de nouvelles normes plus drastiques, ce qui aurait permis de créer des centaines de milliers d'emplois, réduire notre consommation d'énergie (et donc notre dépendance aux importations d'énergie) et progressivement obtenir un avantage compétitif dans ce secteur (à l'instar des pays scandinaves ou de l'Allemagne).

La France est donc aujourd'hui à la croisée des chemins, soit elle refuse la mondialisation, se renferme sur elle-même ou fait le minimum d'ajustements pour tout juste garder la tête hors de l'eau et le déclin voir la faillite est assuré. Soit elle renait, se réforme radicalement, tire parti de la mondialisation, et de ses qualités indéniables (son infrastructure, ses ingénieurs et scientifiques de haut niveau, une géographie au cœur de l'Europe et de grandes entreprises mondialement connues) et devient un vrai moteur économique en Europe.

(Les opinions développées dans cet article sont propres à l'auteur)
(*) Arnaud Malfoy est diplomé de l'ESC Bordeaux avec une specialité en Finance, Arnaud Malfoy travaille dans les services financiers depuis 7 ans, vivant tour à tour à Montréal, Londres et New York. Après avoir débuté dans la filiale leasing de Renault en Angleterre, il rejoint comme analyste la platforme de trading électronique Tradeweb à la City de Londres puis au siège à New York où Il est désormais Vice President au sein du departement Info Management. Passionné par l'économie, la géopolitique, et les cultures étrangères, il organise régulièrement des évènements de networking cosmopolites à New York.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/06/2013 à 9:48 :

Du bien moche "french bashing". Il ne voit que le négatif. On en connaît des tas comme cela, qui viennent par la suite ou au même moment profiter de ce qu'il dénonce. ...Cela sent le "pétainisme " , heureusement, tous les expats ne sont pas comme ça et nombre d'entre eux ont suffisamment de recul pour faire la part des choses et soutenir aussi les aspects éminemment positifs de leur pays d'origine. Que nos compatriotes de l'intérieur n'accordent que l'attention (un peu méprisante) que cela mérite tout en acceptant les aspects les moins outrés.
a écrit le 31/05/2013 à 10:22 :
voir le livre de Simone Wapler : pourquoi la France va faire faillite
Moi je m'en fous , je prendrais ma retraite au Maroc avec 20% d'abattement sur les impôts tout en bénéficiant de la sécurité sociale
a écrit le 30/05/2013 à 11:31 :
c ette analisse et nul =OOOO
a écrit le 28/05/2013 à 19:54 :
Trop lol Tony, j'ai aimé, vraiment. La photo avec le copyright déchire tout.

;-)
a écrit le 28/05/2013 à 16:03 :
C?est du travail de naufrageur, de pirate, de fossoyeur ! Nous avons là des ânes bêtes et méchants, des bestioles à la Rastignac !
a écrit le 28/05/2013 à 16:00 :
La faillite, c?est la honte, la loose, l?opprobre nationale !
a écrit le 28/05/2013 à 15:52 :
Dans les phénomènes précédents, l?Etat ne paye plus le personnel? En Espagne les fonctionnaires sont dans la rue !
a écrit le 28/05/2013 à 15:48 :
N'est-on pas entrain d'assécher les entreprises en capital étranger. Si le gouvernement taxe les profits, c'est le CAC qui va dérouiller! Ne risque-t-on pas des petites fuites? Chez les agences, on est en négatif. Tic tac...
a écrit le 28/05/2013 à 15:38 :
Contre la faillite, ne devrait-on pas manifester ? Comme si y avait pas déjà assez de chômeurs et qu?on était trop riches ! Le gouvernément fait de l?immobilisme, il attend la croissance mondiale qui existe puisqu?elle est de 3,5%. Qu?est-ce que c?est que ces gignols !
a écrit le 28/05/2013 à 15:31 :

