Budget 2016 : le gouvernement ne piochera pas dans les réserves des universités

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Manuel Valls a reconnu que l'effort de 2015 n'avait pas été simple à réaliser pour les universités.
Manuel Valls a reconnu que l'effort de 2015 "n'avait pas été simple à réaliser" pour les universités. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
Le Premier ministre a annoncé un effort "de 100 millions d'euros supplémentaires" pour le budget de l'enseignement supérieur de 2016, renonçant ainsi à ponctionner les universités.

Le ton se veut conciliant. Même si "beaucoup a été fait" pour moderniser les universités françaises depuis le début du quinquennat, "je connais aussi la tension à laquelle les personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche font face pour mettre en œuvre cette modernisation", a déclaré Manuel Valls, lors d'une visite d'une université à Avignon, lundi 28 septembre.

Le chef du gouvernement s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas de ponction du fonds de roulement des universités, comme cela avait été le cas pour 100 millions d'euros en 2015. C'est cette absence de ponction qui permettra de dégager 100 millions supplémentaires l'an prochain, a précisé une source gouvernementale.

L'Etat va donc consacrer un "effort exceptionnel" de "100 millions d'euros supplémentaires" notamment pour faire face au nombre croissant d'étudiants, a annoncé lundi Manuel Valls.

Cette somme sera inscrite dans le budget 2016 de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. "Cette mesure sera introduite au cours du débat parlementaire sur la loi de finances", a précisé le Premier ministre.

1 à 2% d'étudiants supplémentaires chaque année

En avril 2015, le gouvernement avait suscité des inquiétudes chez les dirigeants d'université en décidant d'une ponction de 100 millions d'euros sur les réserves d'une cinquantaine d'universités et écoles afin d'aider au financement des dotations 2015 pour l'ensemble des établissements de l'enseignement supérieur. Le monde universitaire s'inquiétait d'une éventuelle nouvelle ponction en 2016.

Manuel Valls a reconnu que l'effort de 2015 "n'avait pas été simple à réaliser", citant aussi le "défi" de la hausse du nombre d'étudiants (1 à 2% de plus chaque année depuis 2012, +2,8% et 65.000 personnes cette rentrée).

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 29/09/2015 à 16:59 :
Mais ou vont-ils chercher tout ce pognon? La France est exsangue de dettes, les intérêts nous coutent au bas mot 2500euros par seconde, en fin 2015 on devrait être à 98% du PIB...............et comme des grands seigneurs, ils continuent de promettent et de distribuer à tout va. Vivement que les Français se reprennent lors des élections et virent tout ce petit monde des commandes pour les renvoyer le plus loin et le plus longtemps possible éloigné du pouvoir !!!

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