Stratégie hydrogène : pour la France, un brusque retour sur terre
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Face aux difficultés, l'exécutif « n'exclut pas les importations d'hydrogène bas carbone ou de ses dérivés » à long terme
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Face aux difficultés, l'exécutif « n'exclut pas les importations d'hydrogène bas carbone ou de ses dérivés » à long terme
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Après les promesses en cascade, le difficile retour aux réalités. Dans sa nouvelle « stratégie nationale » sur l'hydrogène bas carbone publiée ce mercredi matin, le gouvernement français confirme une baisse significative des ambitions du pays en la matière. Et ce, alors que la filière enchaîne les déconvenues : en début de semaine, la presse révélait que le Français McPhy, censé mettre au point la première gigafactory de production d'hydrogène vert de l'Hexagone à coup de dizaines de millions d'euros de subventions publiques, était officiellement à vendre.
En effet, la production d'hydrogène « vert » par électrolyse de l'eau (sans combustibles fossiles) devra finalement atteindre « jusqu'à 4,5 gigawatts (GW) » installés en 2030, contre 6,5 GW visés jusqu'alors, peut-on lire dans le document. Même dégringolade concernant l'objectif 2035, puisque la cible passe de 10 GW minimum à un plafond de 8 GW disponibles à cette échéance. En cause : une demande en berne, et des « calendriers de déploiement finalement moins rapides qu'initialement escomptés », explique-t-on. A date, seuls 0,4 GW de capacités d'électrolyse ont été sécurisées et 0,2 GW sont en cours d'instruction pour des financements.
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Il ne s'agit cependant pas d'une surprise : dans son projet de décret de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) soumis à consultation depuis quelques semaines, le gouvernement actait déjà ce repli. « C'était attendu, dans la mesure où des retards considérables s'accumulent, ne serait-ce que pour la publication de cette stratégie, repoussée à de nombreuses reprises, ou la mise en place de mécanismes de soutien », note Philippe Boucly, le président de France Hydrogène, le principal lobby du secteur. « Pourtant, d'ici à 2035, on pourrait aller plus loin, et faire en sorte que les 8 GW soient un plancher plutôt qu'un plafond ! », poursuit-il, se félicitant néanmoins d'un « élan nouveau ».