Coronavirus : les mesures de soutien sont-elles à la hauteur ?

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(Crédits : Reuters)
La crise du coronavirus oblige les gouvernements de la zone euro et la Banque centrale européenne a annoncé de vastes plans d'urgence économiques pour soutenir a minima l'activité. Pour tenter de mesurer l'efficacité de ces mesures, La Tribune a interrogé plusieurs économistes.

Les effets de la pandémie sur l'économie française et européenne pourraient être dévastateurs. Récemment, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé que la croissance du produit intérieur brut (PIB) allait reculer de 1% en 2020, même si cette estimation est susceptible de changer en fonction de la durée et l'ampleur de la crise.

En Europe, la récession est déjà visible en Italie où la population est complètement confinée depuis maintenant plusieurs jours. Pour faire face au marasme, l'exécutif a annoncé un plan d'urgence à destination des entreprises et salariés. Dans les pays de la zone euro, des annonces ont été faites par plusieurs Etats mais le manque de coopération est souvent pointée par un bon nombre d'observateurs.

Des mesures de soutien jugées globalement favorables

La multiplication des mesures de soutien annoncées par Bruno Le Maire depuis le début de la crise vise avant tout à éviter les faillites et les licenciements. Pour le directeur de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) , Xavier Ragot, interrogé par La Tribune ces annonces sont plutôt positives :

"Globalement, les mesures vont dans le bons sens, et il y a un effort pour soutenir le pouvoir d'achat des salariés et pour trouver des mesures adaptées pour les entreprises. Au-delà du détail des mesures, la politique économique doit être de compenser toutes les chutes de revenus pendant le confinement. La hausse du déficit public doit être du même ordre de grandeur que la chute prévue de la croissance. A ce jour, ce n'est pas encore le cas."

Avec les fortes hausses de chômage partiel pour des milliers de salariés, l'un des principaux risques est de perdre du pouvoir d'achat. Selon l'économiste et enseignant à Sciences-Po Paris, "il faut aller vers une compensation totale des revenus en cas de chômage partiel, à 100%. L'objectif d'une absence de licenciements nets pendant cette crise est le bon, il faut préserver l'économie. Ce soutien des revenus permettra un rebond de la consommation après la crise, qui est le meilleur des plans de relance. Dans cette situation économique, mieux vaut prévenir que guérir".

De son côté, l'économiste Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxobank, estime qu'en France,"le gouvernement a pris l'ampleur de la crise. Les premières mesures étaient relativement faibles". Le projet de fonds de garantie pour les nouveaux prêts bancaires de 300 milliards d'euros proposé par Bruno Le Maire va dans le bon sens pour les économistes interrogés mais pourrait avoir un effet limité. "Les principaux outils concernent les prêts garantis par l'Etat. C'est une démarche intéressante mais cette démarche ne va pas aider un grand nombre de PME. Beaucoup d'entreprises ne recherchent pas forcément de nouveaux prêts et vont être complètement pénalisées. Surtout dans certains secteurs comme le tourisme ou la restauration, les entreprises ont assez peu de trésorerie. Ces garanties ne sont pas adaptées pour des sociétés qui vont avoir un réel problème de trésorerie" ajoute Christopher Dembik. Surtout, la nature du choc est très différente de la crise de 2008 avec à la fois des effets sur la demande et sur l'offre.

"Les garanties de prêt avaient joué un rôle intéressant pendant la dernière crise. Une récession dite classique peut toucher 60 à 70% des entreprises. La crise actuelle touche presque l'intégralité des entreprises. Le circuit économique est stoppé. L'urgence dans les prochaines semaines est d'aller au delà pour les reports de fiscalité, des garanties au niveau des prêts".

Soutien aux ménages

Avec la paralysie de pans entiers de l'économie, la fermeture des établissements scolaire et les mesures de confinement, les ménages devraient connaître une perte de revenus relativement conséquente, même si le gouvernement a pris des dispositions pour limiter la casse. La sortie de crise devrait être déterminante pour assurer un reprise rapide. Aux Etats-Unis, plusieurs économistes et politiques plaident pour le système de la monnaie hélicoptère. Pour Christopher Dembik, "le débat actuel aux Etats-Unis sur la monnaie hélicoptère est éclairant. Donner de l'argent aux ménages peut être une piste intéressante. En période de crise, cela ne donne pas grand chose. Il faut faire plusieurs étapes avec en premier lieu un report de la fiscalité. Au mois de mai, si la situation s'améliore, il faudra faire des mesures sur la demande".

