Climat : « On n'y arrivera pas » assure Macron si on n'accélère pas la réduction des émissions
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« Aujourd'hui, on n'y est pas. Et si on ne change pas les choses, on n'y arrivera pas », explique le chef de l'État dans une vidéo publiée ce samedi sur les réseaux sociaux, deux jours après avoir réuni un conseil de planification écologique à l'Élysée.
Emmanuel Macron, qui peine à convaincre sur le climat et l'environnement, réunit jeudi un conseil de la planification écologique pour fixer sa feuille de route sur cette priorité en mal d'incarnation gouvernementale.
Le chef de l'État avait annoncé mi-janvier que cette réunion gouvernementale, la première du genre, permettrait de préciser « les grandes étapes des prochaines semaines ». Il s'agit de faire un « point d'étape précise secteur par secteur de la trajectoire d'émissions de gaz à effet de serre », explique-t-on à la présidence.
Dans cette même vidéo, le chef de l'État explique que « si on veut atteindre notre cible 2030, on doit passer à 270 millions de tonnes de CO2 émises ».
« Ces 5 dernières années, on a été deux fois plus vite qu'avant », plaide le président, critiqué tout au long de son premier mandat pour son action jugée insuffisante contre la crise climatique. Il cite des émissions passées, depuis de 2017, de 434 à 410 millions de tonnes de CO2 par an.
À l'aide de multiples graphiques, le président rappelle ensuite dans son message les chantiers ouverts par grand secteur, des transports - première source d'émission avec 30% - aux déchets (3%) en passant par l'agriculture (19%), l'industrie (19%), le bâtiment (18%) et l'énergie (10%).
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Concernant les transports, « la chose la plus efficace » selon lui est de continuer d'électrifier le parc des véhicules particuliers. Il juge que sa stratégie est la bonne, avec la prime à la conversion et le bonus écologique. Emmanuel Macron dit avoir demandé au gouvernement d'intensifier désormais les efforts pour « produire des véhicules (électriques) sur notre sol en totalité ».
La Première ministre Élisabeth Borne est par ailleurs chargée d'annoncer en février des mesures sur les infrastructures de transport public.
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Pour l'agriculture, « on doit aller beaucoup plus loin, beaucoup plus fort pour réduire nos émissions », exhorte-t-il, en disant avoir demandé qu'un plan soit finalisé en juin. Celui-ci devra s'articuler avec une future loi en faveur de l'installation des jeunes agriculteurs.
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