Emploi : quelles sont les régions les plus dynamiques ?

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Dans le bâtiment, plus de 31.000 emplois ont été crées en 2018.
Dans le bâtiment, plus de 31.000 emplois ont été crées en 2018. (Crédits : <small>DR</small>)
D'après l'Insee, les régions les plus dynamiques sur le front de l'emploi en France métropolitaine sont l'Ile-de-France (1,6%), l'Occitanie (1,1%) et la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (1,1%) pour l'année 2018. Dans les territoires d'outre-Mer, les performances sont encore plus élevées pour la Guyane (4,5%) et la Guadeloupe (2,4%).

L'année 2018 a été un bon cru sur le front de l'emploi avec 225.000 postes créés dans l'économie française. Malgré ces résultats favorables, tous les territoires n'ont pas bénéficié de la même dynamique. Selon les derniers chiffres de l'Insee publiés ce jeudi 5 décembre, plusieurs régions ont connu une diminution des créations d'emplois entre 2017 et 2018. Elles ont notamment baissé dans le Grand Est (-0,1%), le Centre-Val-de-Loire (-0,3%), la Bourgogne-Franche-Comté (-0,6%) et la Réunion (-1%).

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À l'opposé, toutes les autres régions ont connu des évolutions plus favorables. Ces écarts traduisent les difficultés pour certains territoires à maintenir des niveaux de créations relativement élevés même si l'économie tricolore a crée plus de 200.000 emplois l'année dernière. Le coup de frein de la croissance en 2018 par rapport à 2017 et la dégradation de la conjoncture au niveau mondial ont pu contribué à cette érosion. Malgré cet essoufflement, les créations d'emploi ont été supérieures à l'évolution de la population active, ce qui a fait diminué le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) à 8,8% au quatrième trimestre 2018.

Recul dans le secteur tertiaire pour quatre régions

Le point commun de ces quatre régions en moins bonne santé sur le marché du travail est qu'elles ont toutes connu un repli dans le secteur des services, marchands ou non-marchands. Toutes les autres régions ont au contraire connu une hausse plus ou moins importante des créations de poste dans ce domaine.

Les dynamiques les plus marquées dans le tertiaire marchand concernent avant tout la Guyane (6,3%) et la Guadeloupe (2,5%). Viennent ensuite la Corse (2,2%), la Martinique (2,1%) et l'Ile-de-France (2,1%). Tous ces territoires connaissent une hausse plus importante que la moyenne nationale (1,3%).

Des créations d'emploi dopées par le tertiaire au niveau national

Le tableau dressé par les économistes de l'institut en charge des statistiques publiques montre que les créations ont particulièrement été portées par le secteur tertiaire marchand. Ce domaine a été à l'origine de 176.000 créations nettes après un pic en 2017 à 307.000. Cette inflexion "est imputable à l'emploi salarié : + 121.000 en 2018 (soit + 1,0 %), après + 295.000 en 2017 (+ 2,5 %). L'emploi non salarié au contraire accélère nettement : + 55.000 (soit + 3,8 %) en 2018, après + 12.000 (+ 0,8 %) en 2017" expliquent les statisticiens.

Dans l'industrie, l'embellie s'est confirmée avec une progression de plus de 14.000 emplois après une stabilisation en 2017. Ce n'était pas arrivé depuis le début des années 2000, même si l'industrie est loin d'être épargnée par les fermetures d'usines et les plans de licenciement.

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Pour les entreprises du bâtiment et de la construction, l'amélioration est également visible avec plus de 31.000 créations. En revanche, les chiffres pour le secteur agricole sont beaucoup moins favorables avec 7.000 emplois en moins dont 6.000 chefs d'exploitation et 1.000 salariés. C'est d'ailleurs le seul secteur qui connaît un recul l'année dernière reflétant les difficultés d'un secteur plongé dans la crise depuis des années.

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a écrit le 07/12/2019 à 11:12 :
Grosse inquiétude sur le secteur agricole qui tarde à se remettre en question endormi par des subventions qui profitent surtout aux exploitations qui en ont le moins besoin et ne st pas forcément menacées.
Endormi également par un syndicat omnipotent qui soutient surtout ses gros contributeurs.
Alors que la dde ds le bio explose ds ts les domaines, maraîchage, fruitiers,viande, produits transformés, l'offre ne suit pas avec des importations qui couvrent plus de 30% auprès de pays bcp + dynamiques comme l'Italie et l'Espagne.
A quoi ont servi, on se le dde, ces assises de l'alimentation ??
Un écran de fumée de +, au gd dam d'une profession en colère très remontée. On les comprend.
On casse notre autosuffisance alimentaire b.....l !!!
Réponse de le 09/12/2019 à 16:53 :
Ben chez-nous ça commence à venir, des jeunes s'installent sur de très bonnes terres peu chères, 2ha peuvent suffire en allant plus loin que le bio, des terres auto suffisantes sans le moindre intrant et une approche très scientifique, mais la certification bio est longue à obtenir même s'il s'agit de prairies qui n'ont jamais été labourées, ce qui est incohérent, et quelle confiance apporter aux certifications bio étrangères.
Quoiqu'ils peuvent nous renvoyer la balle; vin aux sulfites vendu comme bio! du blé bio mais seulement à l'arrivée au silo.
a écrit le 06/12/2019 à 20:05 :
Ben dans notre coin l'ouest de la France le pb c'est pas de créer des emplois mais de trouver des employés avec les compétances correspondantes aux besoins
Si on a besoin d'un soudeur et que vient un ex comptable ou vice versa: ça ne le fait pas..
Réponse de le 07/12/2019 à 20:02 :
Si c'est mal payé ou dans de mauvaises conditions alors les gens préfèrent bosser sur Paris ou bien à l'étranger. Les conditions se détériorent en France, va y avoir des grèves et c'est pas fini. Et ça va toucher tous les pays.
Réponse de le 09/12/2019 à 9:51 :
Dans la tribune d aujourd hui il y a un article expliquant que nos SSII vont chercher au maghreb des ingenieurs qu elles ne trouvent pas en france. Et pour cause, qui a envie de travailler dans une SSII (appele marchand de viande de le metier) ? du coup plein de francais en suisse ou en allemagne ou on leur propose autre chose que des postes sans avenir et ou 50% du salaire part en loyer ...

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