Je dirais même plus la renaissance. On dit qu?on n?a pas soigné la production et la construction d?entreprises, mais qu?on a fait des fonctionnaires sur la dette. Ce qui nous pose le problème des engagements de retraite, on nous parle de 1000 milliards. Comme en Espagne, comment se règle le déficit alors que nous avons beaucoup de chômeurs. Comme on voit dans l?exemple suédois, on postule pour l?emballement des taux comme on ne réduit pas les dépenses et qu?on étouffe l?activité et en face un bon paquet de chômeurs. Ce qui fait qu?on va probablement vers des hausses d?impôts et un remboursement massif d?une dette insoutenable. Ou alors c?est les fonctionnaires qui voient des réductions de salaire ? On parle de réduction de dépenses, lesquelles ? On prélève une trentaine sur l?entreprise ? On a aussi le problème de la précarité aussi?
a écrit le 27/05/2013 à 22:34 :
En lisant que les professeurs allemands assurent 43 heures de cours, je doute du sérieux de ce monsieur, de la fiabilité de son information. De la com plus que de l"information maîtrisée, à l'instar de l"enseignement des écoles de commerce.
Réponse de le 28/05/2013 à 20:30 :
tout à fait d accord avec vous.
je ne sais pas non plus d où il sort ce chiffrepour les professeurs en France.
a écrit le 26/05/2013 à 3:26 :
Les équivalentes des entreprises américaines modernes, existent en France, mais elles sont juste "petites".
Facebook -> copainsdavant( bien plus ancien);
google->plusieurs petites boites qui n'ont jamais dépassé la micro start-up car sans aucune visibilité.
amazon->fnac( mais avant lui y'en avait un autre appartenant à orange qui avait aussi fait faillite);
apple->archos( sans doute le plus grand gâchis français);
googlemap->geoportail( voulue après coup car personne n'osait investir );
intel->STM;
ah la la, le french-bashing est un art, il ne faut foncer tête baissée.
Il faut se rappeler que le rôle de l'état est aussi de préserver une juste concurrence et de casser les monopoles ou les oligopoles, c'est pour cela que Microsoft a été forcé par l'état américain de soutenir Apple quand cette boîte allait couler.
Le plus grand exemple a été l'empire Rockfeller, si énorme que divisé en plusieurs entités géographiques, idem pour AT&T.
Il parait normal que si la concurrence a trop de mal à se développer à cause du "ticket d'entrée" sur un marché, que l'état intervienne directement.
On a vu l'état américain intervenir pour sauver GM, car l'entreprise est si énorme que personne ne pouvait se permettre une faillite industrielle de telle ampleur, on a vu les mêmes aides dans les assurances et les banques. Maintenant que GM est sauvée( on a simplement coupé l'entreprise en 2 en mettant les retraites des anciens salariés sur la seconde et la laissant couler), l'état ressort.
Le capitalisme sauvage, c'est l'empire et l'esclavage, c'est le too big to fail( et on a vu transférer ces dernières années de la dette privée vers le public ce qui va contre toute la doctrine libérale), et l'influence néfaste sur l'état, où est la concurrence quand des lobbys de grandes entreprises influencent nos politiciens à Bruxelles, que peuvent faire les petites entreprises ?
C'est pour cela que le capitalisme n'est acceptable que dans le libéralisme( qui adjoint un rôle de régulateur à l'état) sinon on en revient au capitalisme style east indies des compagnies hollandaises et anglaises qui vous ferait frémir par leur brutalité.
a écrit le 23/05/2013 à 14:09 :
Comment ne pas souscrire globalement à cet article et à son auteur , tout en regrettant que beaucoup de commentateurs doutent encore de sa véracité Comme je doute , moi ,que nos politicards de tout bord se tirent une "balle dans le pied" en votant les mesures indispensables n'y a ?t-il pas une solution plus simple et relativement peu ancienne : le retour CONCERTE aux monnaies nationales sans attendre une EXPLOSION qui va se produire inexorablement Il n'est pas nécessaire pour cela d'appartenir au FN ! :l'état de délabrement de l'Europe de Bruxelles ou presque chaque Etat privilégie maintenant et d'abord ses propres ressortissants suffit à comprendre combien cette fin est proche !
a écrit le 21/05/2013 à 23:19 :
entre l'utra-liberalisme ici presenté ou la faillite, la france doit choisir une autre voie
a écrit le 21/05/2013 à 21:53 :
Les enseignants français travailleraient 15H/semaine et les Allemands 43h?
C'est qui ce mec?
a écrit le 21/05/2013 à 20:14 :
Ce n'est pas gâtant d'avoir une caserne de pompiers, une salle polyvalente, un centre technique municipal et ainsi de suite tous les 5 kms. Il y a des exemples à la pelle.
a écrit le 21/05/2013 à 18:17 :
Voilà une nouvelle manifestation de l'idéologie actuelle qui dégrade le pays depuis les années 1980. Ainsi, par exemple, prétendre que 36.000 communes est un handicap comparativement à nos voisins révèle une réelle méconnaissance des réalités et une absence de finesse dans l'analyse, contreparties d'un certaine morgue se développant de conserve avec ce qui est probablement un dégoût de soi. Si nous voulons nous rétablir l'ouvrage de Roland Hureau "La grande démolition" publié en 2012, pourra nous dessiller les yeux.
a écrit le 21/05/2013 à 17:12 :
La question n'est plus de dresser de nouveau le constat de notre déclin, lu depuis dix ans dans des centaines d'articles, des dizaines de livres et de multiples rapports, dont ceux de la Cour des comptes. Non, la question est de trouver comment parvenir à un consensus minimal entre les décideurs et les citoyens sur les réformes à mener et les moyens de les mettre en route. Le champ politique étant bloqué (la coalition à l'allemande ou à la scandinave est un doux rêve en France), c'est aujourd'hui à la société civile de prendre ses responsabilités. Une pétition nationale, un appel solennel de décideurs et d'intellectuels, un référendum d'initiative populaire, le refus affiché de payer ses impôts ou d'aller voter, une mobilisation de certains médias (la Tribune par exemple) ? Qu'importe, il faut bouger, vite !
Réponse de le 21/05/2013 à 19:45 :
Le déclin français est totalement en prise avec l'Europe, les pays dans l'Europe depuis 20 ans ont un taux de chômage en croissance de 3 points, ceux restés en dehors sont en baisse de 1 !!!!. L'Europe est une ineptie entretenue, une tour de Babel voulue par les US contrairement à la propagande européïste qui a cours dans les médias aux ordres. Peut-on faire fonctionner des nations culturellement, idéologiquement différentes et économiquement opposées ? Nous sommes un certain nombre à l'avoir compris qui communiquons sur ce sujet rejoints en cela par un nombre grandissant d'européens. L'Europe n'est pas une avancée ni même une démocratie ; gauche, droite entretiennent l'illusion auprès de leurs électeurs d'avoir prise sur ce sujet, non, définitivement non, c'est Bruxelles qui tient les manettes, la posture choisie par nos politiques nationaux est de ne pas l'avouer car il y va de leur feuille de paie, ils ont choisi d'entretenir des sujets clivant comme droite/gauche tout en sachant leur obsolescence... Sortons de l'Europe, de l'Euro, de l'Otan, retrouvons notre souveraineté envolée, frappons notre monnaie et nous réglerons nos problèmes. Marie France GARAUD exprimait sa position il y a peu sur ce sujet, d'une clairvoyance édifiante ; ce qui nous manque depuis trop longtemps, des femmes et hommes et politiques debout et non pas soumis au diktat de l'Empire.
a écrit le 21/05/2013 à 15:30 :
"Tout d'abord, rappelons que le capitalisme est constamment en mouvement, et qu'il n'est pas anormal que des entreprises fassent faillite, cela est même nécessaire, dans la mesure où les entreprises non compétitives sont remplacées par d'autres plus performantes comme l'explique Schumpeter avec son concept de destruction créatrice."

En résumé on casse tout est ont recommence.
a écrit le 21/05/2013 à 15:21 :
Cet article reflète la réalité de notre société qui est a la dérive malgré les talents et les compétences qui sont nombreux . Mais les politiques publiques conduites depuis près de 40 ans sont un échec et la France est a la limite du dépôt de bilan. Toutefois il est urgent de lui administrer un plan de sauvegarde imposant des réformes structurelles pour créer un choc. Nous ne devons pas avoir peur de l'Europe, ni du Monde. La France a des talents donnons leurs les moyens de s'exprimer en supprimant certaines entraves. Un pays qui se renferme sur lui est un pays qui se meurt.
a écrit le 21/05/2013 à 14:48 :
2 nouvelles qui nous concernent de prés:
La CAF Réunion à déboursé pour l'année 2012 1 milliard et 600 millions d'euro d'allocations.
83 % des bénéficiaires ne travaillent pas(population 850.000)
Par rapport aux autres Pays de la CE,la France,grace aux madonnes,jesus,commemorations
des guerres,esclavage,etc.a travaillé 10 jours en moins.(janvier-mai)
Alors on veut changer ou finir en banquerotte?
Réponse de le 21/05/2013 à 16:44 :
Eh oui, et la France a sans doute choisi son emblème, le coq, parce que c'est un animal qui continue à chanter même avec les pieds dans la m...! Ici, le temps qu'on se rende compte de quelque chose d'évident, qu'on l'admette pleinement et qu'on en fasse quelque chose de valable...les autres sont loin devant.
a écrit le 21/05/2013 à 13:45 :
Quelles "réussites", quels "progrès" (surtout mondiaux et climatiques, quand les gens se répètent d'année en année, en collectivités compactes qui font égrégores retournés au pire sous... peu !