Du côté des entreprises, l'économiste estime qu'il faut aller beaucoup plus loin. "Il faut aller au delà des mesures de trésorerie. Elles signifient que les entreprises font du chiffre d'affaires et ne sont pas au bord de la faillite. Le souci est que de nombreuses PME vont être au bord de la faillite. A plus long terme, il faut donner de la visibilité aux entreprises en passant par l'investissement public si la crise est plus durable qu'on ne l'anticipe".

La séance de rattrapage de la Banque centrale européenne

A l'issue d'une réunion sous tension mercredi soir, la Banque centrale européenne a décidé de sortir l'artillerie lourde après avoir été critiquée par quelques Etats et économistes. L'institut monétaire a annoncé un plan d'"urgence" de 750 milliards d'euros pour tenter de contenir les répercussions sur l'économie de la pandémie de coronavirus.  "Les temps extraordinaires nécessitent une action extraordinaire", a tweeté la présidente de l'Institut de Francfort Christine Lagarde. Elle promet qu'il "n'y a pas de limites à notre engagement envers l'euro", suggérant que d'autres mesures sont encore susceptibles de suivre, et ce quitte à utiliser "le plein potentiel de nos outils".

"Je me félicite de la nouvelle politique de la BCE après une première communication maladroite. Le rachat de obligations publiques pour 750 milliards d'euros, en modifiant éventuellement les conditions de rachat qui limite actuellement les marges de manoeuvres, est la bonne politique : donner les moyens aux budgets nationaux d'absorber le choc" explique Xavier Ragot. De son côté Christopher Dembik note que "la communication de Christine Lagarde était un accident de parcours mais ça ne reflète pas la position de la BCE. La BCE a des marges réduites par rapport au contexte actuel. Elle a néanmoins beaucoup d'outils mais ils ne sont pas toujours adaptés pour faire face à la crise actuelle [...] Sur la BCE, au delà de la communication, il n'y a pas de problèmes majeurs".

> Lire aussi : 750 milliards d'euros : la BCE corrige le tir et sort l'artillerie lourde

 Une zone euro défaillante

Le manque de coordination et de coopération des pays de la zone euro met en évidence les failles d'une gestion de crise capable de fragiliser encore plus cet ensemble très disparate. "Sur la zone euro, c'est plus catastrophique. Il y a une incapacité de l'Europe à se coordonner et à donner des réponses rapides. Un budget a été dévoilé mais une grande partie vient de la Banque européenne d'investissement. Quand on regarde dans les détails, les fonds étaient déjà alloués et sont donc juste redirigés vers d'autres urgences. Cette incapacité de l'Europe à répondre à la crise pourrait avoir un effet très néfaste sur la construction européenne" explique Christopher Dembik.

En outre, ces difficultés pourraient avoir des répercussions pour le rebond économique de l'union monétaire alors qu'il existe des outils. "Comme lors des dernières crises, l'Europe tarde à réagir. La relance économique devrait être beaucoup plus graduelle par rapport aux Etats-Unis ou encore au Royaume-Uni. Il existe des leviers à actionner au niveau européen comme la baisse des cotisations patronales à l'échelle du continent. Pour l'instant, on est sur des démarches surtout nationales."

A l'observatoire français des conjonctures économiques, son président et directeur de recherches au CNRS juge que "l'utilisation du budget de l'Union européenne sera marginal. L'outil principal pour lutter contre la crise sera les budgets nationaux. Sur le plan économique, le manque de coordination dans l'urgence de la crise est un problème moins important car chaque pays n'est pas forcément exposé de la même manière. Il faut que l'Europe permette aux Etats d'avoir plus de marges de manoeuvre, et que, ensuite, on mène une politique coordonnée de résorption des dettes publiques, mais cela sera dans plusieurs mois. L'absence de coordination européenne sur la fermeture des frontières est en revanche problématique."

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Commentaires
a écrit le 20/03/2020 à 15:54 :
Pour le moment ce sont des paroles, et vu le crédit apporté au pouvoir, ça ne vaut pas mieux que des promesses d'ivrogne.

