Mai 68-mai 2018 : du quasi plein emploi au chômage de masse

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Depuis les chocs pétroliers des années 1970, le taux de chômage en France n'a jamais réussi à retrouver son niveau précédent ces crises.
Depuis les chocs pétroliers des années 1970, le taux de chômage en France n'a jamais réussi à retrouver son niveau précédent ces crises. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Comment expliquer qu'en 50 ans, le nombre de chômeurs en France soit passé d'environ 200.000 en 1968 à plus de 5,6 millions (toutes catégories confondues) aujourd'hui ?

Si le nombre de chômeurs augmente dès 1967 (l'ANPE ouvrira d'ailleurs ses portes cette année-là), le taux reste très bas jusqu'en 1975. Avec les deux chocs pétroliers (en 1973 et 1979), la croissance chute, les coûts de production et salariaux grimpent et l'inflation est forte. La décennie voit arriver le CDD et le temps partiel, censés participer à la baisse du chômage tout comme la préretraite et le développement de la formation professionnelle. Mais tout ça est inefficace. Le taux de chômage explose jusque dans la moitié des années 1980 et ne parviendra jamais à retrouver son niveau passé. Les créations d'emplois n'arrivent plus à absorber la population active, qui connaît l'arrivée massive des femmes. Sous Giscard D'Estaing, l'Etat entend relancer l'économie par la production, grâce à un allègement des charges des entreprises, un gel des salaires (plan Barre en 1976). En 1977, un deuxième plan d'austérité est lancé avant de miser sur un "libéralisme social". C'est le début du chômage de masse, qui atteint le million en 1977.

 (*) L'Insee évalue le chômage, au sens du BIT, depuis 1975 seulement. La méthodologie de calcul était donc différente auparavant. Les chiffres présentés, issus des archives de l'Insee, sont donc à considérer avec vigilance.

L'heure est au capitalisme financiarisé

Mitterrand, arrivé au pouvoir en 1981, mise d'abord sur une relance par la consommation (création d'emplois publics, revalorisation des salaires...) et les nationalisations se multiplient pour tenter de sauvegarder les entreprises. "Des politiques keynésiennes impuissantes car si vous soutenez la demande,l'inflation augmente", note Bruno Ducoudré, économiste à l'OFCE. C'est donc un nouvel échec puisqu'en 1982, le nombre de chômeurs dépasse les 2 millions. Le tournant de la rigueur instaure une politique de désinflation compétitive et le rétablissement des marges de l'entreprise.

"On comprime la demande pour essayer de faire baisser l'inflation, au prix d'un ralentissement de la croissance et d'une augmentation du chômage",précise l'économiste de l'OFCE.

A partir des années 1970, le modèle fordiste s'épuise : les ménages sont équipés, le rattrapage de l'après-guerre a eu lieu. Les échanges connaissent une libéralisation et certains secteurs sont touchés par les délocalisations. Le capital est mobile et la croissance ne bénéficie plus forcément à la France. Les gains sont davantage captés par les entreprises, et non redistribués. L'heure est au capitalisme financiarisé. Le gouvernement Jospin tente de s'attaquer au chômage en créant des emploi-formation, des emplois-jeunes ; instaurant le RMI et les 35H. Mais le chômage poursuit son augmentation jusqu'à atteindre, en 1994, 11,7%. Un taux record.

Chômage structurel et reprise de la croissance

Jusque dans les années 2000, plusieurs phases d'accélération de la croissance et de crises s'enchaînent (la réunification de l'Allemagne en 1989, l'explosion de la bulle Internet en 2000, la crise des "subprimes" en 2008). Le modèle libéral, la flexibilisation progressive du marché du travail et l'ouverture économique des échanges ont accompagné "l'abandon de l'objectif de plein-emploi pour les dirigeants", explique Bruno Ducoudré. Car le déficit effraie. Il faut éviter l'explosion de la dette publique et rassurer les marchés. L'économie se pense à l'échelle européenne, où les contraintes budgétaires dominent.