Alors que l'Univers nous demande depuis tout temps de ne pas tourner en rondes dans les déserts (même pas 40 ans comme Moïse...) mais de les corriger... fissa / fils-Ah-Ah-Ah ! de préférences en terrasses rizières entourés de talus herbeux et arborés..., pour s'éviter des contrastes à tornades prétendues fatales..., comme le confirme cette interview :
http://contactmondialextraterrestres.hautetfort.com/archive/2013/05/21/mijo-sur-bob-radio.html
a écrit le 21/05/2013 à 13:32 :
Encore un défenseur de la mondialisation qui vient nous faire la morale... Un de plus... A part l'Allemagne leader sur des créneaux technologiques anciens où elle est la meilleure, tout le monde coule en Europe, les anglais, espagnols, italiens, grecs, chypriotes, auvergnats, morvandiaux, !!! Normal puisque l'endettement des états est voulu depuis toujours pour acheter son crédit au système financier. La mondialisation doit être arrêtée et n'y voyez pas une tentative de repli sur soi ; quelqu'un a t-il pensé la pollution engendrée par le fuel lourd des cargos de 200000 T qui circulent quotidiennement par centaines sur nos mers pour apporter à ROTTERDAM les produits venant de Chine, aux camions de frets qui dans un énorme chassé croisé baladent les produits polonais vers la Tchéquie avant d'y livrer les cartons pour les y emballer et ce avant de les distribuer aux quatre coins de l'Europe pour être consommés ? A quand une vraie taxe écologique qui concernerait chaque produit consommé ? Il faut repenser notre économie, de la production à la manière de consommer, réfléchir aux circuits courts. Il faut mieux ne plus connaître de croissance capitalistique que polluer définitivement nos ressources sur les 15 ans qui viennent...A coup sûr, nos enfants pleureront si l'ayant compris nous n'envisageons pas une réponse à ce sujet. Sortir de l'Europe, de l'Euro, de Shengen, de l'Otan, là est la solution, repensons notre économie, plus de sujétion aux US et à la finance anglo saxonne.
a écrit le 21/05/2013 à 13:22 :
Pourquoi ces articles sortent-ils maintenant, tout comme les pigeons? Pourquoi soudain, cette poussée de spécialistes de l'économie? Alors que Hollande est là depuis seulement un an et la droite a été aux manettes pendant 10 ans? Et pendant 10 ans, c'était le silence radio? Pourquoi les spécialistes de l'économie se sentent pousser des ailes quand c'est la gauche au pouvoir? Pourquoi les spécialistes de l'économie ferment leur p***** de gueule quand c'est la droite au pouvoir? Parce que la droite serait censée mieux savoir gérer les affaires économiques?
Réponse de le 21/05/2013 à 14:35 :
Ce document reprend assez fidèlement la politique de rupture de Sarko. Mais Sarko s'est mis à dos toute l'administration dont il n'était pas issu. Il s'est retouvé seul et a du s'engager personnellemnt dans une "hyperprésidence" avec la complicité d'un petit nombre d'"entrepreneurs". Il a aussi écopé la crise financière avec les méthodes de l'époque qui sont bien sûr aujourd'hui obsolètes : plus personne n'a peur d'annoncer un bail-in bancaire qui fait payer les déposants. C'était impensable il y a juste 5 ans.
Réponse de le 21/05/2013 à 14:40 :
exact, à croire que la France est trop endetté et pas assez competitive depuis uniquement le 6 mai 2012 ou que tous ces liberaux ou patrons aient attendu l'election d'un socialiste pour que la France prenne un virage liberale. Mais Hollande est malheureusement en train de mené une politique liberale, contrairement à ce qu'attendaient ses electeurs, il est en train de perdre tous ses soutiens à gauche alors meme que la droite continue de le hair. Hollande est mort politiquement si il ne se remet pas tres vite sur les rails d'une politique de gauche.
Réponse de le 21/05/2013 à 15:13 :
Pour mener une politique considérée comme de Gauche en france il faut disposer de marges de manoeuvres budgétaires et pouvoir la financer avec plus d'argent des autres or dans les deux cas on est au bord de la rupture, ça va être difficile. Les benni-oui-oui Front de gauche de votre espèce vont être déçus, quand aux salariés du privé ils sont déjà essorés, quelque chose me dit que personne ne trouvera son compte dans l'évolution du bateau France.
Réponse de le 21/05/2013 à 17:09 :
Une politique de gauche signifie redistribution à tout va. Nous n'en avons plus les moyens. il serait temps que les Français comprennent et fassent les bons choix économiques, plutôt que de systématiquement depuis 40 ans choisir la voie de la facilité et de la médiocrité. Ah certes, ce n'est pas facile : cela demande du boulot, de mettre à plat le système dont certains profitent un maximum et surtout que certains acceptent de lâcher leur rente de situation pour le collectif. Quand va-t'on décider de gagner tous ensemble ?
a écrit le 21/05/2013 à 13:08 :
excellent article, mais on sait tout cela, alors pourquoi la France ne réagit pas ? Quand la majorité electorale bénéficie de l'Etat Providence (51% des foyers ne paient pas l'impôt) la démocratie est piégée. Il faudra que ce chiffre repasse sous les 50%. La guérison sera lente et très douloureuse.
a écrit le 21/05/2013 à 12:58 :
a fait un choix : on continue d ajuster par petits bouts en repoussant encore a plus tard les reformes difficiles .tous les présidents ont fait ca, certains pouvaient devaluer, relancer , dépenser, aujourd hui on ne peut plus le faire c est pourquoi hollande comme son predecesseur implore la "croissance", seul pis aller afin de tenir le coup et rafistoler ce modle social que personne ne nous envit mais qui maintient les rentes electorales
a écrit le 21/05/2013 à 12:45 :
Malheureusement rien tout cela ne sera entrepris avec l'équipe actuelle. Son chef applique ses cours de l'ENA du siècle dernier. La France va continuer de décliner jusqu'au jour où tout explosera.
a écrit le 21/05/2013 à 12:10 :
IL FAUT REFORMER LA FONCTION PUBLIQUE ET COLLECTIVITÉS TERRITORIALES INUTILES OU EN DOUBLONS ET SA COHORTE PLÉTHORIQUE D'AGENTS PUBLIQUE AVEC LICENCIENT SEC? PRIVATISATION ENTREPRISES PUBLIQUES CHU, SNCF, RATP, EDF, ÉDUCATION NATIONALE, PÉNITENCIER ETC ETC ET TERRITORIAUX; LA FRANCE SURENDETTE SEUL MOYEN DE LA SAUVER DE LA FAILLITE ET DE SON DÉCLIN AINSI QUE SAUVEGARDER NOTRE SYSTÈME SOCIAL !!!!! PRENONS EXEMPLE DU CANADA ET DE LA SUÈDE !!!
Réponse de le 21/05/2013 à 14:06 :
MILLE FOIS RAISON.....mais impossible
depuis 30 ans les syndicats avec leurs pouvoirs de blocage et la rue ont réussi a imposer leurs methodes ...aucun gouvernement a ose dire la héritée et résister le mal est fait l égoïsme a gagne
a écrit le 21/05/2013 à 11:56 :
Avec l'UMPS le choix est vite fait!, ils ont choisi la faillite et la paupérisation du peuple.
Réponse de le 21/05/2013 à 13:11 :
Le pire serait le choix de la démagogie !
Réponse de le 21/05/2013 à 13:40 :
Du populisme pour être précis, la démogagie nous y sommes déjà depuis un bon moment.
Réponse de le 21/05/2013 à 15:42 :
Lorsque quelqu'un est à court d'arguments pour défendre une idéologie qui vous conduit dans le mur, il qualifie ses adversaires politiques de "populistes".
Mais concrètement et personnellement je préfère le pragmatisme des populistes au dogmatisme des élites autoproclamées incapables de diriger un pays.
a écrit le 21/05/2013 à 11:52 :
le changement, c'est maintenant... Laisonns un peu de temps à notre actuel gouvernement, beaucoup de décisions vont dans le bon sens, mais n'auront d'effets que dans les années à venir. Même si il doit faire plus, un virage a été amorcé.

