Les prix du gaz seront « beaucoup plus raisonnables » en 2025, affirme le patron de l'AIE
latribune.fr
Outre le gaz, le patron de l'AIE s'attend également à voir des « prix du pétrole raisonnables », en raison de l'affaiblissement de la demande en Chine, qui se tourne vers les véhicules électriques.
« A partir de 2025, les marchés du gaz naturel vont se transformer en marchés d'acheteurs plutôt que de vendeurs, en raison de l'arrivée d'une énorme quantité de nouveaux approvisionnements de gaz liquéfié (GNL) en provenance des États-Unis et du Qatar », a expliqué ce mercredi Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), à Paris.
Une bonne nouvelle pour le portefeuille des ménages. L'Europe devrait connaître à partir de 2025 des prix du gaz « beaucoup plus raisonnables », en raison de l'arrivée de nouveaux approvisionnements de gaz liquéfié en provenance du Qatar et des États-Unis, a indiqué ce mercredi le patron de l'Agence internationale de l'Énergie.
« A partir de 2025, les marchés du gaz naturel vont se transformer en marchés d'acheteurs plutôt que de vendeurs, en raison de l'arrivée d'une énorme quantité de nouveaux approvisionnements de gaz liquéfié (GNL) en provenance des États-Unis et du Qatar », a indiqué Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), à Paris.
« Les prix du gaz naturel deviendront beaucoup plus raisonnables », a-t-il ajouté au siège de l'AIE, au côté de l'ancien président de Banque centrale européenne Mario Draghi, invité à présenter son rapport sur la compétitivité de l'UE.
Le gaz naturel liquéfié désormais très convoité
Depuis la reprise post-covid fin 2021, et encore plus depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, le GNL, ce gaz liquéfié importé par bateau, est très convoité par les pays européens qui ont cherché à compenser les réductions drastiques de livraisons de gaz russe dans les pipelines terrestres.
Cette baisse des prix devrait contribuer à offrir un « espace de respiration » aux Européens pour les prochaines années, après la flambée des cours du gaz et du pétrole, en 2021 et 2022, a expliqué Fatih Birol.
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Les prix du pétrole vont aussi dégonfler
Outre le gaz, le patron de l'AIE s'attend également à voir des « prix du pétrole raisonnables », en raison de l'affaiblissement de la demande en Chine, qui se tourne vers les véhicules électriques, et en dépit des tensions géopolitiques. « Même si certains d'entre vous peuvent constater qu'il se passe beaucoup de choses au Moyen-Orient, les prix du pétrole sont toujours à 70 dollars, dans cette fourchette », a ajouté le dirigeant de l'AIE.
Pour Fatih Birol, il s'agit de « respirer un peu et tirer le meilleur parti de ces 3 ou 4 prochaines années » de baisse relative des prix, « pour préparer le prochain chapitre » avec le développement des énergies électriques renouvelables et du nucléaire pour décarboner l'énergie en Europe. « L'électricité est l'avenir », a-t-il assuré.
L'objectif de tripler les énergies renouvelables à portée de main
L'objectif de la COP28 de tripler les capacités en énergies renouvelables d'ici 2030 dans le monde est à portée de main, à condition notamment de soutenir leur développement en Afrique et en Asie du Sud-Est, a affirmé ce mercredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE), dans un rapport annuel sur le sujet.
« Près de 70 pays, qui représentent collectivement 80% de la capacité mondiale d'énergies renouvelables, sont sur le point d'atteindre ou de dépasser leurs ambitions actuelles en matière d'énergies renouvelables pour 2030 », rapporte l'agence.
Selon elle, la capacité mondiale « atteindra 2,7 fois son niveau de 2022 d'ici 2030 ». Et à lui seul, le solaire photovoltaïque devrait représenter 80% de la croissance des capacités renouvelables mondiales d'ici à 2030, tandis que l'éolien devrait connaître un doublement du taux d'expansion entre 2024 et 2030 par rapport à la période 2017-2023.