Pour François Fontaine de l'université Panthéon-Sorbonne, si les politiques économiques n'ont pas eu d'effets, "cela témoigne aussi de problèmes plus structurels sur le marché du travail : l'économie a eu du mal à se transformer et la main d'oeuvre est restée captive de secteurs d'entreprises insuffisants en terme de création de valeur ajouté". Contrairement à la France, d'autres pays, touchés par les mêmes crises, ont su s'adapter aux transformations de l'économie, notamment en misant sur une meilleure formation professionnelle, un accompagnement des demandeurs d'emploi plus qualitatif ou une régulation plus structurée du marché du travail (inciter aux CDI, lutter contre les ré-embauches à répétition etc.)

"La lutte contre le chômage ne se joue pas juste sur des politiques de demande, qui peuvent être utiles de manière ponctuelle, ou sur des politiques d'offre qui voient tout par le lorgnon du coût du travail, mais dans la manière dont on structure et on organise le marché du travail", ajoute-t-il.

Le gouvernement Macron a justement au programme une réforme de la formation professionnelle, un système de bonus-malus pour les entreprises pour limiter les contrats précaires et des allégements des cotisations salariales (en échange d'une hausse de la CSG). Pour l'heure, un retour progressif de la croissance et une baisse du chômage se dessinent tout de même: "autour des 7% à la fin du quinquennat Macron", estime l'OFCE. Evidemment, cela implique qu'il n'y ait pas d'autre crise ou de choc d'ici 2022.

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Commentaires
a écrit le 30/05/2018 à 14:40 :
Pour certains les années Jospin = 35 h, c'est l'heure du diner avancé d'une heure dans les maisons de retraite, donc heure du coucher avancée d'une heure, donc plus de somnifères, donc plus de fractures au lever (info Sécurité Sociale à valider/vérifier)
a écrit le 30/05/2018 à 7:38 :
Attention aux anachronismes : le gouvernement Jospin c’est 1997-2002, donc ils n’ont pas mené de réforme débouchant sur l’explis du chômage en 1994. Par contre leurs mesures ont sérieusement fléchi la courbe puisque 2001 est une année de baisse.
Il faut être précis surtout quand on est journaliste
a écrit le 28/05/2018 à 14:53 :
la France est passée en 1981 (6 ans après 1ere crise pétrolière) d'un ordo-libéralisme à l'Allemande à un Socialisme allié au communisme sous Mitterand (Les allemands connaissaient eux ils avaient Berlin EST+) se souvenir du "carnet de change" pour voyager à l'étranger... Lire l'expert @bernard_jomard qui analyse assez bien les 30 dernières années, le temps perdu ne se ratrape pas lire http://bernard-jomard.com/2016/02/02/chomage-de-2-en-1975-8-10-aujourdhui-une-analyse-decalee/
a écrit le 25/05/2018 à 20:05 :
Bof, en Vendée cette question est off!
On a un patronat chrétien attaché à des valeurs chrétiennes de travail, d'entraide, et un taux d'emploi similaire aux lands allemands, et même le mal aimé de la politique mr de Villiers qui a créé 3000 emplois d'ou l'intérêt de mr Macron pour notre mode de vie.
Demandez à votre député ou sénateur d'en faire autant.
Revenons aux anciennes valeurs dans un monde moderne et le taf sera de retour.
a écrit le 25/05/2018 à 15:03 :
Le responsable :la mondialisation
La Mondialisation n'est pas une fatalité , mais est le resultat de la decision politique des americains , de liberer les echanges interbancaires ( Nixon) Qu'est ce que la mondialisation : un "Ttruc" permettant de fabriquer a bas cout dans les pays sous developpes et revendre dans les pays riches , en pesant a la baisse sur les prix , afin de detruir des emplois locaux .
l'Union Europeenne , fonctionne sure ce modele ............Et pourquoi les Allemands s'en sortent bien : a cause des emplois a temps partiel , a cause des delocalisations dans les pays de l'est , a cause de la qualite des produits haut de gamme , difficiles a delocaliser ..
a écrit le 25/05/2018 à 14:51 :
Le responsable : LA MONDIALISATION
La Mondialisation n'EST PAS une fatalité , mais est le resultat de la decision politique des americains , de liberer les echanges interbancaires ( Nixon) Qu'est ce que la mondialisation : un "TRUC" permettant de fabriquer a bas cout dans les pays sous developpes et revendre dans les pays riches , en pesant a la baisse sur les prix , afin de supprimer les emplois locaux .
l'Union Europeenne , fonctionne sure ce modele ............
a écrit le 25/05/2018 à 14:26 :
la reponse est simple : A CAUSE DE LA MONDIALISATION
Rq : contrairement a la propagande , la mondialisation n'EST PAS UNE FATALITE
a écrit le 25/05/2018 à 13:04 :
Le choc pétrolier de 1973 et les négociations affligeantes et humiliantes de l'Europe avec les pays arabes producteurs pétroliers avaient en autres commentaires contrepartie "secrète" d'importer les excédents de leurs populations. Donc baisse économique de la France et importation massive des ressortissants des pays arabes ont abouti à un chômage massif renforcé par les aides de l'État qui soutient les chômeurs pendant 3 ans alors que c'est seulement de 6 mois au Royaume Uni..
a écrit le 25/05/2018 à 11:23 :
En un demi siècle nous sommes tout de même passés par de sacrées phases d’évolution technique et scientifique, d'automatisation, d'augmentation de la productivité et autres gains de performance. Sans compter l’incidence démographique et culturelle. On pourrait aussi prendre en compte l’apport positif de 68, pas spécialement les expressions contestataires mais du point des changements engendrés et de la liberté du plus grand nombre à accéder à une société consumériste. On remarquera que ce sont les plus réactionnaires qui critiquent cette période et non les entreprises économiques.