Mais si effectivement le changement n'est pas drastique, ce n'est pas une faillite que nous vivrons, mais une révolution... Et là, gare à la chasse aux sorcières...


Réponse de le 21/05/2013 à 12:47 :
Le fait des reduires le nombre de sorcières est nécessaire surtout quand les sorcières n ont aucun prédateurs.....c est comme les sangliers au bout d un moment ils font tellement de dégâts a la collectivité qui il faut organiser des battus.
Alors pour les sorcières cela devient urgent....le changement par les urnes n aura pas lieu.....dieu ne vous aidera pas non plus..!!
a écrit le 21/05/2013 à 11:45 :
Bravo pour votre article. Beaucoup pense la même choses mais qui pour porter le projet nos politiciens sont pourri pas leur système a bout de souffle Pas un seul a la hauteur. Il ne vous reste plus qu a vous présenter au présidentielle cher monsieur.
a écrit le 21/05/2013 à 11:44 :
Merci pour ce document de quelques pages qui n'est ni rédigé par un énarque (ça ferait 120 pages) ni par un économiste rémunéré par l'état français.
L'état français médaille d'argent des prélèvements en tous genres a une bonne chance de décrocher la médaille d'or à la prochaine compétition sans que la qualité du service rendu soit au rendez-vous. Environ 50% des français sont rémunérés directement ou indirectement par la sphère publique (fonctionnaires et retraités de la fonction publique, régimes spéciaux, chômeurs, RSA,...). D'accord pour vilipender les riches, les entrepreneurs, augmenter les taxes mais pas de remise en cause des statuts et situations acquises. Il y a des ratés dans le logiciel français.
a écrit le 21/05/2013 à 11:40 :
Plaidoyer pour plus de libéralisme, moins d'administration, de social ,le tout au nom de la croissance, de la compétition mondiale ! Soit il faut des réformes mais pas seulement au niveau de l'Etat et c'est là que cet article montre ses limites même s'il est très bien documenté! Pas un mot sur l'enrichissement et la prédation bancaire qui avec le service de la dette se goinfre des deniers du contribuable (le comble : l'Etat est présenté comme un "mendiant" quémandant de l'argent auprès des financiers et dont il faut se méfier car on ne sait s'il pourra rembourser!) , rien non plus sur les multinationales qui ne paient pas leurs impôts en France , ni sur l'influence des lobbies qui , au nom du profit , détournent l'intérêt général vers les intérêts individuels , la réussite aujourd'hui étant assimilée à l'accumulation de richesses personnelles et non à la contribution au bien être général !
Réponse de le 21/05/2013 à 12:08 :
Je crois que n'avez pas bien lu cet article ou peut n'avez voulu n'y voir que des choses négatives à votre foi en un état omniprésent.
Relisez le attentivement tout y est notamment pour les banques/ pourquoi sommes nous entre leurs mains incapable de réagir en subissant leur lois: car nous sommes endettés presqu'en faillite.. Et quand on en est là vous ne décidez pas .vous êtes soumis au diktat des financiers internationaux. bien cordialement
Réponse de le 21/05/2013 à 12:45 :
@ jeanto2 Je ne suis pas pour un Etat tout puissant mais pour un Etat garant de l'intérêt général ce qui n'est pas la même chose, vous en conviendrez ! (un Etat totalitaire se fiche de ses citoyens voire la Chine, la Corée du Nord ..pour ne citer que les pires!) C'est bien parce que les politiques depuis Pompidou ont délégué la création de la monnaie au privé que l'Etat s'endette à donf ! L'Etat doit reprendre la création monétaire aux banques privées et en attendant obliger les multinationales à payer leurs impôts en France ce qui permettrait de maintenir davantage d'emplois donc d'entreprises et de garder les prestations sociales, les retraites ..qui sont sur la sellette aujourd'hui ! Non au féodalisme financier qui réduit l'Etat à un confetti !!
Réponse de le 21/05/2013 à 15:05 :
Pff comme si l'abrogation de la loi de 73 était la solution à tous les maux...
"L'Etat doit reprendre la création monétaire aux banques privées" N'importe quoi, la création monétaire hors BCE se fait via la distribution de crédit aux particuliers & entreprises, vous suggérez donc que l'état se remette de façon monoplistique à octroyer des prêts aux agents économiques avec le discernement qu'on lui connait? "Le féodalisme financier qui réduit l'état à un confetti!!" Vous émargez au NPA je ne vois que ça, cependant c'est votre droit.
a écrit le 21/05/2013 à 11:29 :
ce n'est pas en achetant des drones américains qu'on arrangera les choses..
a écrit le 21/05/2013 à 11:27 :
je pense que le choix est déjà fait... ce sera la faillite. En tout cas, c'est la trajectoire (pour reprendre un terme à la mode) qu'a choisie notre gouvernement
a écrit le 21/05/2013 à 11:24 :
Le problème de la France est qu'elle réussit moyennement sans jamais à avoir à se remettre en cause. Un peu comme un élève potentiellement brillant qui sans travailler arrive à avoir la moyenne. Pas très motivant... Sauf que le niveau des examens va se durcir et que si le pays ne se met pas à bosser sérieusement il sera fichu.
a écrit le 21/05/2013 à 11:24 :
Le problème de la France est qu'elle réussit moyennement sans jamais à avoir à se remettre en cause. Un peu comme un élève potentiellement brillant qui sans travailler arrive à avoir la moyenne. Pas très motivant... Sauf que le niveau des examens va se durcir et que si le pays ne se met pas à bosser sérieusement il sera fichu.
Réponse de le 21/05/2013 à 12:02 :
Jeff: l'article, (mais c'est indéniable!) dit le contraire: dans les domaines (santé, service public, éducation, retraites) l'élève doit fournir des efforts bien plus important que par exemple nos voisins : +62 % de coûts pour l'éducation avec des résultats clairement inférieurs, bcp plus de fonctionnaires pour un service public scandaleusement déplorable, arrogant et d'une lenteur honteuse. Mais des efforts -largement - insuffisants, car financés par des déficits multiples (santé, retraite et budget de l'état) : mais relisez l'article svp! Ce n'est pas la quantité (horaire) du travail délivré qui est criticable en France, c'est son manque d'efficacité et d'efficience.
a écrit le 21/05/2013 à 11:16 :
M. Malfoy, je crois que vous faites erreur quand vous écrivez : "N'est-il pas curieux qu'il n'y ait pas eu une seule nouvelle entreprise intégrant le CAC 40 pendant les 30 dernières années " . Vous oubliez GEMALTO, brillante réussite française dans la carte à puce !!! Peut-être devriez-vous passer un peu plus de temps à Paris...
Réponse de le 21/05/2013 à 11:49 :
tombent sous le poids de la fiscalite comment voulez-vous qu'elles embauchent !
Réponse de le 21/05/2013 à 14:12 :
@ valdo et chori : Gemalto est la fusion de plusieurs entreprises oeuvrant dans la carte à puce telles que Gemplus ou la division cartes de Schlumberger et qui ont été créées voici plus de 30 ans, donc l'article n'est pas faux sur ce point.
a écrit le 21/05/2013 à 11:14 :
"Pas eu une seule nouvelle entreprise intégrant le CAC 40 pendant les 30 dernières années..?
Et Gemalto en décembre dernier ?
Et sûrement un certain nombre d'autres au cours de ces 30 "piteuses" ?
Soyez un tout petit peu plus objectif !
a écrit le 21/05/2013 à 10:44 :
Mouais... Il faudrait d'abord commencer par gérer les services publics. J'entends par là se demander pourquoi avec plus d'argent la France fait moins bien... Cela permettra de baisser impôts et taxes et donnera un peu d'air au consommateur et aux entreprises.
a écrit le 21/05/2013 à 10:38 :
Cette description de la France est tout à fait juste. En fait, ce n'est qu'une mise à jour du "Mal Français" d'Alain Peyrefite, publié en ....1975.
Depuis, pas grand chose n'a changé sinon en pire, surtout au niveau de l'éducation, de plus en plus nulle.
