Electricité : ce butin de 1,6 milliard d’euros empoché par les fournisseurs pendant la crise
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« On n'est plus à 1 milliard près ! ». La phrase, lâchée off-the-record par une personnalité très haut placée du secteur de l'énergie pour minimiser cette énième faille de la régulation, illustre le grand bazar qu'a provoqué l'envolée des cours de l'énergie en France. En effet, après les polémiques sur les surprofits d'acteurs de marché et les ruses de certains fournisseurs pour s'enrichir, un autre système a montré ses limites : celui de la « clause CP1 ». Car derrière ce nom barbare se cache une cagnotte de 1,6 milliard d'euros que se sont partagé les concurrents d'EDF pendant la crise.
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Pour comprendre ce qu'il s'est passé, il faut se plonger dans la manière dont fonctionne le marché de détail. Et décortiquer le mécanisme de l'Arenh, pour « accès régulé à l'électricité nucléaire historique ». Concrètement, celui-ci permet à chaque fournisseur alternatif de demander à EDF de lui céder un certain volume d'électricité à bas prix, calculé en fonction de son portefeuille de clients et plafonné par l'État. L'idée : favoriser la concurrence, en permettant à chacun de jouer à armes égales avec l'électricien historique.