Inversement, il y a la désindustrialisation, (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/054000102.pdf), les changements d’exploitation des ressources et le ralentissement des besoins d'infrastructures. Comme pour palier à la fin du modèle Fordiste, les collectivités ont pris le relais et à crédit, quitte à créer des besoins artificiels. Vu le coût pour la collectivité mieux vaut investir l’argent dans des secteurs productifs.
L’idéal serait de produire pour exporter, le marché intérieur n'est pas suffisant pour occuper l'ensemble des demandeurs d'emploi, surtout les moins qualifiés. Vu les progrès technologiques, les entreprises ont tout intérêt à robotiser la production, mais au moins on pourra produire localement à des prix compétitifs.
Les secteurs nécessitant beaucoup de main d’œuvre souvent peu qualifiée ne survivent que grâce à des travailleurs moins chers et corvéables à merci (bâtiment, restauration, agriculture, services, etc..). Si l'on veut "occuper tout le monde", il faudrait mieux partager le temps de travail, accepter de baisser encore les charges et upgrader le niveau pour ceux qui peuvent être requalifiés afin de pourvoir les postes dans des secteurs en recherche de main d’œuvre très qualifiée. Encore faut il qu'ils en aient les capacités et la volonté et que la requalification ne soit pas d'un coût disproportionné. Beaucoup de conditions qui me font penser qu'il serait plus efficace de consacrer les ressources à former la nouvelle génération, plutôt qu'à essayer de maintenir dans l'emploi des seniors sous prétexte qu'ils doivent à tout prix obtenir leur quota de trimestres. Ce sera probablement un des effets du nouveau système CPF par points, ceux qui en auront cumulé le plus seront probablement en fin de carrière. N’aurait on pu fusionner le CPF et le CPP pour convertir les points en trimestres retraite ?

Sur l'aspect financiarisation, on peut certes critiquer l'injustice de la répartition quelque peu inéquitable de la richesse produite, mais on ne peut contester la logique elle même du système (vieille comme le monde), qui tend à privilégier les secteurs ou les pays disposant du plus grand potentiel.

L’autre variable d’ajustement, qui existe depuis les origines du monde, est de favoriser la migration des populations (https://journals.openedition.org/aspd/172 ), de l’intérêt de privilégier la migration circulaire.
Sujet délicat puisque l’immigré a toujours été mal considéré, souvent par paresse intellectuelle, alors que paradoxalement ce sont les pays les plus pauvres qui subissent la fuite des cerveaux. On prendra un exemple profitable l’un des pays qui a la plus forte proportion d’immigrés est le Luxembourg (43 %) et son PIB par habitant est le plus élevé au monde.
Ce sujet influant la dynamique économique fait l’objet de nombreuses études par l’OCDE :
Parmi les accès gratuits :
https://www.oecd.org/fr/migrations/indicateursintegration/indicateursclesparpays/name,219043,fr.htm
- http://www.oecd.org/fr/migration-forum/documents/themes-de-reflexion.pdf
https://oecd-development-matters.org/tag/migration/

