Et si l'eau venait à manquer dans la région-capitale ? L'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a publié, lundi dernier, une étude intitulée Adapter l'Île-de-France aux risques de raréfaction de l'eau. Et à y regarder de plus près, un épisode de sécheresse majeur dans le Grand Paris pourrait « gravement perturber » les activités, engendrant des coûts économiques pouvant atteindre 2,5 milliards d'euros.
Une estimation qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. À deux jours de la Journée mondiale de l'eau, les régies Eau de Paris, Eau Seine & Bièvre et RESO viennent de signer, ce jeudi, « des partenariats majeurs visant à renforcer leur coopération dans les domaines de la recherche-développement et de l'approvisionnement en eau potable ».
« Faire prospérer la gestion publique de l'eau est la meilleure solution pour faire face à la crise climatique que nous traversons et adapter les villes au changement climatique », déclare, à La Tribune, Dan Lert, adjoint écologiste d'Anne Hidalgo, chargé, notamment, de l'eau, et, à ce titre, président d'Eau de Paris.
Sur la R&D, une convention de partenariat public-privé a ainsi été conclue pour une durée de douze ans maximum pour permettre à Eau Seine & Bièvre et RESO « de bénéficier de l'expertise du laboratoire d'Eau de Paris ».