Minutes de la Fed, inflation, pétrole et krach du Bitcoin... les Bourses mondiales très secouées hier
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DADO RUVIC
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Les Bourses mondiales ont reculé fortement mercredi avant la publication d'un compte-rendu de la Réserve fédérale américaine (Fed), tandis que le pétrole et le bitcoin n'étaient pas épargnés par le regain de défiance.
La Bourse de New York a ainsi débuté la séance en forte baisse, toujours inquiète de l'inflation et de ses conséquences sur la politique monétaire de la Fed et tandis que le bitcoin subissait un plongeon brutal (alors qu'il évoluait il y a moins de deux semaines autour des 60.000 dollars, il s'effondrait de 20% ce mercredi à 35.097 dollars.
Vers 14H00 GMT, le Dow Jones lâchait 1,27%, le Nasdaq perdait 1,14% et le S&P 500 abandonnait 1,24%.
De leur côté, les Bourses européennes, également inquiètes des risques d'inflation, renforcés par une forte accélération de la hausse des prix à 1,5% en avril sur un an au Royaume-Uni, ont creusé leurs pertes dans le sillage de l'ouverture en forte baisse de Wall Street.
Après avoir perdu pour la plupart plus de 2%, les principales places boursières européennes ont réussi à limiter leurs pertes en fin de journée: Paris a fini en baisse de 1,43%, Francfort de 1,77%, Londres de 1,19% et Milan de 1,58%.
À Wall Street, cependant, après cette séance fortement volatile et hachée, le recul s'est révélé moins prononcé à la clôture après la parution des minutes où commence à poindre le débat d'une future réduction du soutien monétaire de la Banque centrale américaine. Le Dow Jones a cédé 0,48%, le Nasdaq seulement -0,03% tandis que le S&P 500 a perdu 0,29%.
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Selon le compte-rendu du Comité monétaire de la Réserve fédérale du 28 avril, des responsables de la Fed commencent à se demander s'il ne sera pas bientôt temps d'envisager un plan pour réduire les achats de bons du Trésor et autres actifs par la Banque centrale, si l'économie américaine continue de s'améliorer à ce rythme.
Les minutes montrent que les membres du FOMC ne sont pas unanimes sur la nécessité de commencer à modérer ce soutien monétaire qui permet, avec les taux au jour le jour autour de zéro, de fluidifier le crédit et de soutenir l'activité.
"Il n'y a guère de doute que l'inflation va augmenter aux États-Unis à court terme, ne serait-ce que par effet de base", a souligné lors d'une conférence en ligne Didier Saint-Georges, membre du comité d'investissement stratégique de Carmignac.
"Il est possible que la poussée d'inflation aux États-Unis se prolonge au-delà des tout prochains mois. Et par conséquent, la hausse des taux d'intérêt, qui marque une pause depuis deux mois, pourrait reprendre selon nous", a-t-il complété.
Les valeurs minières ont pâti des craintes d'un possible impact de l'inflation sur la croissance. À Londres, Antofagasta a perdu 3,44% à 1.558,50 pence, Anglo American a reculé de 4,71% à 3.154 pence, BHP de 4,57% à 2.138 pence et Rio Tinto de 3,38% à 6.039 pence. À Paris, ArcelorMittal a fermé la marche du CAC 40 (-4,99% à 25,41 euros).
Le groupe de BTP britannique John Laing s'est envolé (+11,25% à 401,60 pence). La société d'investissement américaine KKR a trouvé un accord pour racheter le groupe britannique spécialisé dans les projets d'infrastructures, moyennant 2 milliards de livres.
Le titre Bayer a baissé de 1,15% à 55,67 euros: un juge américain doit examiner mercredi l'accord conclu sur les requêtes futures entre Bayer et les plaignants sur le dossier du glyphosate en février.
Le bitcoin tempérait un peu ses pertes après avoir perdu jusqu'à 30% mercredi, suivant un rappel à l'ordre en Chine contre les cryptomonnaies qui s'est ajouté à des propos d'Elon Musk interprétés négativement la semaine passée.
Vers 20H20 GMT (22H20 à Paris), la plus célèbre des cryptomonnaies perdait 8,5% à 39.587 dollars. Elle était tombée plus tôt dans la journée à 30.016 dollars, un prix plus vu depuis fin janvier.
Le dollar a repris un peu de vigueur face à l'euro après les minutes de la Fed. A 19H39 GMT, il gagnait 0,39% face à la devise européenne à 1,2174 dollar pour un euro.
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Après avoir perdu environ 5% aux États-Unis, dans le sillage de la publication de stocks américains en hausse et tandis que le Covid-19 menace la reprise de la demande asiatique, les prix du pétrole ont limité leurs pertes.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé en baisse de 2,98% à 66,66 dollars à Londres.
À New York, le baril américain de WTI pour le mois de juin a perdu 3,25% à 63,36 dollars.
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