En France, si le climat économique ne s’améliore pas et si en plus il y a des restrictions, on risque de passer de la dynamique à la statique.
C'est probablement cette dynamique positive que le gouvernement actuel essaye d’insuffler.
a écrit le 25/05/2018 à 11:17 :
L'économie française en 1968, et depuis la libération, était une économie administrée par l'Etat qui tenait solidement en main tous les secteurs souverains et stratégiques de l'économie, la finance et de la monnaie.
On a tendance à l'oublier, mais il a existé en France des plans quinquennaux d'investissement et de recherche en qui nous ont amené le programme nucléaire, l’électrification du pays, le réseau téléphonique, la SNCF, la recherche spatiale et aéronautique...
Même les prix de l'essence et du pain étaient encore imposés par le gouvernement bolcheviques de Mon Général ou Pompidou,

Par comparaison, nos gouvernants actuels n'ont plus aucun levier de commande, sauf la fiscalité et encore. Et ils gesticulent d'autant plus qu'ils sont impuissants.
a écrit le 25/05/2018 à 10:11 :
Ce que je remarque dans cet article, c'est le mot "libéral"....

Donc la cause première de ce chômage revient à la libéralisation !

Et Macron s'entête à aller dans ce sens.... Quelle est la personne déjà qui a dit que le chômage était en fait voulu par les politiques ?

