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Les indicateurs de l'emploi des cadres sont au vert. Alors que les embauches sont au plus haut, selon les derniers chiffres de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), la dernière (*) étude du cabinet Deloitte indique que les salaires des cadres français ont augmenté de 2,5% cette année et de 2,2% pour les non-cadres, en légère hausse par rapport à 2017 (valeur médiane). Les hausses les plus importantes concernent les rémunérations des cadres du troisième quartile (+4,7%) et celles des cadres supérieurs du troisième quartile également (+4,5%). La conjoncture française, très favorable en 2017 avec une croissance à 2,3%, a contribué à la hausse des salaires dans le privé.
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Pour expliquer cette hausse des rémunérations, qui comprennent les hausses générales et individuelles, les auteurs de l'étude soulignent que la suppression des cotisations salariales d'assurance-maladie de 0,75 % et la baisse des cotisations salariales d'assurance-chômage de 2,40 % à 0,95 % , qui seront totalement supprimées à partir du premier octobre prochain, ont permis d'améliorer les salaires du privé. Par ailleurs, l'inflation, qui en 2017 a été de 1,03%, a profité au pouvoir d'achat des salariés qui ont reçu une augmentation.
En revanche, en ce qui concerne les rémunérations variables individuelles (bonus), le cabinet note une légère baisse de 6% à 8%. La part du bonus dans la rémunération individuelle peut varier cette année entre 8% et 28% en fonction des niveaux de responsabilité. Enfin, l'étude de Deloitte précise que, après plusieurs années de baisse (2012 à 2017), l'épargne salariale progresse pour la deuxième année consécutive de l'ordre de 5 à 10%, "ce qui représente une hausse moyenne de 200 à 300 euros."
Les inégalités salariales entre les hommes et les femmes dans les entreprises sont toujours aussi visibles malgré la persistance des débats et les moyens de communication déployés pour vanter quelques efforts. Selon le document, l'écart salarial entre les les hommes et les femmes reste de 3,3% (entre 1,9% et 5,3% selon le niveau de responsabilité). Cette différence est légèrement moins marquée dans les entreprises avec un chiffre d'affaires de plus de 1 milliard d'euros (3,1%).
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Deloitte note également de sérieuses différences entre les régions françaises. L'écart entre l'Ile-de-France et les autres régions se maintient entre 5% et 6%. La taille de l'entreprise peut également être un facteur important pour expliquer les écarts de salaires.
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Les résultats de l'enquête indiquent que les entreprises sont de plus en plus favorables aux hausses individuelles de rémunération. Pour 2018, 44% des entreprises interrogées envisagent des augmentations individuelles pour les non-cadres et elles sont 63% à prévoir de telles hausses pour les cadres.
L'amélioration de la conjoncture française et la nécessité de fidéliser les collaborateurs les plus performants ont incité les entreprises à favoriser des augmentations individuelles.
Malgré des prévisions de croissance revues à la baisse pour 2018 et un net ralentissement de l'activité française au cours du premier semestre, les chefs d'entreprise restent confiants pour cette année. Par rapport aux prévisions de l'automne dernier, les rédacteurs de l'étude expliquent que les prévisions d'augmentation sont en légère reprise (entre 1,2% et 2%).
"Ces prévisions sont encourageantes car pour la première fois depuis 2015, les sociétés prévoient une augmentation de 2%" pour les non-cadres, les cadres et les cadres supérieurs. Deloitte souligne que "l'inflation (1,7% selon la dernière projection du gouvernement) plus haute que l'année dernière (1.03%) a probablement incité les entreprises à revoir leurs pratiques."
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(*) L'étude de rémunération 2018 de Deloitte repose sur l'analyse d'un million de bulletins de paie (plus de 400 entreprises) au sein des principaux secteurs d'activité (grande consommation, industrie de la santé, industrie de transformation, assurance, énergie, distribution...).