Face à la fronde de son actionnaire minoritaire Sycomore, Atos réagit fermement
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Sycomore Asset Management a présenté en avril son plan pour évincer le président du conseil d'administration d'Atos Bertrand Meunier.
BENOIT TESSIER
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Sycomore Asset Management a présenté en avril son plan pour évincer le président du conseil d'administration d'Atos Bertrand Meunier.
BENOIT TESSIER
Les relations entre Atos et son actionnaire minoritaire (3%), Sycomore, qui voudrait débarquer le président du conseil d'administration, Bertrand Meunier, ne cessent de se détériorer. Le fonds souhaite que Leo Apotheker, un vétéran de la tech, ex-patron de SAP et de Hewlett-Packard, lui succède. « Je trouve aberrant que le conseil d'Atos n'ait pas au moins un tiers de ses membres qui comprennent vraiment les métiers et les technologies. Il faut faire rentrer les talents nécessaires », a déclaré mardi au Figaro le successeur espéré par Sycomore. « Je m'engage par devoir moral devant ce naufrage », a-t-il affirmé.
« Un changement à la tête du conseil d'administration déstabiliserait le groupe et irait à l'encontre de son intérêt social », a réagi l'administratrice référente d'Atos, Liz Tinkham, citée dans un communiqué du groupe. Leo Apotheker et Cyril Charlot, associé-fondateur de Sycomore AM, « ignorent tout du fonctionnement effectif de la gouvernance d'Atos », a ajouté le groupe, qui traverse une crise depuis le départ de Thierry Breton en 2019, avec trois équipes de direction successives.
Sycomore Asset Management a présenté en avril son plan pour évincer le président du conseil d'administration Bertrand Meunier, lors de l'assemblée générale prévue fin juin. Le président d'Atos est la cible de nombreuses critiques en raison des difficultés du groupe qui, en deux ans, a perdu 4 milliards d'euros et vu son cours chuter de 80% depuis début 2021.
Le fonds conteste aussi le projet de scission des activités et les négociations en cours avec le milliardaire Daniel Kretinsky pour l'acquisition de sa branche historique d'infogérance, Tech Foundations, la gestion informatique pour compte d'autrui. Selon BFM Business, la direction du groupe intensifie ses discussions avec l'homme d'affaires tchèque pour lui céder cette activité en lui versant 600 millions d'euros en cash pour financer la restructuration. Il lui demanderait en outre d'investir dans l'autre branche, qui réunit les activités plus dynamiques comme la cybersécurité.
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« Il y a de l'intérêt là où il y a de la valeur : on a prouvé que ce business-là est loin d'être mort » et « le conseil d'administration et son président étudient toute les marques d'intérêt pour Tech Foundations », a seulement commenté Nourdine Bihmane, directeur général d'Atos, lors d'une conférence téléphonique la semaine dernière. Il a aussi affirmé que le plan de séparation en deux entités était « en bonne voie ».
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(Avec AFP)
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