En fait, je viens de trouver un article avec les mêmes mots! https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/260716/lutte-contre-le-chomage-eternel-mensonge-detat
a écrit le 25/05/2018 à 10:04 :
Notre société est devenue hyper complexe, les métiers "simples", à faible valeur ajoutée, adaptés à des personnes très peu qualifiées se sont évaporés. Les personnes peu adaptées à notre société complexe restent durablement en dehors du marché du travail.
Et le "système" oblige même ceux qui ne veulent fondamentallement pas travaillé à s'inscrire comme chomeur.
J'ai connu un marginal dans les années 70 qui n'existaient pas comme chomeur - il n'a jamais travaillé au sens juridique de sa vie, mais n'était pas un chomeur. CE fonctionnement est impossible aujourd'hui.
Chomage de masse, sans doute, mais aussi les personnes qui sont en dehors de la société "existent" administrativement, alors qu'avant elles n'existaient pas.
a écrit le 25/05/2018 à 8:45 :
Moi je pense que cela est du aussi â l'evolution car les grosses entrtreprises investices dans des robots et la plus besoin de main d'oeuvre et a mon avis ce n'est q'un debut c'est pour cela faire des cadeau comme le le pacte sur l'emploi et autre ils s'en frottent les mains puis qu'i'l n'embauche pas plus que ça
a écrit le 25/05/2018 à 8:43 :
Moi je pense que cela est du aussi â l'evolution car les grosses entrtreprises investices dans des robots et la plus besoin de main d'oeuvre et a mon avis ce n'est q'un debut c'est pour cela faire des cadeau comme le le pacte sur l'emploi et autre ils s'en frottent les mains puis qu'i'l n'embauche pas plus que ça
a écrit le 24/05/2018 à 21:05 :
2 facteurs déterminants , le prix de l'énergie et la démographie avec son flot de pauvres qui s'invitent au festin sans bristol . Là guerre est la grande promesse en réponse au chômage . Patience !
Réponse de le 25/05/2018 à 11:11 :
Pour qu'il y ai guerre faut il encore se reconnaître d'un camp!
a écrit le 24/05/2018 à 17:34 :
Dans l’hypothèse ou on donne un peu plus de revenus aux salariés, l'argent est utilisé à la consommation et fait marcher le système au lieu de cela se sont que quelques personnes qui en profitent pour une consommation souvent faite à l'étranger, regardez comme ont augmenté leurs fortunes ces dernier temps.
Le travail aux travailleurs et le profit aux profiteurs nous disait Arlette.
Syndicalistes revenez sur les bonnes bases avec 3 propositions non négociables.
1/ Le plein emploie.
2/ Le plein emploie.
3/ Le plein emploie
A bon entendeur. Salut.
Réponse de le 28/05/2018 à 12:21 :
Non, le problème n'est pas si simple. En augmentant le pouvoir d'achat, on augmente les importations, donc on déséquilibre la balance commerciale, la balance des paiements. Et on ne crée absolument pas d'emploi. Je vous renvoie à la politique de relance de Mitterrand qui n'a pas fonctionné hélas.
C'est plus compliqué que ça, et en tant qu'homme plutôt de gauche, je ne m'en réjouis pas.
a écrit le 24/05/2018 à 15:57 :
Quel serait l'Impact de l'embauche des migrants irréguliers....à un tarif et des conditions qui feront hurler légitimement nos syndicats, mais qui sont peut-être la solution: baisse des coûts de production et salariaux, baisse des prix, accroissement des ventes et équilibre des échanges avec l'extérieur... Si telle est la solution au problème que nous vivons depuis un demi siècle, on ne la résoudra pas avec des ordonnances mais avec de la diplomatie et en suscitant l'enthousiasme. Forumeurs, à vous!
a écrit le 24/05/2018 à 12:56 :
A oui ,taxation de l'energie pour que les entreprises la paie moins cher ce qui entrainera les particuliers à payer plus ,donc avec moins d'argent pour consommer ce qui aura un effet négatif sur la croissance donc sur l'emploi !Baisser le cout de l'énergie de 10 % pour les entreprises entrainerait un gain de 1.9 % ,somme ridicule face à la concurence internationnale .Les salaires chinois 40 fois moins cher qu'en France ,plus pret de chez nous la Pologne nouvel eldorado de délocalisation pour les donneurs d'ordres français avec des salaires 4 fois moins élevés sans compter les autres pays de l'est qui trés intelligement n'ont pas voulu rentrer dans l'€ cette monnaie trop chere pour notre économie il n'y a qu'à voir la problématique italienne actuelle . !
Réponse de le 25/05/2018 à 11:20 :
Si salaires 40 fois inférieur cela veux dire que la consommation est 40 fois moins chère! Donc la monnaie ne représente que l'économie en question contrairement a l' euro auquel l'économie doit se plier!
a écrit le 24/05/2018 à 12:32 :
La réponse est simple : le travail des femmes en est la cause .
Réponse de le 24/05/2018 à 13:54 :
Pas vraiment ! Un femme qui produit est aussi une femme qui consomme, (et pas qu'un peu... LOL). De mon point de vue, la principale cause du chômage est que les gains de croissance ont été massivement investis à l'étranger. Cet investissement off-shore a l'avantage de freiner l'inflation, mais a aussi le désavantage de créer une distorsion de concurrence, ce qui détruit nos emploi. L'état a choisi entre deux maux : l'inflation ou le chômage.
Réponse de le 24/05/2018 à 16:14 :
Vous oubliez surtout la fin de la Francafrique où les anciennes colonies était du "pain béni" pour les entreprises françaises, qui jusqu'alors n'avaient pas "s'investir" pour trouver des débouchés!
a écrit le 24/05/2018 à 10:46 :
Mais qui nous parlera un jour de cette note n°6 du CAE? Elle contient la solution à nos problèmes d'économie: croissance, chomage, retraites...
a écrit le 24/05/2018 à 10:18 :
La hausse de la CSG est une bonne solution mais n'est pas suffisante. Il faut la compléter par une taxation de l'énergie. C'est l'objet de la note n°6 du CAE. Cette taxation de l'énergie serait favorable au climat. Qui le comprendra?
Réponse de le 24/05/2018 à 11:15 :
Vous avez raison, il faut augmenter taxes et impôts. Nous ne sommes qu'à 47% de prélèvements obligatoires, il faut au plus vite passer à plus de 50%.
Vive le collectivisme et vive le communisme: les clés du redressement de ce pays
Réponse de le 25/05/2018 à 7:31 :
Il ne s'agit pas d'augmenter les prélèvements, mais de les répartir différemment. C'est effectivement difficile à comprendre car cela correspond à la notion de double dividende. Merci.
a écrit le 24/05/2018 à 10:18 :
"Les créations d'emplois n'arrivent plus à absorber la population active, qui connaît l'arrivée massive des femmes. "
Tout est dit dans cette phrase. On comprend mieux pourquoi il faut être prudent avec l'interprétation des chiffres.
a écrit le 24/05/2018 à 9:59 :
Vu le niveau qu'atteint l’indice Shiller, le krach financier s'il n'est pas imminent et difficilement prévisible, nous tient par la barbichette. Et attention à la secousse parce que 2008 était de la rigolade en comparaison aux risques actuels ?
a écrit le 24/05/2018 à 9:34 :
Les entreprises du CAC ont distribué 92 milliards de dividendes, cette financiarisation des
sociétés et les délocalisations sont la cause du chômage de masse. Dans les années 80, on considérait que le bénéfice devait être distribués par tiers. 1/3 aux actionnaires, 1/3 aux salariés, le troisièmes aux impôts. Actuellement , las actionnaires d'ailleurs souvent des caisses de retraites américaines, se partagent plus de 50% du bénéfice du CAC. Macron doit trouver cela insuffisant , puisqu'il vient de supprimer l'ISF.
a écrit le 24/05/2018 à 9:29 :
Le chômage en Islande vient de tomber à 1,9%, alors qu’il avait dépassé les 10% au plus fort de la crise en 2008. Ce taux de chômage incroyablement bas est presque aussi bas que le record historique enregistré en 2007, avant la crise, lorsqu’il était de 1,3%.

