Black Friday, Noël : rouvrir le 27 novembre est une question de vie ou de mort, alertent les commerçants
AFP

Les appels se sont multipliés ces derniers jours pour une réouverture des commerces dits "non-essentiels" dès le 27 novembre.
Reuters
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Les appels se sont multipliés ces derniers jours pour une réouverture des commerces dits "non-essentiels" dès le 27 novembre.
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[Article publié le 17/11/2020 à 8h17, mis à jour le 17/11/2020 à 8h58]
"Ouvrir ou nous faire mourir, nous vous demandons Monsieur le Président de choisir!": l'association de fédérations de commerçants Conseil du Commerce de France (CDCF) a demandé à rouvrir dès le 27 novembre, dans une lettre à Emmanuel Macron dont l'AFP a eu copie ce mardi.
"Ce n'est pas une complainte de plus, ni une démarche à vocation institutionnelle, qui motivent aujourd'hui ce courrier", écrit le président du CDCF William Koeberlé. "C'est, ni plus, ni moins, la mort proche, certaine, de centaines de nos commerçants et de certaines filières, impactés de plein fouet par l'arrêt de leurs activités."
Parmi les adhérents du Conseil du Commerce de France, se trouvent le Conseil national des centres commerciaux (CNCC), la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), des commerces spécialistes des jouets et des produits de l'enfant (FCJPE), des détaillants en chaussures (FDCF), des enseignes de l'habillement (FEH), du e-commerce et vente à distance (FEVAD) ou encore des magasins de bricolage et de l'aménagement de la maison (FMB).
Les appels se sont multipliés ces derniers jours pour une réouverture des commerces dits "non-essentiels" dès le 27 novembre, date du "Black Friday", parfois l'un des moments les plus importants de l'année pour les commerces physiques, "comme un samedi d'avant-Noël", expliquait lundi soir à l'AFP le délégué général de la FCD, Jacques Creyssel.
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Le Premier ministre Jean Castex avait donné la perspective d'une réouverture de certains commerces à compter du 1er décembre "si les données sanitaires le permettent" et sous réserve d'un "protocole renforcé", et Matignon a rappelé lundi soir que "les indicateurs épidémiques restent notre boussole". "Ce n'est pas parce qu'il y a une opération commerciale qu'on va changer notre philosophie."
Le gouvernement tranchera "la semaine prochaine" sur la possibilité d'une réouverture des petits commerces pour le Black Friday, décision qui dépendra de la situation sanitaire, a indiqué ce mardi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.
Le gouvernement prévoit pour l'instant la possibilité d'une réouverture au 1er décembre, si l'épidémie de Covid-19 continue d'évoluer favorablement.
Interrogé sur France 2 sur les demandes pressantes de commerçants, soutenus par des élus, en faveur d'une réouverture dès le 27 novembre, M. Attal a indiqué que "la décision sera prise courant de la semaine prochaine".
Quant aux restaurateurs, le gouvernement leur donnera "des perspectives au début du mois de décembre", mais il n'y a pour l'instant "pas de décision prise sur le calendrier", a indiqué M. Attal.
Il a toutefois souligné que la situation sanitaire "reste grave", avec "toujours plus de patients à l'hôpital aujourd'hui qu'au moment du pic de la première vague", et que si "un début de stabilisation" est observé à l'hôpital, ce n'est pas encore "une décrue".
Le porte-parole a rappelé que les commerçants pouvaient en attendant bénéficier d'une aide jusqu'à 10.000 euros pour compenser la perte de chiffre d'affaires en novembre, qu'ils pourront la demander "tout début décembre" et se la verront versée "dans les jours qui suivent".
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