Combustibles nucléaires : le site d’Orano à La Hague mis à l’arrêt et évacué en raison d’une fuite
Juliette Raynal
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L'usine d'Orano à La Hague.
STEPHANE MAHE
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L'usine d'Orano à La Hague.
STEPHANE MAHE
« Ce jour, vers 04h00 une fuite d'acide nitrique d'environ 40 m3 [ce qui correspond à 40.000 litres, ndlr] a été détectée dans un atelier d'entreposage d'acide recyclé du site Orano La Hague [Manche, ndlr] », a indiqué dans un communiqué de presse, ce lundi 8 juillet, le groupe français spécialiste du traitement et du recyclage des combustibles nucléaires usés. « Ce liquide a été automatiquement récupéré dans un bac de rétention prévu à cet effet. Il n'y a eu aucun rejet dans l'environnement », précise l'entreprise. Interrogé sur une potentielle faible contamination du liquide, un porte-parole du groupe a assuré qu'il n'y avait « pas de risque radiologique », ajoutant que le liquide en question n'était « pas chargé d'uranium » et que « toutes les mesures réalisées autour ont montré zéro marquage radiologique ». « Il n'y a pas de risque environnemental, ni sanitaire », conclut-on.
Toutefois, « par mesure de précaution, un périmètre de sécurité a été établi », précise l'entreprise. « Le personnel non indispensable à la gestion de l'événement a été invité à retourner à son domicile et l'ensemble des installations du site a été mis à l'arrêt », est-il indiqué dans le communiqué. Cette mise à l'arrêt en urgence ne serait pas problématique pour l'appareil industriel. « C'est une mesure classique dans le secteur nucléaire qui permet d'éviter le 'suraccident' », selon Fabrice Mahieu, délégué syndical Force ouvrière, contacté par la rédaction.
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Quelque 600 salariés se trouvent actuellement sur le site selon Orano. Parmi eux, une trentaine de personnes est mobilisée dans le cadre de la cellule de crise, précise Fabrice Mahieu, tandis que d'autres salariés sont chargés de la surveillance des installations nucléaires. Habituellement, le site fonctionne avec environ 4.000 employés. « La personne ayant détecté la fuite fait l'objet d'un suivi médical par mesure de précaution », ajoute-t-il tandis que l'acide nitrique peut provoquer des brûlures de la peau et est corrosif pour les voies respiratoires. « Toutes les conditions de sécurité sont réunies pour autoriser le retour de l'ensemble des salariés dès demain », a fait savoir le groupe en début de soirée.
Juliette Raynal