Le Premier ministre islandais Sigmundur Davíð Gunnlaugsson a expliqué récemment ce « miracle » très simplement : « Nous n’aurions pas pu sortir de la crise si nous avions été membre de l’Union européenne».

Et il a précisé que ne pas être membre de la zone euro avait été une chance pour l’Islande : «Si toutes ces dettes avaient été en euros, et si nous avions été obligés de faire la même chose que l’Irlande ou la Grèce et de prendre la responsabilité des dettes des banques en faillite, cela aurait été catastrophique pour nous sur le plan économique.»
CONCLUSION

Bien entendu, aucun grand média français ni aucun des « experts » conviés sur toutes les grandes chaînes de télévision et de radio ne souffle mot de ce qui se passe en Islande.

Ce petit pays prouve que l’on peut n’avoir que 330 000 habitants et de très faibles ressources et ne pas être membre de l’UE ni de l’euro.

Mais il prouve même mieux : c’est justement parce qu’il n’est ni dans l’UE ni dans l’euro qu’il assure à sa population l’une des plus hautes qualités de vie du monde (cf. son indice IDH) et l’un des taux de chômage les plus bas du monde.

https://www.upr.fr/actualite/chute-du-chomage-en-islande-grace-a-la-sortie-de-union-europeenne
Réponse de le 24/05/2018 à 22:30 :
Merci pour votre commentaire. Il reste un petit espoir de changer nos orientations vis a vis de cette Europe indigeste.
Réponse de le 25/05/2018 à 8:03 :
Je ne pense pas qu’on puisse comparer un pays qui a la population d’une ville comme Nice avec un pays qui compte 65 millions d’habitants. Comparez vous le boulanger de votre rue avec un mastodonte du Cac?
Réponse de le 25/05/2018 à 15:39 :
Bravo, voila plusieurs problèmes résolus d’un coup : de la dette à la balance commerciale, à l’éducation et à défense nationale. On imagine le modèle économique extrapolé, plus besoin d’universités, d’écoles d’ingénieurs, ni d'armée, formons des pécheurs, des poissonniers et des guides touristiques. Cela devrait grandement faciliter l’orientation des étudiants, puisqu’il n’y aurait même plus besoin de post-bac.

Le problème quand on dévalue, c’est qu’on ne dévalue pas que la monnaie, mais le pays aussi. La question n'est d’ailleurs pas celle de l'UE, mais celle des banques. Fallait-il les laisser sombrer au risque de provoquer une crise majeure ? Si l'Europe, certes un peu lente à réagir, n'avait pas été là, on aurait assisté à un effet domino de faillite des banques et de ruine des épargnants et de l’économie. L’Euro a évité que chaque pays ne se soit retrouve seul face aux marchés et face à ses dettes.

L’Islande elle s’en est sortie surtout grâce à une sévère cure d’austérité : 10 % de baisse de leur dépense publique, 9 % d’augmentation des impôts, 30 % des entreprises qui ferment,… ce n’est pas rien). Austérité que nous n’avons pas eu à subir, à part la Grèce qui d’ailleurs en est arrivée aux mêmes remèdes que l’Islande. Même si chez nous on a parfois usés de supferfuges de défaisance et autre, si l’on compare les courbes économiques PIB, dette publique, taux d’intérêt, etc… celles de l’Islande n’inspirent pas confiance et c’est surtout une méthode pour les amateurs de parcs d’attraction et des montagnes russes.
(http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=2&codeStat=GC.DOD.TOTL.GD.ZS&codePays=ISL&optionsPeriodes=Aucune&codeTheme2=2&codeStat2=GC.DOD.TOTL.GD.ZS&codePays2=FRA&optionsDetPeriodes=avecNomP).

L’impression de monnaie de singe ou la dévaluation (50 % pour l’ISK) sont souvent compensées par une hausse de l’inflation et des taux élevés, ils sont montés à 15 % et on sait ce que la remontée des taux peut produire sur la dette des ménages et des collectivités - voir Dexia et aussi le cas Argentin.

En Islande, ce fut surtout bénéfique au tourisme (6 % du PIB) mais à l’équivalent annuel de 6 fois la population locale ils commencent à saturer.
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/438204
L’essentiel de leur PIB est basé sur l’industrie de la pèche (60 % des revenus à l’export) et sur la production d’aluminium (15 %) non pas en raison d’une quelconque expertise, mais surtout grâce à leur faible coût énergétique. Ils disposent d’énergie en quantité industrielle grâce au terrain volcanique (https://www.usinenouvelle.com/article/l-islande-texas-de-la-geothermie.N219110), et à beaucoup d’hydroélectricité, ce fut le cas en France où on a eu la « Pechiney » vallée, la Maurienne.

Quand aux dépenses, c’est sur que si on ne consacre que de 0,2% de son PIB à la défense, et qu’en plus on se fait aider par l’Otan…
La dévaluation est tout juste un subterfuge utilisable en oneshot et à petite échelle pour tenter de faire une relance ponctuelle. Mais une relance de quoi ? A défaut de le savoir, mieux vaut s’abstenir.
a écrit le 24/05/2018 à 9:15 :
De manière suicidaire, une très grande partie du commerce a été en France envoyé en banlieue. Pour un mini-job créé dans un hypermarché, c'est dix emplois en CDI qui disparaissent ailleurs en ville. Idem avec les grandes "cantines" de banlieue qui remplacent peu à peu les petits restaurants. Les hypermarchés, par la forte pression sur les marges, ont également anéanti les petites exploitations agricoles et petits industriels qui utilisaient plus de main d’œuvre. Cela n'explique pas tout, mais cette particularité française explique beaucoup. Internet, sur lequel on peut maintenant acheter des produits asiatiques (jouets, électronique, décoration etc) sans aucun intermédiaire ni aucune taxe fera le reste. Le phénomène va toucher également les métiers "de bureaux", car de plus en plus de français sont remplacés dans les grandes entreprises par des télé-consultants basés en Inde, aux Philippines, au Maroc etc. Le célèbre "fais des études, tu auras du travail" ne voudra bientôt plus rien dire. Inutile de préciser que je suis très pessimiste pour l'avenir de mes enfants.
a écrit le 24/05/2018 à 8:29 :
Souvenons nous des propos de certains "patrons" qui voulaient des entreprises sans salariés ,on y est maintenant , de plus en plus de rentabilité pour les dividendes ,de moins en moins de partage , avec la bénédiction des gouvernements et du medef , et en plus avec cynisme les"décideurs" se servent du chômage comme menace pour mettre encore plus à genoux les larbins et pleurer encore une baisse des "charges" ............
Au fait ,ou en sommes nous du Million D'Emplois ?
Réponse de le 24/05/2018 à 16:20 :
Je ne sais pas si votre analyse est pertinente, mais je m'aperçois, lorsque je traverse une zone industrielle, qu'il y a aux abords des entreprises de grands parkings... presque vides! Y-a-t-il un lien avec ce que vous dites?
a écrit le 24/05/2018 à 8:18 :
Il faut appliquer la note n°6 du CAE qui consiste à répartir les charges sociales sur le travail ET sur l'énergie. Le travail ET l'énergie correspondent à la même grandeur physique. Il n'y a aucune raison de faire une différence en économie.

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