a écrit le 21/05/2013 à 10:29 :
La problématique de genre de comparitif d'une performance socio-économique, c'est qu'elle mène à faire une tartine. Dans les classements internationaux, (que ce soit la qualité de l'éducation, santé, qualité de vie en ville, des jeunes, des vieux, satisfaction au travail, recherche; enfin une liste interminable) la France se classe toujours mal ou prend une place médiocre. Certes, elle superforme toujous l'Albanie, la Grèce et le Mozambique. Donc, à force, nous ne savons plus quoi faire, où porter notre attention, nos efforts. Mais , le vrai problème est dans la dynamique dans le temps. La France se classe - toujours- aussi médiocrement, mais dans les classements, elle regresse souvent, elle reste parfois stable, mais jamais il y a une progression dans le classement par rapport à d'autres pays: jamais. Exemple, comme il est dans l'article, la France n'est que vice-championne de la part du secteur public dans le PIB (56 %). Mais dans ce classement, il existe déjà des projections pour l'avenir. La France devrait devenir dans 1 ou 2 ans la vraie championne et déclassera le Danemark, qui prend actuellement des mesures pour limiter la progression de son secteur public.
Réponse de le 21/05/2013 à 11:20 :
Pour une fois je vous rejoint. Il faut des réformes de bon sens. Un système administratif et fiscal simple et STABLE serait un excellent coup de pouce pour notre pays.
a écrit le 21/05/2013 à 10:27 :
Excellent passage en revue des problématiques qui sclérosent la France de longue date.
Juste un bémol sur le benchmarking avec les pays scandinaves, leur réussite est aussi le fait d'un consensus social particulier que nous ne saurions répliquer en France pour tout un ensemble de raisons qu'il serait trop long dénnoncer ici. De la même façon la "réussite" scolaire des coréens du Sud se paye au prix fort, le modèle social qui préside à ce succès est malsain. Bref une prise de recul pertinente sur ces maux français par ailleurs si bien connus que l'on préfère vivre avec plutôt que de les traiter sérieusement.
Réponse de le 21/05/2013 à 13:33 :
D'accord, mais il y a d'autres bémols. "Il est également totalement anormal que l?État intervienne pour favoriser certains acteurs économiques" : si je ne m'abuse, l?État américain est bien intervenu aussi pour sauver les banques et l'industrie automobile ! "comme nos grandes écoles, qui sont enviés dans le monde entier" : ben désolé, mais nos incapables de dirigeants politiques qui nous ont foutu dans la merde et nos chefs d'entreprise surpayés et médiocres (du moins le petit cercle d'entre-eux qui tournent à la tête de nos grandes entreprises) sont bel et bien issus de ces grandes écoles ! Si on revendaient (avec les incapables cités ci-avant en prime) à l'étranger, redresserait-on la balance du commerce extérieur de la France :-) ?!
a écrit le 21/05/2013 à 10:23 :
Ok pour les handicaps .... Ou sont les forces a developer maintenant ?
Réponse de le 21/05/2013 à 10:49 :
En français on domine encore la plupart des pays.
Réponse de le 21/05/2013 à 11:38 :
Effectivement, et en réalité les français savent que tous arguments mal orthografiés et conjugués sont invalidés par la force de ce constat. (developper: 2 p j'ai tendance à mettre plutôt 2 l;-) Ainsi , nous nous dominons entre nous! Cela reste en famille et la sauce stagne toujours dans le pot.
a écrit le 21/05/2013 à 10:17 :
Un enième exercise de pensée néo-libérale. D'abord l'auteur se plaint que l'état ait une trop grande part de l'économie, et après il demande que l'état soit plus présent dans le financement des entreprises. En gros, il veut un transfer des ressources de l'état vers les entreprises sans contrepartie pour le contribuable. Il faut aussi simplifier le code fiscal, une demande classique des néo-libéraux. Mais la tranche la plus élevée ne doit pas dépasser les 30% (bien que les économistes de l'OCDE croient qu'un taxation optimale aurait pour plus haute tranche au moins 70%). Sans aucune mention des inégalités sociales, grandement accrues pendant les 20 dernières années, en grande partie dû à la protection fiscale des nantis. Sur l'éducation, l'auteur veut un meilleur "rendement"; ce qui veut dire qu'il faut transformer l'école en fabrique de main d'oeuvre pour les entreprises, mais bien sûr sans compromettre l'élite (grandes écoles). Finalement nous savons bien que la dette a explosé depuis la libéralisation de l'économie : loi de 1973, monnaie forte imposée par Francfort, dérégulation financière (avec la conséquence que l'état doit constamment s'endetter pour le sauvetage des banques). Bref, cet article va a contre-courant de tout ce que nous avons appris depuis le début de la crise.
Réponse de le 21/05/2013 à 10:41 :
Il faut réfléchir un peu sur l'inégalité sociale. Dans une certaine mesure, elle est le réel MOTEUR de la croissance ! Regardez la Chine, avec ses 80 députés milliardaires en dollars et ses taux de croissance à deux chiffres. A l'inverse, dans un pays où presque tout le monde gagne le SMIC, y a-t-il un intérêt à travailler plus et mieux ?
Réponse de le 21/05/2013 à 10:49 :
Dans une économie en voie de développement les entrepreneurs individuels prennent des risques insensés. En cas d'adversité, mauvaise récolte ou autre, c'est la ruine de la famille, souvent définitive. Le développement permet une mutualisation des risques, une coordination des moyens. A l'extrême nous arrivons dans le collectivisme où l'état prend tout, mais le contribuable n'est pas roi, est aliéné pas un régime démocratique menteur et opportuniste, une élite prédatrice. Ce que vous appelez le néolibéralisme est seulement la recherche du juste milieu.
Réponse de le 21/05/2013 à 11:18 :
Yves et collectif, j'ai l'impression que pour vous l'économie est un jeu à somme nulle (et d'autre part la croissance de la Chine est due en grande partie à la construction d'infrastructure, ce qui est déjà fait en France). La Chine a des milliardaires, et ils achètent des produits de luxe Français, donc la France en profite. Quel est l'objectif de l'économie si ce n'est que d'offrir des meilleures conditions de vie aux citoyens. La précarisation du travail est un grand pas en arrière. Il faut aller de l'avant, ne pas faire marche arrière. Il n'y a pas de juste milieu. Imaginez que l'on cherche le juste milieu entre liberté et esclavage. C'est tout simplement inacceptable. Non, "the only way is up".
Réponse de le 21/05/2013 à 12:13 :
un pauvre consomme (mal, et trop de produits chinois) et un riche investit..redistribuer, c'est aller contre l'investissement. Après, c'est une question de dosage..
a écrit le 21/05/2013 à 10:14 :
Beaucoup de "bla bla" ultra nationaliste, rien d'autre !
Réponse de le 21/05/2013 à 10:29 :
Manifestement vous ne savez pas ce qu'est le nationalisme et émargez parmis les invendus due notre système scolaire.
a écrit le 21/05/2013 à 10:02 :
"40% des élèves sortant du primaire ne maitrise pas la lecture, l'écriture ou le calcul". Apparemment vous en faites partie... ("maitriseNT").
Réponse de le 21/05/2013 à 11:03 :
Non, le sujet du verbe maitriser est 40% et non pas élèves, le verbe doit donc être conjugué au singulier
Réponse de le 21/05/2013 à 16:05 :
@Jp : Vous faites aussi partie des 40 % sortis du primaire sans maîtriser l'écriture :-) "Quarante pour cent" sont un pluriel, forcément puisqu'il y en a quarante ! Le verbe qui suit l'expression d'un pourcentage peut au choix de l'auteur être accordé, soit avec l'expression du pourcentage (en l'espèce "40"), soit avec le complément qu'elle introduit (en l'espèce "les élèves"). Dans notre exemple, le verbe doit nécessairement être conjugué au pluriel puisque l'un et l'autre sont au pluriel.

