La filière solaire défie l'État et le nucléaire

Maxime Giraudeau
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Au bord de l'estuaire de la Gironde, nucléaire et solaire cohabitent. Ce qui est plus conflictuel sur le réseau français.
Tenergie

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Au bord de l'estuaire de la Gironde, nucléaire et solaire cohabitent. Ce qui est plus conflictuel sur le réseau français.
Tenergie
Le ministre n'est finalement pas descendu dans l'arène. Annoncé depuis des mois sur le programme du colloque national photovoltaïque, Marc Ferracci a seulement adressé un message en vidéo aux centaines de figures du milieu photovoltaïque réunies ce 20 mai à Bordeaux. Avec deux promesses : une sortie des énergies fossiles importées et une Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) avant la fin de l'été. Pas de quoi rassurer spécifiquement une filière en mal d'amour.
Objectifs revus à la baisse dans la prochaine PPE, baisse du tarif de rachat pour les installations en toiture, fin de l'obligation de solarisation pour les grands parkings : le temps se couvre pour le photovoltaïque en France, dans un domaine où beaucoup d'entreprises ont l'impression de revivre un moratoire. Dans cette morosité ambiante, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a choisi Bordeaux pour tenir son colloque national annuel dédié au secteur. Dans une ville devenue apôtre du solaire en toiture et dans une région qui domine la production, la filière veut ainsi retrouver un peu d'enthousiasme.
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« Une ville où le solaire n'est pas considéré comme une énergie d'appoint », accueille le maire écologiste Pierre Hurmic, qui a lancé il y a un an l'appel de Bordeaux pour le solaire. La déclaration est loin de faire consensus désormais dans les politiques nationales, où cette énergie se voit soudainement reléguée. La France pourrait s'engager sur un objectif compris entre 60 et 90 GW à horizon 2035, contre 75 à 100 visés précédemment.
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