On va donc attendre et juger sur pièce. avec LREM on est bien plus souvent déçu que ravi.
a écrit le 19/03/2020 à 22:32 :
Vu la quantité d'entreprises, restaurants, petits commerces, déjà à l'agonie après une semaine, on en sera où après un mois de confinement ? Et après deux mois ?
Bien sûr l'Etat sauvera quelques grosses entreprises comme Renault ou EDF, mais pour le reste attendez-vous à un tsunami de faillites et de licenciements dans les mois qui viennent. Et quand en juin l'Etat va annoncer qu'il fait sauter les congés payés, les grèves de décembre ça aura été des grèvettes à côté. Le président dit qu'il paiera pour tout, mais c'est vous qui paierez pour tout. Ne vous faîtes aucune illusion.
a écrit le 19/03/2020 à 21:00 :
Pour créer de la richesse, il faut travailler.

Toutes les mesures envisagées consistent à s'endetter davantage. C'est à dire à faire payer la facture à nos enfants et petits enfants.

En situation de guerre contre l'Allemagne, Winston Churchill avait dit : "je n'ai à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur".
En situation de guerre contre un virus, Emmanuel Macron nous dit : "l’État paiera".

Mais qui est l’État ? L’État, ce n'est pas un Ovni riche et généreux qui planerait au dessus de nos têtes. L’État c'est chacun d'entre nous.
Quand Mr Macron dit L’État paiera, cela signifie que chacun d'entre nous devra mettre la main à la pâte.

Puisque nous sommes contraints de travailler moins en ce moment, la pédagogie voudrait qu'on explique qu'il faudra travailler davantage plus tard.
Réponse de le 20/03/2020 à 0:22 :
Oui c'est l'objectif! l'endettement personnel.

Et lorsque l'on sait ce qui se passe avec les fonds de pensions retraites actuellement, vous comprenez qu'ils voulaient le grand tout ! l'anthropocratie!
Réponse de le 20/03/2020 à 6:21 :
L'etat c'est vous tous. Sauf la firme qui vous gouverne. Depuis la fin de la royaute en France pas grand'chose n'a change.
Les gueux paient pour les profiteurs des ministeres.
C'est la raison principale qui m'a fait partir de mon pays a la fin de mes etudes il y a fort longtemps pour aller vivre ou l'on respire normalement.
Réponse de le 20/03/2020 à 13:50 :
Rien vous empêche d’appeler votre patron et de lui demander de ne plus vous payer pour la période de confinement !!!
a écrit le 19/03/2020 à 17:48 :
Coronavirus : les mesures de soutien sont-elles à la hauteur ?

les mesures annoncées ne sont que des balivernes, seuls le CAC40 MEDEF va en recevoir 99,99 %;

pour les PME TPE, les banques ont déjà fixé leurs conditions impossibles à tenir, prouver que le coronavirus les a "touchés" ... chacun a bien comprit qu'à une condition impossible, concours bancaire refusé ...
Réponse de le 20/03/2020 à 0:16 :
Oui, c'est pourquoi je pense que nous serons a la croisée des chemins, et que les fins d'activités seront énormes !!!!!

Sans doute aussi que nous allons avoir un mouvement d'ampleur, car il est inacceptable que ceux qui ont les clefs ont pu voir venir la chose et se sont retrouvés dans le vent.

Donc je ne crois pas un instant que les tpe aurons quelque chose. C'est le principe de faire passer la chose dans la logique de destruction, construction.

Il est évident qu'en plus les sous moyens mis en œuvre pour vaincre la maladie, va encore jouer gros, car y compris l'organisation montre que rien ne peut fonctionner puisque tout est a faire.

Et en plus d'avoir disons , et pour l'économie, avoir fait courir le risque sur la population, va voir en fait sa politique revenir en boomerang!

Le processus est huilé, ensuite vous aurez une crise de la dette et ensuite dépendant des banques, la transformation des démocraties en anthropocratie.

Ce qui rassure est a venir, alors plutôt que faire cassandre, comme les courses, je regardais les gens tout dévaliser a paris, alors qu'il suffisait d'avoir des personnes proches dans des maladies, vous auriez été a présent dans la situation de comprendre.

Comme quoi les malades, sont aussi des alertes et font aussi partie de la société.

A ne savoir mesure l’interaction globale, c'est plus qu'une crise qui nous attend !

Et cette fois ci la com n'y changera rien !

Ruptures de paradigmes. Du coup je pense aussi que le logiciel des décideurs ne tiennent pas compte de l'aleas humanis, pour le fait qu'il est la pour servir le capital.

