Les craintes sur la Grèce font trébucher le secteur bancaire

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Les marchés craignent toujours une faillite de la Grèce. Les valeurs bancaires en sont les premières victimes.

Le spectre d'un défaut de paiement de la Grèce continue à inquiéter les marchés. Les investisseurs s'interrogent toujours sur la capacité d'Athènes à mettre en ?uvre son programme d'austérité.

Un représentant de Moody's a déclaré que le plan d'aide élaboré par le FMI et l'Union européenne en faveur de la Grèce ne signifie pas la fin de la crise budgétaire du pays parce que la clé du problème repose dans la capacité d'Athènes à réduire son déficit budgétaire conformément à ses engagements.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a d'ailleurs prévenu que la Grèce s'exposait au défaut de paiement si elle ne remplissait pas ses engagements de redressement des finances publiques. "S'il y avait des manquements" au programme d'austérité décidé par le gouvernement grec, le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne, "les versements seraient stoppés. Et alors le défaut de paiement menacerait à nouveau Athènes".

Les valeurs bancaires sous pression

Crédit Agricole perd 5,97%. L'établissement est l'une des banques françaises les plus exposées. Crédit Agricole a une exposition au risque souverain de la Grèce de 850 millions d'euros et est actionnaire de la banque grecque Emporiki, un des neuf établissements dont la note a été dégradé par Moody's.

Axa, de son coté, recule de 5,03%. Lors de l'assemblée générale de l'assureur vendredi, Henri de Castries, président-directeur général du groupe, avait pourtant indiqué que l'exposition d'Axa à la dette grecque atteignait 500 millions d'euros. Selon Reuters, qui reprend les propos du patron de l'assureur, ce "montant est mineur, au regard d'un portefeuille obligataire totalisant environ 400 milliards d'euros".

Société Générale se replie de 5,75% et Dexia de 5,30%. BNP Paribas cède 6,12%. Baudoin Prot avait déclaré la semaine dernière que l'exposition de l'établissement aux banques grecques était "négligeable".

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