Source Académie française : http://www.academie-francaise.fr/la-langue-francaise/questions-de-langue#68_strong-em-pourcentages-accord-em-strong) "dans les tours avec pour cent ou pour mille, on accorde le verbe (ou l?adjectif) concerné soit avec l?expression du pourcentage, soit avec le complément qu?elle introduit.

On écrit donc, au choix : Seules 14% des productions écrites en 2006 à la Commission européenne ont été initialement rédigées en français (accord avec le complément du pourcentage productions?) ou Seuls 14% des productions écrites en 2006 à la Commission européenne ont été initialement rédigés en français (accord avec 14%, expression du pourcentage).

Si le pourcentage ne possède pas de complément, l?accord se fait avec l?expression du pourcentage, au singulier si celui-ci est inférieur à 2, sinon au pluriel : 1,9% a voté contre la motion ; 97,1% ont voté pour la motion ; 1% s?est abstenu".




Réponse de le 21/05/2013 à 19:39 :
Et bien, devant un tel puits de science, j'admets bien volontiers mon erreur et je vous remercie de m'avoir appris quelque chose. J'ai, en effet, toujours pensé que 40% était un ensemble (=l'ordre de grandeur est de 40%) et non pas un nombre (=ils étaient 40).
Quand l'Académie française vient à la rescousse d'une analyse orthographique, les particuliers se taisent, surtout ceux qui, comme moi, sont sortis du primaire sans maîtriser l'écriture.
a écrit le 21/05/2013 à 10:00 :
Notre futur ce sont les chances pour la France toujours plus nombreux. Pas de soucis. L'avenir est bien assuré.
a écrit le 21/05/2013 à 9:59 :
C?est vite vu, c?est l?Europe du Sud : récession, déficit, chômage, sous-compétitivité? la croissance à l?envers ! Le but serait la diminution du PIB où la croissance par la dette qui réduit le niveau de vie. Ubuesque.
a écrit le 21/05/2013 à 9:51 :
Certaines remarques sont certes justes mais pour ramener de l'argent dans les caisses il faut aussi taxer tout ce qui a été mis à l'abri dans les paradis fiscaux avant de taxer les pauvres sur leur consommation et mettre encore plus la tête des sans travail sous l'eau .... mais c'est un problème qui dépasse largement notre hexagone .
Réponse de le 21/05/2013 à 10:14 :
Il n'y a pas a taxer plus qui que ce soit. C'est la presse et la télé qui nous bourre le crâne! Les leviers sont dans le 1 000 feuilles, nb d'élus, cumul divers et niches
C des efforts structurels saint. Qd je parle d'effort je ne parle pas de déremboursement de médocs!
Réponse de le 21/05/2013 à 13:22 :
D'accord pour dégraisser le mammouth mais les fraudeurs aux impôts sont passibles de 7 ans de prison , je vous signale ... sans parler des multinationales qui échappent aux impôts (pour le moment) en toute légalité grâce à des montages ...
a écrit le 21/05/2013 à 9:40 :
Encore un article écrit par l'"élite" auto-proclamée, qui prétend, encore et toujours, que le monde entier nous envie nos grandes écoles. L'auteur ne s'est, sans aucun doute, jamais frotté à la véritable concurrence à l'étranger - où nos "grandes écoles" sont simplement inconnues et incompréhensibles. Bref, réformez-vous, les nuls de la fac ou des petites-écoles, mais "nimby" (not in my backyard).
Réponse de le 21/05/2013 à 10:04 :
Avant d'écrire des fadaises, il serait intéressant de lire le CV de l'auteur : il est vrai que pour certaines personnes (non passées par les grandes écoles) Montréal, Londres et New York sont des trous de province où ne sévit pas la concurrence internationale ;-o
a écrit le 21/05/2013 à 9:38 :
Clairement la candidature d'Arnaud Malfoy à Bercy devrait être examinée par le président FH. Ce serait bénéfique pour la France.
a écrit le 21/05/2013 à 9:34 :
En effet, c?est un pays archaïque qui a rejeté le progrès technologique, la modernité et l?augmentation du niveau de vie. Nous avons un Etat surdimentionné par rapport à l?OCDE ce qui conduit au déficit de compétitivité et d?innovation. C?est un pays conduit au suicide et qui ne veut pas d?avenir. Il fonctionne uniquement sur la dette, en récession alors que le chômage explose, il n?a pas de moteur économique. L?Etat étouffe l?activité et la population. Il fonctionne sur un sursis en terme de déficit. Mais notre PIB par tête va plonger. Déjà on apprend que la moitié des moins de 35 ans veulent quitter le pays? c?est un clivage de génération. L?Allemagne incite à des réformes, en terme de retraites ou de liberté du travail. Si on manifeste sur des sujets de société, ne devrait-on pas à fortiori manifester pour le salut de ce pays. 75% ne font pas confiance au gouvernement? c?est un régime de fossoyeurs ! L?histoire des retraites doit nous conduire à rétablir une justice entre les salariés et les fonctionnaires, c?est un système féodal ! On compte 6 millions de chômeurs toutes catégories confondues et on méprise la création de richesses, et en parallèle on refuse d?employer nos diplômés. C?est un système qui n?a pas de sens. C?est un système arbitraire et corporatiste, on parle de clientélisme? Si le gouvernement parle compétitivité, on dit que c?est une facture de 20 à 50 milliards? ça plus le déficit, comment paiera-t-on les fonctionnaires ? On parle création d?entreprises, mais parle-t-on conditions de travail, alors que 500000 emplois ne sont pas pourvus ? Nous sommes dans un pays où l?on fonctionnarise et où l?on maltraite les salariés, c?est un goulag ! C?est la décadence et le déni de réalité ! Nous avons affaire à des colonnes infernales qui font fermer les usines, des vampires qui paupérisent les classes moyennes qui n?ont encore rien vu de l?austérité, on répand la Terreur par la violence et l?on distribue des privilèges ! En musique républicaine la faillite, ça sera moins morbide ! Pour épitaphe : fut une grande nation très fière de sa déroute et de sa ligne maginot !
a écrit le 21/05/2013 à 9:29 :
+ 1 000 000
Oui à tout. Mais ils ne feront rien.
Réponse de le 21/05/2013 à 10:06 :
Les mesures sont certainement très pertinentes, par contre il n'y a rien sur la faisabilité politique et sur la façon de commencer à mettre en oeuvre ce beau programme... C'est bien là que le bât blesse, car comment forcer les français à boire la potion amère ?
a écrit le 21/05/2013 à 9:25 :
Bonjour Mr Malfoy, bonjour à tous,

