Londres : comment la crise a vidé la City
Emmanuel Langlois
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Jérémie Darrieux lors de sa cérémonie d'obtention de la nationalité britannique en janvier 2020.
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Jérémie Darrieux lors de sa cérémonie d'obtention de la nationalité britannique en janvier 2020.
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Des couloirs sans âme qui vive, des open-spaces déserts, des bars, des pubs et des restaurants fermés par manque de main d'œuvre et de clients. La City, le grand quartier des affaires de Londres où travaille Jérémie Darrieux, a perdu de son énergie. "Ici, le télétravail est beaucoup plus développé qu'en France", témoigne-t-il. "Depuis le Covid-19, il y a moins de monde qui se rend physiquement sur place. Pour le déjeuner par exemple, beaucoup de commerces de bouche ont fermé depuis deux ou trois ans et ça a changé l'ambiance dans la City."
Dans le sillage de la "grande démission" aux États-Unis, à Londres on parle de "grand reset" (remise à zéro, ndlr), un sujet qui n'existait pas il y a encore quelques années, assure Jérémie Darrieux :
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Né à Dax, dans les Landes, Jérémie Darrieux est arrivé à Londres en 2011, juste avant les Jeux olympiques de 2012, avec la volonté au départ de parfaire son anglais. D'occasions en opportunités, il est finalement resté sur les rives de la Tamise, jusqu'à obtenir la nationalité britannique il y a deux ans ! Après plusieurs postes, le jeune homme, âgé de trente-cinq ans, est désormais employé au département marketing du géant américain Amazon. "Il commence à y avoir une pénurie de main d'œuvre dans le secteur tertiaire, tut ce qui est marketing et même dans la finance. Alors qu'il y a une dizaine d'années, Londres était une ville prospère", témoigne-t-il.
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