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Nigeria : Plus de 300 écolières kidnappées dans le nord-ouest du pays

reuters.com  |   |  353  mots

KANO (Reuters) - Des hommes armés non identifiés ont enlevé vendredi 317 écolières dans la ville de Jangebe, au nord-ouest du Nigeria, a annoncé vendredi la police dans un communiqué.

Il s'agit du deuxième enlèvement de ce type en un peu plus d'une semaine.

"Des hommes armés ont fait irruption en tirant sporadiquement et ont emmené les filles" lors d'une attaque nocturne contre l'école secondaire publique pour filles de la ville de Jangebe, a déclaré Soulaiman Tanau Anka, le commissaire à l'information de l'État de Zamfara, à Reuters.

"Selon les informations dont je dispose, ces individus ont fui à bord de plusieurs véhicules, tandis que d'autres ont pris la fuite à pied", a précisé Soulaiman Tanau Anka.

Dans un communiqué, la police a annoncé avoir lancé conjointement avec l'armée une opération de recherche et de sauvetage des 317 écolières kidnappées.

"Nous sommes en colère et attristés par cette nouvelle attaque brutale contre des écoliers au Nigeria", a déclaré Peter Hawkins, le représentant de l'UNICEF au Nigeria.

Une recrudescence du militantisme armé dans le nord-ouest du pays le plus peuplé d'Afrique a entraîné une dégradation de la sécurité dans cette région, où les enlèvements d'écoliers sont devenus endémiques.

Cette situation s'explique en partie par les importantes rançons payées par le gouvernement en échange des enfants, ont déclaré des responsables sous couvert d'anonymat. Le gouvernement nigérian a nié à plusieurs reprises avoir effectué de tels paiements.

La semaine dernière, des hommes armés non identifiés ont attaqué un établissement secondaire dans l'État du Niger, au Nigeria, et ont enlevé 42 personnes, dont 27 étudiants. Les otages n'ont pas encore été libérés.

En décembre, des hommes armés ont pris d'assaut un établissement scolaire du nord du Nigeria et ont enlevé près de 344 garçons. Ces derniers ont été libérés six jours plus tard, mais le gouvernement a nié avoir payé une rançon.

(Hamza Ibrahim, version française Laura Marchioro, édité par Blandine Hénault)