La polémique avait fait long feu il y a tout juste un an. Le millésime 2022 du Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE), une enveloppe de 5,4 milliards d'euros pour 135 projets d'infrastructures européens, ne prévoyait pas un centime pour participer au projet de LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Aussitôt, les opposants avaient assuré que cela démontrait la volonté de Bruxelles de ne pas financer ce chantier d'au moins 14 milliards d'euros, dont 20 % attendus de l'Europe. À l'inverse, les partisans expliquaient que le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) n'avait rien reçu car il n'avait rien demandé et que cela ne présageait en rien de la suite.