LA TRIBUNE - Comment se porte Inetum sur le marché des entreprises de services numériques où la tendance est au ralentissement de la croissance ?
NORMANN HADARA, DG FRANCE d'INETUM - Avec l'inflation et la hausse des coûts salariaux, le marché est en effet plutôt dans une phase de moindre investissement. Mais nous avons terminé l'année 2023 en progression globale et, pour ce qui concerne la France, en croissance organique de +6 % et même de +18 % sur le segment des solutions des grandes plateformes telles que Microsoft Dynamics, Salesforce ou ServiceNow. Notre spécificité chez Inetum c'est notre ancrage dans les territoires puisque 60 % de notre chiffre d'affaires français se fait en dehors de l'Île-de-France via un réseau de 50 agences dans tout le pays !
Est-ce pour cela que vous êtes venu en personne visiter les nouveaux locaux de votre antenne bordelaise, à Pessac ?
Oui, nous avons déjà 220 collaborateurs à Bordeaux, une centaine à Pau et une cinquantaine à Limoges. Bordeaux reste une agence de taille moyenne, en comparaison de Nantes et Toulouse où nous avons entre 800 et 1.000 collaborateurs, mais nous avons la conviction que c'est un territoire stratégique où nous avons une opportunité spécifique de croissance organique. Nos effectifs à Bordeaux grandissent de 15 % par an, soit le double de la moyenne nationale. Nous travaillons déjà avec des grands comptes tels que Sanofi, Orange et La Banque Postale mais nous voulons nous développer davantage avec la clientèle des entreprises de taille intermédiaire (ETI), parce que c'est une autre de nos spécificités par rapport à nos concurrents.