Ce qui se passe est a l'image de ce qui se passera pour l'environnement!

Soit l'on respect le droit, soit on le change tout le temps ce qui produira des effets néfastes pour les chiffres économiques!
a écrit le 19/03/2020 à 17:22 :
Je viens de lire qu'en Corée du sud victime du corona après la Chine, ils ont refusé le cantonnement. Comme ils plus intelligents que nos énarques ils ont porté leurs efforts sur la détection des malades qui sont remis aux services compétents. ceux qui ne ont pas considéré comme atteint sont libre de vaquer à leur occupation et de travailler plutôt que de mettre le pays en faillite. 8000 disons 10000 cas détectés en France dont 2% de sérieux, il reste combien de Français en bonne santé et pouvant travailler ?
a écrit le 19/03/2020 à 15:56 :
j'ai lue que l'Europe envisageait d'indemniser les familles des victimes du corona. Ce serait bien qu'elle fasse ce geste. Ce ne serait que justice.
Réponse de le 20/03/2020 à 0:20 :
c'est admettre le vide !

Nous ne sommes qu'au début, la question c'est les moyens pour les maques pour la capacité de coordination.

Poser de l'argent n'est pas en soi une manière de sortir de l'histoire....

J'ai pas l'intention de perdre des miens sous prétexte de me rassurer avec de l'argent !

Et le risque sera d'entrer dans l'eugénisme !

Nous avons pu tous voir qu'elle était la logique et celle produit !
a écrit le 19/03/2020 à 15:18 :
"Cette incapacité de l'Europe à répondre à la crise pourrait avoir un effet très néfaste sur la construction européenne"

L'Empire prévu pour durer mille ans et prévu pour fonctionner comme ça, tout de travers, tout boiteux, paralysé, paranoïaque et mythomane, tant que politiciens et hommes d'affaires s'entendent comme larrons en foire pourquoi allez se casser la tête à penser ?

Argent et État ont tous les pouvoirs même ceux de faire n'importe quoi dont ils ne se privent pas.
a écrit le 19/03/2020 à 13:03 :
On ne lutte pas contre un virus en tuant l'économie : parce qu'on se tue aussi nous-mêmes en faisant cela. Simplement on change la façon de mourir.
Réponse de le 19/03/2020 à 19:39 :
Il n'y aura pas d'économie reposant sur une épidémie qui tue les gens. La santé est prioritaire
Réponse de le 19/03/2020 à 20:43 :
Ce n'est pas l'épidémie qui tue nos concitoyens : c'est l'imprévision dont ont fait preuve nos dirigeants en bazardant les stocks de masques et en diminuant le nombre de lits de réanimation, de réanimateurs et de capacités (même de réserve) d'accueil et de traitement. Le Covid 19 est en réalité un "petit" danger qui n'a rien à voir avec Ebola en ce qui concerne le taux de mortalité. Il va falloir réaliser qu'on ne sortira pas du confinement en repartant au même niveau que celui auquel on y est rentré... Et rien ne dit qu'on aura trouvé un vaccin avant une nouvelle vague du virus (vaccin que les gens n'accepteront pas davantage que celui de la gripe pour laquelle ils ne se font pas vacciner). L'illusion est globale... Tant qu'on refusera de s'équiper de lits de réanimation comme on s'équipe d'extincteurs (qui ne servent presque jamais), on n'arrivera à rien de durable.
Réponse de le 20/03/2020 à 0:05 :
L'économie, disons que la question se pose en plusieurs dimensions et pour ce qui me concerne, l'énormité de la situation sur dans un premier temps, la crédibilité des paroles politiques, celle de l'économie et ses contraintes mais qui doit toujours être dans le sens de la santé.

Pourquoi? car nous avons pu constater que l'improvisation et le manque de vision ainsi que l'incapacité d'anticipation est quand même un top.

Donc partons de l'urgence, puisque celui qui était censé l'éviter ne l'a pas fait, et pour autant des signes concret devaient l'amener a cela.
Ce qui est une question d'importance dans le cadre économie.

La séquence, fermeture de tout les bistrots, du coup la marchandise du jour ainsi que ce qui ne pouvait se garder, alors qu'a l'heure de la décision, c'était juste avant le repas..bon.

Mais plus loin la question des stocks, la question administrative du fait que la mécanique virtuelle a pris la place et qu'il semble que concernant les mesures de l'état, lundi celui ci a collecté l'imposition....

