Embauches des cadres : la reprise n'est pas encore là

 |  | 645 mots
Lecture 3 min.
Selon l'Apec, seule la moitié des entreprises songe à recruter un cadre au deuxième trimestre.
Selon l'Apec, seule la moitié des entreprises songe à recruter un cadre au deuxième trimestre. (Crédits : Décideurs en région)
Seule une entreprise sur deux songe à recruter un cadre au deuxième trimestre. Un niveau jugée encore faible par l'Association pour l'emploi des cadres (APEC) qui vient de publier son baromètre trimestriel.

Malgré le léger frémissement sur la croissance, les cadres vont devoir encore patienter pour espérer (re)trouver un emploi. En effet, le léger souffle de reprise ne se traduit pas encore par une augmentation des intentions d'embauches de cadres dans l'ensemble du secteur privé, si l'on en croit la dernière enquête trimestrielle de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec).

Certes, au début du deuxième trimestre 2015, 22% des entreprises jugent que leur situation économique s'est améliorée par rapport à il y a un an, contre 18% auparavant. Toutefois pour la majorité d'entre elles (59%), c'est toujours le statu quo qui prédomine. Comme souvent, ce sont les entreprises relevant des activités informatiques qui sont les plus optimistes (32%, soit cinq points de plus en un an).


Au premier trimestre seules 54% des entreprises ont recruté au moins un cadre

Mais sur le front de l'emploi, ce n'est pas encore ça. Au premier trimestre 2015, 54% des entreprises interrogées par l'Apec ont recruté au moins un cadre, soit une légère baisse de un point par rapport au premier trimestre 2014. Autre signe pas très encourageant, le moteur des recrutements reste le remplacement de salariés partis à la retraite ou vers une autre entreprise. C'est le cas pour 46% des entreprises recruteuses. Ce qui signifie que ces sociétés n'augmentent pas leur volume de cadres, se contentant de le maintenir. Seules 27% des entreprises recrutent des cadres en raison du développement de leur activité.

Pour le deuxième trimestre 2015, à peine la moitié des entreprises envisage de recruter au moins un cadre, soit de nouveau une baisse de un point par rapport à 2014. Mais, une fois encore, les intentions varient fortement d'un secteur à l'autre.
Ainsi, dans la construction, la situation reste extrêmement morose avec 33% qui ont recruté un cadre au premier trimestre et 47% qui envisagent de le faire au deuxième trimestre, soit une baisse des intentions de six points par rapport au deuxième trimestre 2014.
Dans le commerce et les transports, ce n'est pas la joie non plus. Seules 32% des entreprises songent recruter ce trimestre, en baisse de un point sur un an. Dans la banque et assurance, certes les intentions d'embauches continuent de se situer à un niveau élevé (71%), mais elles sont tout de même en baisse de 7 points par rapport à 2014. Dans l'ingénierie et la recherche et le développement, ça va mieux, avec 85% des entreprises qui envisagent un recrutement, soit une hausse de 9 points par rapport à 2014. Dans les activités informatiques, là aussi, les prévisions de recrutements restent élevées (84%) même si elles enregistrent une baisse de 4 points en un an. Enfin, dans le médico-social, seules 39% des entreprises envisagent un recrutement, contre 51% l'année dernière à la même époque.

Les cadres commerciaux restent les plus recherchés

Mais, comme au premier trimestre, la principale raison invoquée par les entreprises qui vont recruter au deuxième trimestre reste le remplacement d'un salarié parti (45% des cas). La part des embauches liées au développement de l'activité reste stable à 31%.
Quant aux postes proposés, une fois encore, ce sont les cadres de la fonction "commercial-vente" qui gardent le vent en poupe, puisque 40% des entreprises qui songent recruter ont l'intention d'embaucher des cadres de cette fonction. Viennent ensuite les cadres de la fonction « gestion, finance, administration » (35%), "recherche et développement" (31%), « services techniques » (29%). A l'autre bout de l'échelle, les cadres de la fonction « communication, création » ne sont recherchés que par 5% des entreprises.

