Uranium : la Chine remplace la Russie au Kazakhstan
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Le Kazakhstan est le premier producteur mondial d'uranium.
TURAR KAZANGAPOV
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Le Kazakhstan est le premier producteur mondial d'uranium.
TURAR KAZANGAPOV
Le géant russe du nucléaire Rosatom se retire de projets d'extraction d'uranium au Kazakhstan, premier producteur mondial, a annoncé ce mardi 17 décembre l'entreprise étatique Kazatomprom. « Kazatomprom annonce le retrait de son partenaire russe de certaines co-entreprises », confirme ainsi un communiqué de la plus grande entreprise minière d'uranium au monde, qui exploite ce métal sur 26 sites au Kazakhstan. Un pays grand comme cinq fois la France bordant la Russie et la Chine.
Kazatomprom, qui extrait sur d'autres gisements de l'uranium avec des entreprises françaises (avec Orano via la co-entreprise Katco), canadiennes ou encore japonaises, précise conserver une participation identique dans les trois cas.
Le départ du géant russe Rosatom au profit d'entreprises chinoises illustre la puissance économique grandissante de Pékin, désormais incontournable dans les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale. Kazatomprom a par ailleurs annoncé mardi avoir « lancé un programme d'exploration à grande échelle », et obtenu en 2024 quatre licences pour l'exploration de sites dont les réserves sont estimées à plus de 180.000 tonnes d'uranium.
Le Kazakhstan est de loin le premier producteur mondial d'uranium, avec 43% de la production en 2022 (21.227 tonnes), selon les derniers chiffres de l'Association nucléaire mondiale, ainsi que le troisième fournisseur d'uranium naturel à l'Union européenne. Mais le pays souffre d'un déficit de production énergétique. Pour le pallier, les autorités kazakhes vont construire une nouvelle centrale nucléaire près du lac Balkhach (sud). Un projet pour lequel sont sur les rangs la Chine, la Russie, la France et la Corée du Sud.
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Les négociations ont démarré début décembre. Celles-ci sont menées avec Electricité de France (EDF), et sa filiale Framatome et Arabelle Solutions (fournisseur de turbines pour des réacteurs). Il s'agit du premier pas concret, un mois après que le président français Emmanuel Macron a proposé au Kazakhstan une aide dans le domaine du nucléaire civil. Cette nouvelle centrale, dont la construction a été validée lors d'un référendum au Kazakhstan à l'automne, doit être bâtie près du village à moitié abandonné d'Ulken (sud), sur les bords du lac Balkhach, le deuxième plus grand d'Asie centrale.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

(Avec AFP)
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