Monsieur, dans votre article vous faite un constat clair d?une partie (la liste et hélas beaucoup plus longue) des disfonctionnements bien connus du système Français. Cependant votre expérience internationale vous permet indéniablement d?enrichir votre argumentation par des contre-exemples intéressants.
Que la France fonctionne mal, c?est hélas un fait acquis depuis longtemps. La question est pourquoi et que faut-il faire pour que cela change.
Même si vous ne proposez pas clairement de solution, en effet ce n?est pas le but d?un tel article, vous laissez entendre que le rôle des politiques dans l?origine des causes du mal est prépondérant. Les mots qui vont suivre vont surement en choquer plus d?un, mais soyons honnête pour une fois.
Le mal profond de la France n?est pas ses « politiques » au sens de ce qui la compose ou de ce qu?elles sont, mais l?origine du pouvoir de ces politiques. La démocratie est une aubaine mais peut aussi être une source de chao. Soyons clair, je suis un démocrate convaincu, et mon expérience de vie à l?étranger m?a fait comprendre que la démocratie n?est pas un cadeau, mais au contraire une responsabilité dont on doit avoir conscience, dont on doit assumer les devoirs et les responsabilités. L?expérience de plusieurs styles de démocratie m?a fait comprendre que le système démocratique, ou modèle de citoyenneté à la Française est surement l?un des plus décevant, et à l?origine de bien des mots en France.
Pour être franc, le problème de la France n?est pas ses politiques, mais les citoyens qui choisissent ces politiques. La France à fait le choix d?une démocratie éclairée il y a plusieurs siècle de cela. Hélas si ce choix a été fait par des personnes hautement éclairées, ceci était sans compter sur le niveau de citoyenneté du peuple qui confère son pouvoir au système démocratique.
Depuis des décennies j?entends les Français se plaindre de leurs politiciens et de leurs politiques. Mais jamais, jamais, je n?ai entendu un citoyen me dire honnêtement qu?il avait voté pour un politique et qu?il s?était trompé. Car là est le vrai problème, un problème qui a une double origine, la naïveté, et la lâcheté. La naïveté car une grande majorité des Français vont aux urnes comme ils vont à l?église, avec beaucoup de foi et peu de conscience. La lâcheté car une fois le choix fait il n?y en a plus un pour défendre le choix qu?il a fait.
Vous me direz avec raison que les deux font de pair, en effet comment peut-on assumer un choix que l?on a fait à l?aveugle. Et vous avez raison, mais c?est un fait le citoyen Français est dans sa très grande majorité aveugle et lâche.
Il n?est alors pas étonnant que le manque de conviction et donc d?adhésion ne permette à aucunes politiques, qu?elle soit bonne ou mauvaise, de prendre vraiment racine. Ainsi la France ne fait qu?empiler règlements sur règlements, décisions sur décisions, décrets sur décrets, sans jamais vraiment faire le choix d?une direction claire faute d?une adhésion claire est assumée de son peuple.
Votre article a le mérite de dire que la France est plus que jamais à la croisée des chemins, et je partage votre point de vue. Cependant le peuple Français n?est pas prêt à assumer ces changements, à renoncer à ses acquis, à voir clairement l?avenir tel qu?il est. Et c?est là le fond du problème, faute d?une éducation politique éclairée et d?un vrai comportement citoyen, le Français n?est pas un élément moteur du changement.
C?est pourquoi, la France ayant choisi un modèle démocratique éclairé, si le peuple qui la compose n?est pas complètement impliqué cette dernière est bloquée.
Le changement doit donc avant tout passer par l?un des choix suivant :
- Eduquer politiquement les générations avenir, pour qu?elles s?impliquent vraiment comme cela est le cas dans les démocraties Allemande et Scandinaves, mais ceci prendra 20 ans,
- Opter pour un régime démocratique plus dirigiste et mois libre, à la « De Gaulle » pour hier, et à la « Poutine » pour aujourd?hui.
J?ai peur qu?aucune de ces deux solutions ne soit retenue et que l?avenir de la France soit donc tout tracé : devenir le sous-traitant de l?Allemagne ce qu?elle est déjà plus ou moins.
Il est temps pour la France d?entendre la vérité : faute d?avoir eu le courage de prendre les bonnes décisions et de les assumer la France a d?ores et déjà perdu son statut de leader européen. La France n?est plus en mesure d?éclairer l?Europe de ses lumières comme elle l?a fait pendant 20 ans. La France est maintenant en compétition avec l?Espagne et l?Europe de l?est, pour essayer de survivre et de se tenir à flot grâce à la sous-traitance allemande. C?est vraiment un comble de savoir que la France qui critique ouvertement la politique Allemande n?est en réalité qu?un de ses sous-traitant, mais c?est hélas un phénomène bien Français que de cracher dans la soupe.
a écrit le 21/05/2013 à 9:23 :
faites suivre cette excellence analyse à tous nos responsables politiques, syndicaux et patronaux. Monsieur le président c'est le moment de faire preuve d'OFFENSIVE !!!!!
Réponse de le 21/05/2013 à 10:07 :
J'ignorais que nous avions un président. C'est qui déjà ?
Réponse de le 21/05/2013 à 11:53 :
l homme invisible
a écrit le 21/05/2013 à 9:19 :
un article qui est très vrai , surtout les poupées russes administratives une plaie , sur le plan fiscal bravo , les niches aides , et la rente que cela induit , là encore bravo , oui il y'a pas eu de nouvelles sociétés au sein du CAC40 depuis 30 ans , certaines en sont sorties et puis sont revenues quand elles allaient mieux , mais vous avez raison , l'économie française est basée sur les rentes , monopoles et oligopoles , ce système n'est pas sain , mais je crains helàs que les français soient bien réticents a la mondialisation , elle est décriée avec force par les démagogues et cela malheureusement fait le jeu des rentiers qui n'espèrent qu'une chose , que le système ne se reforme pas quelque soit le corps politique au pouvoir et a chaque fois il gagne , enfin les français on voulu une intégration européenne de plus , les élites surtout pour masquer l'inertie des français et ces derniers acceptent les reformes que lorsque cela touche le voisin qu'eux meme , c'est un fait , triste bilan mais helàs très vrai
a écrit le 21/05/2013 à 9:18 :
Dans cette description, il manque une cause fondamentale de déclin et de perte de confiance dans l'avenir... mais on doit y être moins sensible à NY City qu'à Vitry-sur-Seine.
a écrit le 21/05/2013 à 9:15 :
Un peu facile quand on ne connait ou ne veut plus connaître son pays... Le "french bastingage" c'est déjà nul, mais c'est pire encore de la part des expats.