Et, d'une façon générale, les profils de 1 à 10 ans d'expérience restent toujours les plus recherchés, mais un petit frémissement se fait jour pour les jeunes diplômés très délaissés en 2014. Quoi qu'il en soit, il va falloir attendre encore au moins deux trimestres avant de constater un vrai redémarrage de l'emploi des cadres.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/04/2015 à 15:47 :
Vous dites embauches cadres, c’est les dirigeants vicieux qu’on trouve dans certaines écoles couverts par la hiérarchie ? L’administration française est tellement incompétente qu’elle est incapable d’appliquer sa fameuse équité salariale dans la fonction publique. Alors que des fonctionnaires ont études payées et augmentations garanties, on doit s’endetter pour postuler sur des emplois précaires sans retraite financée, dans toutes les entreprises et qui demandent de l’expérience, avec une politique d’Etat de mise en faillites d’entreprises et d’augmentation chez les fonctionnaires qui bénéficient d’une rente d’Etat ou d’un privilège d’exploitation, rente de niche, ne fait-on pas deux poids deux mesures alors qu’on nombre diplômés en emploi sans qualifications, on trouve des bac+5 tailleurs de haies. La croissance française sous la moyenne et l’augmentation du chômage on est bons !
a écrit le 23/04/2015 à 14:54 :
On fait des embauches, Peut-on expliquer que le personnel de RH pour pousser les salariés au suicide dans certaines entreprises comme procédure humaine, la définition des termes ne laisse-t-elle pas à désirer ? Par exemple pour les suicides sur lieu de travail, certains pilotes entrainent l’équipage. Dans la faillite monétaire on entraine des pays à la faillite, on appelle cela progrès ? Ne devrait-on pas être vigilants face aux promotions de dirigeants psycopathes, on dénonce en France des surveillants qui s’attaquent à des jeunes dans les écoles ? Peut-on justifier le taux de suicides de la société française, supérieur à nos voisins, il illustre la persécution de l’Etat sur la société. En France l’Etat décrète par circulaire administrative l’emploi et la croissance, on rigole ! Embauche cadres, c'est sur quel critère?
a écrit le 23/04/2015 à 14:06 :
Aux organismes à subvention dits de l’emploi, des diplômés se voient proposer la distribution de pub dans les boîtes aux lettres alors qu’on refuse l’emploi adéquat. On s’entend dire qu’il faut des réseaux, il existe donc un système parallèle ? On fait du népotisme avec des thèses à 4/20 sur critère géographique ? Du copinage ? Le mérite est-ce d’augmenter les médecins ou des fonctionnaires à l’ancienneté, mais quelle augmentation pour un commerçant à 70h alors qu’on ferme nombre de commerces, des pharmacies, est-ce pour la relance de certaines enseignes ? Il existerait des contrefaçons dans le médicament. Comme emploi d’avenir fossoyeur d’entreprises malveillantes, ingénieur limeur de quai d’entreprise procédurière, alors qu’il existerait des avocats au smic pour 60h, on fait des professions maltraitées alors qu’on paye des mandataires judiciaires plusieurs dizaines de milliers d’euros, des cdd à perpétuité, on appelle cela justice ? Les ingénieurs à 2000 net pour 50h, c’est considéré cadre et les techniciens vidéo à 3500 net ou bien les maquilleuses à 1900 net, et les chauffeurs du sénat à 6000, c’est bac + combien ?
En association des diplômés de france et de navarre, une pétition de principe?
a écrit le 23/04/2015 à 13:49 :
C’est une Europe qui plombe l’emploi des jeunes et qui se prétend morale quand elle est vicieuse. Le pib par habitant stagne depuis 2008, il n’y a pas de remise en cause. L’euro faible est une escroquerie alors qu’on fait des excédents, c’est une logique de concurrence déloyale vis-à-vis du monde. L’Europe sent mauvais le chômage et la désindustrialisation, la pénurie de logement organisée par l’Etat pour détruire la société. Les citoyens sont considérés comme des serfs précaires par les fonctionnaires à prébendes comme le système de retraite à 1 cotisé, 3 de pension. L’Europe c’est la fabrication du terrorisme, une guerre organisée par l’Etat contre les citoyens avec pour origine la destruction économique. De quelle justice parle-t-on alors que la population active se réduit en empêchant nombre de femmes, de jeunes et de séniors de travailler ? On paye des fonctionnaires pendant leurs études avec des augmentations de salaires et retraite garantie, mais les autres étudiants doivent s’endetter et postuler à des emplois précaires. Alors qu’on parle réforme du contrat de travail ? L’Europe est système petit naze du baby boom anti jeune et anti croissance. Dans le monde, seule l’Europe rivalise de chômage sans remise en cause de la société… on fait la fête dans les palais à fabriquer le chômage, on appelle cela modèle mondial ? Pour les emplois, il existerait des fausses offres, c’est un système d’enfumage entre Néron et Crassus au détriment des honnêtes citoyens. Aux régionales y aura-t-il un grand coup de barre dans le Nord ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :