Les taux des crédits aux ménages continuent de baisser

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Les flux de crédits nouveaux continuent d'augmenter grâce aux prêts aux ménages.

Les prêts à l'habitat ont continué de doper la production de nouveaux crédits en septembre, montrent les statistiques publiées mercredi par la Banque de France. Alors que les prêts consentis aux entreprises « amorcent un repli » (en cumul sur 12 mois, ils sont passés de 235 milliards d'euros en août à 234 milliards en septembre), et que les crédits à la consommation se tassent (de 52,9 à 52,4 milliards), la production de nouveaux prêts à l'habitat, elle, a progressé de près de 4 % d'un mois sur l'autre (de 130 à 135 milliards d'euros, toujours en cumul sur douze mois).

La baisse continue des taux des crédits à l'habitat explique en grande partie le dynamisme de ce type de prêt. En septembre, le taux moyen des prêts à l'habitat à plus d'un an est passé à 3,52 % (après 3,54 % en août), indique la Banque de France.

Une moyenne de 3,26 %

Depuis août, les taux des prêts à l'habitat sont à leur plus bas niveau de l'après-guerre. Et à en croire le tableau de bord mensuel de l'Observatoire crédit logement publié mardi, cette baisse va se poursuivre. Si les chiffres de l'Observatoire et de la Banque de France ne sont pas exactement comparables, en général, les tendances observées sont très voisines. Or pour octobre, l'Observatoire crédit logement remarque que « les taux du secteur concurrentiel se sont établis en moyenne à 3,26 % (3,38 % pour l'accession dans le neuf et 3,22 % pour l'accession dans l'ancien), contre 3,30 % en septembre (3,25 % dans le neuf et 3,28 % dans l'ancien) ».

Dans son dernier bulletin trimestriel, la Banque de France notait que la reprise du crédit immobilier observée depuis le début de l'année ne concernait pas tous les types de prêts : les taux des PEL ayant cessé d'être avantageux, la distribution de prêts réglementés a sensiblement diminué. La distribution de prêts relais, elle, est restée atone. Quant aux prêts à très long terme (à plus de 25 ans), ils poursuivent leur déclin.

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