Thriller financier

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(Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...

L'avenir du Venezuela se joue à Caracas, à Washington et à Pékin.

Mais l'avenir du Venezuela se joue aussi à Wall Street.

Derrière l'espoir de changement de régime, on assiste déjà à un formidable thriller sur la dette.

LA DETTE
Près de 200 milliards $.
Une dette qui est encore remboursée partiellement.
Mais le Venezuela est de fait en situation de cessation de paiements.
La dette est détenue par des pays comme la Chine et la Russie et par des fonds américains.
Tous les grands noms de Wall Street:
Fidelity, Pimco, BlackRock, AllianceBernstein, T. Rowe Price et Goldman Sachs Asset Management.

LA NÉGOCIATION
Se met en place.
Déjà directement avec Juan Guaido.
Pour les créanciers financiers, Maduro a déjà quitté le pays.
Chaque camp commence à avancer ses pions.
À nommer ses partenaires, ses représentants.
Les plus grands cabinets d'avocats spécialisés et les banques d'affaires se positionnent.
Des négociations qui seront longues et tendues.

L'ENJEU
Pour le Venezuela : obtenir un abandon d'une partie de la dette, étaler le reste et revenir sur le marché.
Pour les créanciers : tourner la page Maduro et obtenir des assurances de remboursement.
Une partie de la dette vénézuélienne ne vaut plus que 20% de sa valeur faciale.
Et le trading de la dette s'est totalement interrompu depuis que les États-Unis en ont interdit la négociation le 4 février.
Je vais suivre cela.
Je vous raconterai.
C'est passionnant.

LE MÉTIER QU'IL FAUT FAIRE
Chaque année les chiffres tombent.
Et chaque année ils sont spectaculaires.
Les rémunérations des gérants de hedge funds, de fonds spéculatifs.
En espèces sonnantes et trébuchantes.
James Simmons (Renaissance): 1.6 milliard $;
Ray Dalio (Bridgewater): 1.26 milliard $;
Ken Griffin (Citadel): 870 millions $;
Le 10ème gagne tout de même 340 millions...
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Commentaires
a écrit le 19/02/2019 à 13:45 :
Bon, d'accord, ces gars là gagnent beaucoup d'argent et ces gains sont sans doute mérités puisqu'ils ont toujours des clients. Mais font-ils réellement du bien à l'humanité ?
On a beau dire, les plus beaux métiers sont quand même dans la politique ou les ONG. Ah, faire du bien avec l'argent des autres ! Qui peut rêver mieux ?
a écrit le 19/02/2019 à 13:02 :
Effectivement ça sera un cas d'école sur un état surendetté. Toujours intéressant, vu le nombre d'états dans se cas au niveau mondial. a suivre donc... Se qui me laisse perplexe c'est le Japon toujours a flot malgré ses dettes cataclysmiques.
a écrit le 19/02/2019 à 10:38 :
OU pourquoi l'économie mondiale est devenu tellement ennuyeuse via sa financiarisation, les dès étant pipé ce n'est pas le mérite, le travail, l'abnégation, la volonté, l'énergie, le dynamisme, la force qui suscitent la réussite mais seulement et bassement le réseau.

"Passionnant" ? Mais où ça ?

Mais bon au moins ça permet à TRump de donner à bouffer à ses banquiers.

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