LA TRIBUNE - Le salon Electric Road qui devait se tenir début 2020 a finalement été décalé de près de 18 mois à cause de la pandémie. Qu'est-ce que cela a changé pour la mobilité électrique ?
JEAN-PATRICK TEYSSAIRE - Je crois que le Covid a accéléré le mouvement de la société vers des notions plus environnementales avec des volte-face sur beaucoup de sujets dont l'écologie, la mondialisation, la souveraineté ou encore les chaînes d'approvisionnement. Dans ce contexte, l'objectif d'Electric Road est d'être un véritable lieu de débats et pas de dire que tout est formidable dans le véhicule électrique ! Nous voulons plutôt rappeler, d'une part, que la transition vers la mobilité électrique ne peut pas reposer uniquement sur les constructeurs automobiles et, d'autre part, que le véhicule électrique reste la moins mauvaise solution face au diktat climatique et à l'ultimatum politique posé par l'Union européenne. Regardons la réalité en face : alors que les transports représentent 31 % des émissions de gaz à effet de serre, il n'y a pas d'alternative à la mobilité électrique ! C'est pour cela que nous voulons donner des outils de réflexion et de décision pour aborder ces multiples défis.