Réponse de le 21/05/2013 à 9:35 :
Faire l'autruche et se cacher de la vérité est encore pire.
a écrit le 21/05/2013 à 9:10 :
et oui, beaucoup seraient d'accord avec tout cela, ..si ce n'est que personne ne souhaite changer de système. il suffit de soulever la question de la protection sociale pour entendre à droite comme à gauche la nécessité de réformer le système..pour le sauvegarder..puisque tout le monde nous l'envie..un pas en avant, deux pas en arrière, avec comme principe de ne plus accepter la notion de risque, principe de précaution en avant, et à grand renfort d'assurance, de garantie étatique, de retraites promises (même Hamon avec ses 20 000 euros (sic) d'économie y croit dur comme fer - Hamon si ce n'était pas le cas, vient à la maison tous les mercredis pour ton sandwitch à midi- message perso)), d'enseignement gratuit (les élèves n'acceptent pas de dépenser plus pour les frais universitaires que pour l'abonnement de leur portable), et de soins gratuits..alors, il reste ceux qui pensent que le systême peut encore se réformer, et ceux qui se disent que c'est CUIT (et je crois que j'ai effectivement abdiqué). Pauvre France de nos pères!
a écrit le 21/05/2013 à 8:58 :
Mr les lois actuelles vous permettent de trahir votre pays et d'ecrire des articles depuis New York . Le peuple francais n'est pas dupe
Réponse de le 21/05/2013 à 10:35 :
Vive les soviets ! Vive Lénine ! Le peuple rassemblé vous condamne en coeur, vous qui avez compris que le peuple de gauche vous prendra tout, jusqu'à votre âme et votre honneur !
Réponse de le 21/05/2013 à 11:18 :
Arrêtez de stigmatisé le "peuple" de gauche. L?empilement administratif, un code du travail touffu, une instabilité fiscale permanente....je ne vois pas trop en quoi la droite au pouvoir ces 10 dernières années a changé quoi que ce soit.
C'est la classe politique dans son ensemble qu'il faut changer.
a écrit le 21/05/2013 à 8:50 :
Tout est dit. Mais il ne se passera rien. La philosophie de nos politiques est l'égalitarisme en aucun cas l'efficacité économique. Ils veulent un impôt redistributif jamais proportionnel.
Pour être réélu, il faut diviser les français. De plus, nos politiques viennent de la fonction publique et ne souffrent nullement de la crise. Ils n'ont aucune connaissance dans l?économie de marché. Le déclin parait hélas inévitable.
a écrit le 21/05/2013 à 8:48 :
On est tous d'accord avec Mr Malfoy : qu'il revienne donc en France pour nous aider à changer les choses.
a écrit le 21/05/2013 à 8:43 :
avant de discourir , arrêtons donc de faire des erreurs grossières .Faire l'ISF et taxer le capital comme le travail, s'est s'assurer qu'il n'y aura plus de capital.. Et plus de capital c'est comme dévitaliser une dent. Cela ne dure qu'un temps, et aprés on n'a plus de dent... nous y sommes ....la rréhorique politique ça suffit :4a coute trop cher
a écrit le 21/05/2013 à 8:43 :
Je partage votre opinion mais ca fait 30 ans que tout le monde sait déjà ce que vous dites. Les Français sont contents puisqu?ils continuent de voter pour les mêmes. La destruction créatrice de Schumpeter est une ânerie qui nous a coûté beaucoup de savoirs faire qui ne reviendrons plus.
Réponse de le 21/05/2013 à 9:30 :
et n'oublions pas l'éducation universitaire ou les premières années sont ceux qui capitulent le plus et donc le cout pour le contribuable est énorme par eleve , cela fait 30 ans que cela dure et l'état eponge cela , des eleves déçus de filières , des eleves futurs chômeurs qui sont paumés et une perte sèche pour l'état qui a investit de l'argent massivement pour les maintenir dans l'universités , si les chiffres étaient connus du grand public ils seraient effarés de voir un tel gaspillage , navrant
Réponse de le 21/05/2013 à 10:37 :
Mais l'université n'est pas faite pour les étudiants. Elle est faite pour les enseignants, pour leur assurer des postes et des budgets... Il n'est nul besoin que ça serve à quoi que ce soit.
a écrit le 21/05/2013 à 8:22 :
Toutes ces remarques sont évidentes; petit détail de taille "notre modèle d'intégration" est un échec majeur, il ne faut pas se mentir. Toute cette liste est connue depuis 40 années alors on peu rêver; le déclin de l'Empire Romain a subit exactement le même sort et a tout simplement disparu. C'est la fin définitive d'une époque, d'une civilisation, d'un modèle. Moralité il faut en profiter le plus possible et c'est pour cela que nous sommes devenus si égoiste.
Réponse de le 27/05/2016 à 1:37 :
Je n'ai pas souvenir que les "acquis"(rien n'est acquis on le voit bien aujourd'hui) sociaux n'ai jamais été octroyé spontanément par le grand patronat ou les gouvernements. ils me semblent que notre modèle social est le résultat de luttes. Ce qui est présenté dans l'article comme une honte aux yeux du reste du monde est en réalité ce qui fait la fierté du peuple français. Nous ne nous laissons pas faire. Et par le passé cela nous a amené à couper les têtes de nos gouvernants. je ne crois pas que les français n'aient jamais eu honte de 1789. Nous sommes des irréductibles gaulois. la honte serait de ne rien faire. Pour ce qui est du fond, la loi du libéralisme conduit au renforcement des multinationales (concentration des marchés) au dépend de tous les autres y compris des pme : 3 ou 4 multinationales s'entendent et contrôlent le marché (ex telecom), coulent tous les plus petits, instaurent des barrières à l'entrée (investissement dissuasif pour se placer), avant d'augmenter les prix.Contrairement à la doctrine les faits récents nous montrent que tout ce qui a été "libéralisé" a connu une forte inflation : autoroute, électricité, gaz, tel renseignement....
mais j'imagine que pendant la guerre certains devaient considérer que les résistants troublaient l'ordre public.
a écrit le 21/05/2013 à 8:16 :
la faillitte reenchantee dans la justice, c'est maintenant, et c'est pour tous
a écrit le 21/05/2013 à 8:06 :
Un seul mot : Bravo et même Bravissimo !!!

Mais quel messie prendra de telles mesures salvatrices en France ? Quel nouveau parti politique innovant non issue de l'Ena proposera de telles solutions ?
Tous les partis existants proposent toujours plus d'état et sont tous très à gauche , un vrai désespoir ...
Réponse de le 21/05/2013 à 10:38 :
Ce que vous attendez, en fait, c'est un gouvernement fort, pour ne pas dire autoritaire, qui puisse s'asseoir sur les corporatisme...
Réponse de le 21/05/2013 à 11:32 :
vous ne comprenez pas grand chose à la question à ce que je lis ...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :