En 2023, le ministère de l'Agriculture commandait une étude au Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux pour valider la pertinence d'une 5ème école vétérinaire publique en France. Ses conclusions défavorables au projet ont été rendues, le 4 décembre, concluant qu'en termes de démographie vétérinaire « le besoin sera largement couvert à l'horizon 2030 ».
Mais Alain Rousset, le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, refuse de jeter l'éponge et assure rester combatif ce 21 janvier. « Je ne peux pas accepter ce rapport, il est nul et non avenu. On ne peut pas accepter ses conclusions et analyses », balaye-t-il, écartant « les arguments limités et scandaleux ». L'élu socialiste, qui porte le projet depuis quatre ans, pointe un problème de souveraineté parce que « 60 % des vétérinaires sont formés à l'étranger ».
Actuellement, 840 étudiants vétérinaires par an sont diplômés en France quand le besoin se situe entre 1.200 et 1.400, selon l'étude. Avec le déblocage du numerus clausus, le nombre d'étudiants a grimpé de 75 % depuis 2017, les quatre écoles publiques formant 80 étudiants de plus par an. La cinquième école, privée celle-ci et ouverte en 2022 à Rouen, en forme 120 chaque année. En conséquence, le rapport entrevoit un rééquilibrage de la démographie vétérinaire à l'horizon 2030 notant « sur ces cinq dernières années, une augmentation importante des étudiants formés dans l'Union européenne qui représentent, à l'horizon 2030, un afflux d'environ 900 nouveaux vétérinaires par an soit au total 1.700-1.800 nouveaux vétérinaires qui arriveront chaque année. »