Finance climat : des solutions innovantes discutées à Séville
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Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, lors de son discours d’ouverture lundi de la conférence de Séville.
Reuters/Claudia Greco
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Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, lors de son discours d’ouverture lundi de la conférence de Séville.
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« Face au chaos climatique, il faut relancer le moteur du développement » : comme à son habitude, le secrétaire général de l'ONU a le sens la métaphore pour dépeindre les situations les plus périlleuses. S'exprimant lundi à Séville, en ouverture de la « 4e conférence internationale sur le financement du développement » (FfD4), Antonio Guterres pense aux principaux concernés : les pays pauvres du Sud, premiers impactés par les conséquences d'un dérèglement climatique, dont ils ne sont pas les initiateurs.
Conçu pour être le lieu de rencontre privilégié des financeurs du développement au sens large (éducation, social, accès aux soins, climat), ce grand raout onusien réunit près de 70 chefs d'État, parmi eux Emmanuel Macron, et 4 000 représentants de la société civile, issus des institutions financières mondiales (agences nationales de développement, FMI, Banque mondiale, etc.), et de la finance privée.
Objectif espéré à la fin de cette semaine : signer un document d'une trentaine pages, appelé « engagement de Séville », qui propose une série de solutions pour les pays du Sud, confrontés aujourd'hui à un déficit de financement au développement colossal. Celui-ci est estimé par l'ONU à 4 000 milliards de dollars par an, dont 1 000 concernent le besoin d'aide climat (adaptation et atténuation).
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Si l'intention est là, la montagne à gravir reste immense. La raison est à trouver dans un contexte géo-économique international morose : sortie des États-Unis de l'accord de Paris pour le climat et réduction drastique de leurs aides humanitaire (- 83 %), contexte budgétaire difficile des pays européens, hausse de l'endettement des pays les plus pauvres, notamment d'Afrique. Sans oublier un monde financier plus frileux face aux incertitudes géopolitiques et une hausse des intérêts qui restent plus élevés qu'avant la guerre en Ukraine.