Ford condamné pour ne pas avoir respecté le seuil des 1.000 emplois à Blanquefort

Mikaël Lozano

La CGT de Ford Aquitaine Industries a remporté une victoire devant la cour d'appel de Bordeaux, mais cela ne change rien à l'avenir du site
Agence Appa

Mikaël Lozano

La CGT de Ford Aquitaine Industries a remporté une victoire devant la cour d'appel de Bordeaux, mais cela ne change rien à l'avenir du site
Agence Appa
Face à la fin programmée de l'usine Ford Aquitaine Industries de Blanquefort, la CGT mène depuis plusieurs mois un baroud d'honneur sur le terrain mais aussi en justice via plusieurs actions entreprises. Il y a quelques jours, le tribunal de grande instance de Bordeaux s'est déclaré incompétent pour juger du bienfondé de la fermeture de l'usine. La CGT a aussitôt fait appel de cette décision, la commentant ainsi :
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Quelques jours après, le syndicat a cette fois obtenu une victoire devant la justice. Le groupe américain a effectivement perdu devant la cour d'appel de Bordeaux, cette dernière confirmant que Ford n'a pas respecté son engagement de maintenir 1.000 emplois sur le site. Ford avait effectivement promis de ne pas passer sous cette barre avant le 31 mai 2018, dans le cadre d'un accord avec les collectivités locales qui s'engageaient elles à apporter 12 M€. Mais dans les faits, depuis 2016 le constructeur américain ne tenait plus cette parole. Ford avait été condamné en première instance fin 2017. La cour d'appel a donc confirmé cette décision à la portée toute symbolique : elle ne change aucunement la destinée du site girondin, supprimé par le géant américain dans le cadre de la réorganisation de son périmètre européen. Ford est condamnée à verser 6.000 € (dommages et intérêts, frais de justice). Si la CGT se réjouit de cette décision de justice, il déplore également que les collectivités locales et l'Etat ne l'aient pas suivi dans cette guérilla judiciaire. La production a commencé à cesser, et s'achèvera définitivement le 30 septembre. Sans qu'on sache encore ce qu'il adviendra des terrains, des machines... et surtout, des salariés actuels.
Mikaël Lozano
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