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Assad se dit à la recherche d'une solution politique dans le sud-ouest syrien

reuters.com  |   |  411  mots
Assad se dit a la recherche d'une solution politique dans le sud-ouest syrien[reuters.com]
(Crédits : Sana Sana)

BEYROUTH (Reuters) - Damas reste déterminée à trouver une solution politique dans le sud-ouest syrien mais la force sera employée si aucun accord n'est trouvé avec les rebelles, a déclaré mercredi le président syrien, Bachar al Assad.

"Nous donnons une chance au processus politique. Si cela ne fonctionne pas, nous n'aurons pas d'autre option que celle d'une libération par la force", a-t-il dit dans une interview accordée à la chaîne de télévision iranienne Al Alam intégralement relayée par l'agence de presse officielle syrienne, Sana.

Le sud-ouest syrien, qui borde la Jordanie et le plateau du Golan sous occupation israélienne, est l'une des dernières zones qui échappe encore au contrôle de Damas depuis que les forces gouvernementales ont reçu le soutien de Téhéran et de Moscou.

Depuis un accord conclu l'année dernière sous l'égide de la Russie, des Etats-Unis et de la Jordanie, les combats ont baissé d'intensité dans le Sud-Ouest, mais Washington a fait part de ses préoccupations devant la perspective d'une opération militaire gouvernementale et a promis des mesures "fermes et appropriées en cas de violation de l'accord".

"Il y a des contacts entre les Russes, les Américains et les Israéliens", a déclaré Bachar al Assad à Al Alam lorsqu'on l'a interrogé sur l'avenir du sud-ouest syrien.

Israël cherche à obtenir de Moscou que ni le mouvement chiite Hezbollah ni d'autres milices chiites contrôlées par Téhéran ne puissent s'installer à proximité de sa frontière.

Dans l'entretien diffusé mercredi, Bachar al Assad a affirmé qu'il n'existait en Syrie aucune base militaire iranienne sans exclure que tel puisse être le cas à l'avenir.

Interrogé sur la présence en Syrie de combattants du Hezbollah, le dirigeant syrien a déclaré qu'ils demeureraient sur le territoire jusqu'à ce que "le Hezbollah, l'Iran ou d'autres jugent que le terrorisme a été éradiqué".

"Le Hezbollah est une composante de cette guerre, la bataille est longue et cette force militaire sera nécessaire un certain temps encore", a-t-il dit.

Bachar al Assad a en outre souligné que si l'Iran et la Russie avaient été invités à contribuer à la résolution de la guerre civile syrienne, les Américains, les Français, les Turcs et les Israéliens étaient considérés comme des puissances d'occupation.

(Lisa Barrington, Nicolas Delame pour le service français, édité par Tangi Salaün)