La pression monte pour interdire les vols de nuit à Bordeaux

Pierre Cheminade
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Bordeaux reste, avec Lille, l'un des derniers grands aéroports régionaux à ne pas encadrer les vols de nuit.
SA ADBM / Appa

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Bordeaux reste, avec Lille, l'un des derniers grands aéroports régionaux à ne pas encadrer les vols de nuit.
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La mobilisation pour l'interdiction des vols de nuit continue à prendre de l'ampleur dans les rares aéroports régionaux encore dépourvus de règles en la matière. Le bras de fer entre riverains et compagnies aériennes se poursuit à l'aéroport de Toulouse-Blagnac tandis que les 188 élus de la métropole lilloise ont voté à l'unanimité le 28 février dernier une demande de couvre-feu entre 23 heures et 6 heures pour préserver la santé des riverains.
La décision revient néanmoins à l'État qui mène, dans chaque territoire, des « études d'impact selon l'approche équilibrée » visant à trouver des compromis entre les intérêts économiques et environnementaux. À Bordeaux, le préfet a ainsi choisi, fin janvier, d'écarter le scénario du couvre-feu au profit d'une réduction théorique de 75 % des mouvements d'avions entre minuit et 6 heures, alors même que les 70 % des vols nocturnes interviennent entre 22 heures et minuit.
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Une solution qui n'est logiquement pas du goût des riverains. « On s'attendait à discuter des horaires d'un couvre-feu mais le préfet a sorti du chapeau un scénario inapplicable puisqu'il repose sur le seul bon vouloir des compagnies », déplore Florence Bougault, la présidente de la Fédération des syndicats et comités de quartiers de Pessac. D'autant que le renouvellement des flottes par des avions moins bruyants reste tributaire des capacités aléatoires des constructeurs Airbus et Boeing à répondre à la forte demande.
Pierre Cheminade