Emploi des seniors : les négociations entre syndicats et patronat au point mort
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Le gouvernement souhaite augmenter le taux d'emploi des seniors en France.
Reuters
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Le gouvernement souhaite augmenter le taux d'emploi des seniors en France.
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« Glaciation », « passe d'armes », « pas d'avancées notables ». À l'issue d'une longue matinée d'âpres discussions au siège du Medef, les représentants de la CFDT sont sortis particulièrement remontés. En cause, la méthode du patronat jugée « archaïque ». Exaspérés, les syndicats ont reçu l'avant-projet des organisations patronales la veille au soir, soit quelques heures avant le début des pourparlers programmés ce jeudi 7 mars. « Nous nous étions engagés à transmettre un texte d'accord général dans un délai assez court. On s'en est excusés. Chaque organisation syndicale avait peu de temps pour réagir », a d'ailleurs reconnu devant les journalistes, Hubert Mongeon, négociateur pour le Medef sur les dossiers sociaux. Le 26 mars prochain, les partenaires sociaux doivent accoucher d'un accord. Mais les deux dernières séances s'annoncent houleuses. « On peut douter de la sincérité du Medef de sa volonté d'aboutir à un accord. Les négociateurs ne se concentrent que sur leurs propositions. Elles sont très évasives », a réagi Eric Couportin, de la CFTC.
Le compte épargne temps universel (CETU) est au centre de la discorde entre le patronat et les syndicats, en particulier la CFDT. Avant les échanges de ce jeudi 6 mars, la centrale de Belleville avait fait part de son attachement à ce dispositif. Ce compte, dont la paternité de l'idée est revendiquée par le syndicat de Marylise Léon, doit permettre aux salariés d'épargner des congés et de les transférer d'une entreprise à une autre.
Côté patronat, la CPME et le Medef se sont toujours montrés opposés à cette mesure. Dans l'avant-projet d'accord consulté par La Tribune et envoyé aux syndicats, le patronat ne fait à aucun moment mention du CETU. Pourtant cette mesure figurait dans la feuille de route du gouvernement envoyée aux partenaires sociaux en amont des négociations.
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Yvan Ricordeau de
la CFDT. « C'est la première fois que le patronat reformate le cadre en cours de route ».