Les valeurs bancaires décrochent sur de nouvelles inquiétudes pour la zone euro

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Les investisseurs s'inquiètent toujours de l'exposition des banques à la Grèce et plus généralement au problème des dettes souveraines en Europe. Ils s'interrogent également sur les conséquences des enquêtes menées aux Etats-Unis.

Alors que les marchés rechutent ce vendredi, les valeurs bancaires sont en première ligne. Le secteur financier est tiré à la baisse par le regain d'inquiétudes concernant l'exposition des banques à la Grèce et plus généralement aux dettes souveraines.

A la Bourse de Paris, le compartiment est le principal contributeur au fort repli du CAC 40. a la clôtrue, Société Générale plonge ainsi de 8,63% à 35,25 euros, Axa de 7,55% à 13,09 euros, BNP Paribas de 7,41% à 47,97 euros, Crédit Agricole 6,43% à 9,62 euros et Dexia de 5,63% à 3,60 euros. Sur le SBF 120, Natixis chute de 5,37% à 3,7 euros.

Et la tendance est identique partout en Europe. L'indice DJStoxx européen des banques décroche de 6,8%, les banques françaises et espagnoles signant les plus forts replis.

Il faut dire que le président du directoire de la grande banque allemande Deutsche Bank n'a rien fait pour rassurer. Josef Ackermann a fait part de ses doutes sur la capacité de la Grèce à rembourser sa dette. "Pour ce qui est de savoir si la Grèce est à l'heure actuelle réellement en mesure [de fournir l'effort nécessaire], j'ai des doutes", a-t-il déclaré à la chaîne de télévision ZDF.

Le dirigeant estime que si la Grèce venait à s'effondrer, il y aurait une contagion à d'autres pays et cela pourrait se traduire par "une sorte d'effondrement". Grâce au plan de 750 milliards d'euros, l'Italie et l'Espagne seront "suffisamment fortes pour honorer leurs dettes", ce qui limite les risques de contagion. Pour le Portugal, en revanche, la situation est plus "difficile", estime Josef Ackermann.

Enquêtes de la justice américaine

A cela vient s'ajouter de nouvelles interrogations sur les conséquences des enquêtes ouvertes par les autorités américaines contre plusieurs banques, américaines et étrangères dont Crédit agricole, sur les produits structurés.

Ces établissements pourraient avoir trompé les agences de notation et leurs clients sur la qualité de titres de crédits immobiliers. Des enquêtes qui pourraient bien venir renforcer la volonté des législateurs d'imposer une nouvelle régulation financière. Soit un nouvel élement d'inquiétudes pour les opérateurs de marché.

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Commentaires
a écrit le 15/05/2010 à 6:17 :
Désolé mais la dévaluation n'est pas le remède miracle. Pour vendre il faut avoir des produits fiables. Les Allemands dans les années 70-80 ont réévalué sans cesse le DM en continuant à vendre à tour de bras. La France s'est désindustrilisée ces 30 dernières années (textile, mécanique, machine outils etc.). Il faut rester avec l'Allemagne : c'est notre seule chance de survie. Sinon ce sera l'abîme. garanti !
a écrit le 15/05/2010 à 6:17 :
Désolé mais la dévaluation n'est pas le remède miracle. Pour vendre il faut avoir des produits fiables. Les Allemands dans les années 70-80 ont réévalué sans cesse le DM en continuant à vendre à tour de bras. La France s'est désindustrilisée ces 30 dernières années (textile, mécanique, machine outils etc.). Il faut rester avec l'Allemagne : c'est notre seule chance de survie. Sinon ce sera l'abîme. garanti !
a écrit le 15/05/2010 à 6:12 :
Les pays faibles doivent sortir le plus rapidement possible de la zone Euro sinon le système va s'écrouler rapidement !
a écrit le 14/05/2010 à 19:49 :
Les cours des banques font du yo-yo en ce moment.

http://www.comparabanques.fr
a écrit le 14/05/2010 à 15:16 :
Il faut les inscrire en banque de france.
a écrit le 14/05/2010 à 14:37 :
Comme le dit Nicilas DUPONT-AIGNAN, il faut sortir de l'euro unique pour ensuite dévaluer la monnaie nationalme.

C'est la seule solution pour retrouver notre compétitivité devant les pays à taux de change trop bas.

Sortir de l'euro unique, position semblable à celle de l'Angleterre;, la Suede, la Norvêge, ne veut pas dire rupture totale avec l'euro.

Il faut un système européen de taux de changes tels qu'en passant d'un pays européen à une autre, les citoyens des Etats membres retrouvent leur pouvoir d'achat.

Cela empêcherait la concurence déloyale - à cause des taux de change - entre les pays européens.

Cela arrêterait les délocalisation et le chômage .

Quant aux pays comme la Chine, si nous refusons de nous laisser détruire, il faut pratiquer le protectionnisme douanier
a écrit le 14/05/2010 à 10:32 :
Des enquêtes qui pourraient bien venir renforcer la volonté des législateurs d'imposer une nouvelle régulation financière. Soit un nouvel élement d'inquiétudes pour les opérateurs de marché.

ca ne devrait pas être l'inverse ?? On veut réguler éviter l'esbroufe et les marchés s'inquiètent, je dois etre un grand naif ;)

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