Les écoles de commerce françaises championnes d'Europe

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Dans le classement du Financial Times publié ce lundi, six écoles de commerce françaises ressortent parmi les 10 meilleurs masters de management européens.

Six écoles françaises parmi les 10 meilleurs masters de management européens ! Le classement du Financial times, publié ce lundi 29 septembre, qui fait référence, fait la part belle à l'enseignement du management hexagonal. La London School of economics (4°), Rotterdam School of management (8°) et Mannheim Business School (10°) complètent le palmarès dressé par la bible saumon de la City.

A la première place trône HEC, suivi de l'ESCP-EAP. En cinquième position, pointe l'école de management de Grenoble, suivie de l'Essec et de l'EM Lyon. Enfin, en neuvième position, se glisse l'Edhec de Lille. A ces écoles strictement françaises, on pourrait ajouter la CEMS (3°), une alliance d'écoles de différents pays européens auquel participe activement HEC.

Le classement est fondé sur le niveau de salaire atteint après le diplôme, le taux d'emploi trois mois après le diplôme, l'ouverture aux femmes et à l'international, le nombre de docteurs dans le corps enseignant, le coût de la scolarité et sa durée. Il souligne les efforts accomplis par les établissements hexagonaux pour s'ouvrir au monde et recruter des enseignants de haut niveau.

Cependant, ce classement, auquel ont participé 55 écoles européennes, doit être  modulé au regard de deux facteurs. D'une part, les informations publiées par le Financial Times sont fournies par les associations d'anciens des écoles d'une part et par les écoles elles-mêmes d'autre part. On le sait, les uns et les autres ont tendance à gonfler certains chiffres, dont le niveau des salaires touchés par les diplômés.

Surtout, le classement met en avant le master (bac +5), niveau standard européen pour les cadres d'entreprise, entre la licence (bac + 3) et le doctorat (bac + 7). Or, ce niveau de bac + 5 est traditionnellement celui que visent les écoles françaises. Ce n'est pas le cas des universités allemandes, focalisées sur le doctorat, ni de l'univers anglo-saxon centré sur le MBA, auquel on accède vers 28 ans après une première expérience professionnelle.

 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
mon fils est dlplomé de l'escp eap section entrepreunariat et n'a malgré son cv aucun entretien depuis 1 mois,les entreprises exigeant 2 à 3 ans d'expérience.....Donc qu'l soit sorti de l'ESCP ou de l'école de Trifouilly les oies, a t-il de l'importance actuellement.....?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le problème d'un classement français c'est qu'il sera considéré comme nombriliste et franco-français. Si un journal reconnaît le niveau de nos établissements supérieurs de commerce, c'est qu'il commence à avoir une visibilité internationale.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il semble que la strategie internationale de l ESC toulouse et la selectivité accrue du concours,s avèrent payantes:elle passe da la 24 eme a 17 eme place(plus forte progression)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
c'est bidon ces classements, ca change chaque année en fonction des dessous de tables et du nombre de graduates ,de chaque établissement partenaire, qui bossent dans les bureaux du FT.

Je suis gradué Master HEC et non, master, MBA ou autre masturbation mentale ne remplacent même pas 40% de la valeur de l'expérience.
alors tant mieux si on est pas numéro 1 ou autre, ca prouve que nos valeurs sont différentes que celles d'américains nombrilistes et lobbyistes.
a écrit le 09/10/2009 à 6:12 :
Encore et toujours un classement étranger qui est plus puissant et reconnnu ("qui fait référence" nous dit-on) que ceux de la presse française. pourquoi ? Où sont les journalistes ? A quand un classement original et ambitieux dans La Tribune ?
a écrit le 09/10/2009 à 6:12 :
Ce classement traduit bien le dynamisme des écoles de commerce française. En particulier deux faits marquants: des écoles françaises qui montent, ESC-Grenoble, ESC-Lille, ESC-Bordeaux ou encore, mais avec des moyens moindres, ESC-Clermont, CERAM; et des écoles françaises qui baissent, ESC-Rouen, ESC-Reims. Cela traduit vraiment l'impact des stratégies des écoles de commerce françaises, avec pour certaines une vraie orientation vers la recherche et l'international, et d'autres une incapacité à comprendre et mettre en oeuvre ces stratégies, en raison souvent d'un management inadapté, voire incompétent.
Hello1 Enseignant-chercheur

a écrit le 08/10/2009 à 13:54 :
Attention Grenoble, ESSEC et ESC Lille n'ont pas présenté leur Master grande école contrairement aux autres représentants franÇais, mais un programme spécifique.

Si Grenoble EM (école internationale Grenoble GBS) et ESC Lille (IMIM) avaient présenté le même diplôme que leurs consoeurs franÇaises (Master grande école), leur classement serait beaucoup moins affriolant, que les choses soient claires pour tout le monde.

Remarque hautement importante pour la visibilité et la lecture de ce classement qui compare des choux et des carottes.
a écrit le 08/10/2009 à 13:54 :
Précision : les associations de diplômés sont sollicitées pour fournir le fichier des e-mails d'une promotion donnée (en l'occurrence celle sortie il y a trois ans). Le FT envoie un questionnaire à cette cible dans lequel elle demande effectivement le niveau de salaire.
En aucun cas, ces associations ne fournissent de chiffres au FT.

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