Si l'on ajoute pour ceux qui travaillent dans le virtuel, la décision de confinement le samedi en fin d'après midi, ce qui n'a pas permit la préparation de tout ceux qui se devaient de travailler avec le virtuel.

Donc si l'on regarde le scénario, on ne peut pas dire que la question économique ait été au centre.

Si l'on ajoute actuellement l'indisponibilité des mairies pour le fait d'une élection qui aurait du se faire en d'autres temps, du coup y compris sur la démarche disons a connotation politique, celle ci aura un impact.

(je ne parle pas des masques, du gel, qui depuis un petit moment (2 semaines est manquant au coeur même de paris et introuvable )!!

Si l'on ajoute la pression exercé sur tout caissiers qui en plus voit leurs travaille se multiplier par x.

Nous pourrions parler de l'anticipation qui aurait permit au marché de comprendre le sens de l'expérience, savoir parler avant les évènements pour permettre au gens une préparation moins coûteuse que de faire de la destruction de valeur en mode consumériste!

Les pauvres qui eux font le boulot réel a présent, sont ceux les plus a risque autant pour être récepteur que vecteur du virus.

Pour autant si l'on regarde donc toutes les multinationales que vous avez, par le fait de la dérégulation ou plutôt le "'laisser faire" dans ce domaine, pas de doute qu'ils seront les grands gagnants.

Quitte a forcer les employés comme la chaire a canon se faire contaminé.

Les ressorts de l'histoire sont avant tout des questions de réactivités politique, puisque économiquement, le Medef tente de normaliser la prise de risque sans protections.

Que la bourse tombe, puisque finalement tout est question de spéculation, par les fonds mobilisés, finalement tout est question de penser qu'injecter au malade des antibiotiques lorsque celui ci est au stade terminal, sur la gestion , l'anticipation, la réactivité des messages, qui face a ce que nous avons tous vu, été témoins, de la vacuité de ceux qui nous gouvernent sur la question économique.

Un 180% sur la politique de macron est de fait et sera une réalité, que la financiarisation des capitaux nous aurait conduit sans doute a pire;

Le peuple a su voir dans la retraite, comment nous aurions été en terme de situation au regard des fonds de pensions de tout les pays exemple du guide....

Voir l'économie, ce n'est pas que de la théorie, et pour le coup nous allons pouvoir constater comment la suite de la séquence produira a mon avis un consensus obligatoire pour la prise en compte de la sortie de cette crise.

Mais si pas de crédibilité politique, économique et social, depuis le mois de décembre, a mon avis nous ne sommes pas sorti de la crise de fond.

Au fait que les banques semble n'avoir aucune espèce d'intérêt pour les situations personnelles, je ne vois pas comment le petit patron, autoentrepreneurs et autres ne récupèrerons pas la dette!

Qui en plus sera de fait sur la dette globale, finalement des esclaves du remboursement de crédit pour lisser.

Car dans le cas ou la bourse changerai de paradigme, du fait les seuls gagnants sont encore les mêmes.

Et comme il faudra de nouveaux services, ils gagnerons aussi....

Tout ces considérations ont été faites selon moi avec des logiciels de prospective, ce qui me rappel l'école de commerce ou le progiciel de gestion disons garantissait par la com tout le temps, des revenus et un fonctionnement propre a la coquille du logiciel.

Le comprendre c'est savoir changer, car l'argent ne change pas le problème. Il est aussi l'une des clefs de la normalisation a venir

Car sans oublier que les gens viennent toutes et tous de perdre du temps et de l'argent pour une cause juste (nous avons sauvé, le peuple, a une décision que fut la réforme de la retraite salutaire pour notre avenir).

Donc le peuple si l'on peut parler ainsi, constate sinon que l'économie asservie les gens mais que surtout, en aucun cas nous pouvons considérer aujourd'hui qu'a partir de cette crise, il ne se passera rien.

La parole en politique, c'est comme l'économie, tout est question de l'endroit ou l'on parle.

Mais l'amateurisme dans les décisions est visible selon moi a tout les niveaux de la société, car chef n'est pas guide, de fait l'obsolescence de système est la devant nous!

Combien de temps vont tenir les caissières? sachant qu'aujourd'hui le boulot est aussi le dépaquetage de la marchandise dans le flux, donc dans 15 jours rdv avec l'anticipation....

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