"Gilets jaunes" : deuxième journée de manifestations plus calme pour le premier anniversaire

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(Crédits : Stephane Mahe)
Des "gilets jaunes" ont manifesté ou occupé des ronds-points dans le calme dimanche en France, au lendemain de violences à Paris qui ont émaillé le premier week-end anniversaire du mouvement de contestation sociale.

Quelques centaines de personnes, dont les figures "gilets jaunes" Jérôme Rodrigues ou Priscilla Ludoski, se sont réunies dimanche à Paris dans le calme sur une place à proximité des Halles, dans le coeur de la capitale.

Le grand magasin des Galeries Lafayette, sur les grands boulevards, a décidé de fermer ses portes en début d'après-midi après la brève intrusion de quelques dizaines de gilets jaunes, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la direction. "Macron détruit la France et vos droits, ne nous critiquez pas ! On est là pour vous", pouvait-on lire sur une pancarte, tandis qu'étaient entonnés les chants habituels des "gilets jaunes": "On est là, on est là, même si Macron le veut pas, nous on est là".

"Aujourd'hui on a organisé cette nouvelle journée parce que c'est le week-end anniversaire. On espère récolter les fruits de ce qu'on a semé", a déclaré Faouzi Lellouche, un des organisateurs de ce rassemblement et aussi de la manifestation de samedi qui devait partir à 14H00 de la place d'Italie et qui a été annulée par la préfecture de police après des violences. M. Lellouche a dénoncé "une décision politique, et c'est une stratégie de nous nasser (encercler par les forces de l'ordre)".

"A 13H30 le commandant de police référent de la manifestation m'a appelé pour me dire que la manif allait être annulée. Je me suis mis en colère et je lui ai demandé: mais pourquoi ? Juste à cause d'incendies de palettes ? Ouvrez (le dispositif de sécurité) et les gens vont circuler et ça va aller. Arrêtez d'essayer de trouver des raisons pour nous empêcher de manifester", a-t-il expliqué à l'AFP.

Dans un tweet, l'historienne et chroniqueuse sur l'émission Arrêt sur images, Mathilde Larrère, présente à la manifestation de samedi, a raconté avoir été empêchée de quitter la place d'Italie malgré "un nuage de gaz" et "des détonations".

"Cette répression, ce refus de laisser sortir les gens tout en en laissant d'autres entrer pour qu'ils se retrouvent dans la souricière, ces gazages permanents, les grenades qui pètent de partout, c'est indigne d'un état démocratique", a-t-elle écrit.

31 interpellés, 1.631 contrôles effectués

 Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a distingué dimanche sur Cnews/Europe1/LesEchos le "mouvement d'origine" et les "voyous" "venus en découdre".

Pour l'anniversaire des un an du mouvement, samedi à Paris, "ce qu'on a vu, c'est peu de manifestants mais des voyous, des brutes qui étaient venues pour se battre, en découdre avec les forces de l'ordre, empêcher les pompiers d'agir et de préserver quelques fois des vies", a-t-il dit.

Jérôme Coumet, maire DVG du 13e arrondissement de Paris, a assuré dimanche sur Franceinfo que "dès le début des rassemblements, il y a eu des affrontements, des projectiles ont été lancés contre les forces de l'ordre". "On voyait qu'il y avait beaucoup d'individus qui n'étaient pas là pour manifester mais simplement pour casser", a-t-il assuré. "On n'a pas eu de réponse politique si ce n'est que du mépris. Ce n'est pas normal qu'on ait autant de répression", a déclaré à l'AFP Priscilla Ludoski, co-organisatrice du rassemblement parisien près des Halles.

Interrogée sur la grève interprofessionnelle annoncée pour le 5 décembre contre la réforme des retraites, elle juge que "depuis le début (du mouvement des "gilets jaunes") il y a des convergences sur plein de sujets. Ce serait vraiment bien que tout le monde sorte dans la rue maintenant". A 16H00 dimanche, la préfecture de police de Paris faisait état de 31 personnes interpellées et 1.631 contrôles effectués dans la matinée. Samedi, les forces de l'ordre avaient procédé à 254 interpellations en France, dont 173 à Paris.Le parquet de Paris recensait lui dimanche matin 155 gardes à vue dont 8 concernent des individus mineurs.

En Savoie, à Le Pont-de-Beauvoisin, une soixantaine de personnes ont rendu hommage à Chantal Mazet, "gilet jaune" décédée il y a un an au premier jour des mobilisations après avoir été renversée par une voiture sur un rond-point de cette petite ville proche de Chambéry.

Près du Mans, une dizaine de "gilets jaunes" ont dormi dans la nuit de samedi à dimanche sur un rond-point où ils tiennent depuis un an "des permanences d'accueil". Près de Rouen, ils étaient environ 200 au "rond-point des vaches", emblématique de la mobilisation en Seine-Maritime, jusqu'à leur évacuations par la police. Une opération escargot s'est déroulée à Rennes avec quinzaine de véhicules sur une voie de la rocade, et à Nantes des "gilets jaunes" se sont rassemblés au rond-point des "lutteurs 44" sur la route menant à l'aéroport.

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Commentaires
a écrit le 18/11/2019 à 13:34 :
Ce sont les gens portant le gilet jaune, qui avec les 13 milliards d'aide de Macron, veulent acheter des actions de la Française des Jeux?
a écrit le 18/11/2019 à 13:22 :
Juste pour dire, car cela permet de mieux comprendre le climat.
Les vitres d'un syndicat de police médiatisé ont été brisées durant ce week end, les seules vitrines de la rue.

Je passe a côté, et je vois dans un groupe a côté (groupe de policiers) l'un d'entre eux se mettre a sauter en l'air et dire " allez y, allez y, continuer, bientôt on va pouvoir tirer".........

ça été un choc pour moi ! car difficile a l'imaginer en fait, mais voila aussi ou nous en sommes !!!!

Cela dit beaucoup du climat actuel......
Réponse de le 18/11/2019 à 13:44 :
Ok les commentaires de la Tribune, c'est du niveau d'un vulgaire réseau dit social, on peut venir y dire n'importe quoi.
Réponse de le 18/11/2019 à 20:13 :
Désolé, mais le choc de l'avoir entendu ne peut rester en moi. Après , j'étais la et j'ai bien entendu et vu la posture de la personne qui le disait (pour autant cela ne veut pas dire que ceux qui l'entourait l'applaudissait, mais il est un fait que cela m'a choqué ! et pourtant sur la question il en faut beaucoup.

Plus loin, c'est le climat malsain dans lequel nous sommes qui fait ces choses. Alors comme tout les gilets jaunes, sont une partie importante de la représentation de classe social, heureusement que ce n'était pas les gens des quartiers sensibles, nous en serions a voir zemmour tout les soirs a la tv.

Ah be oui, toutes ce jolie climat mis en place, cela sent plus que le malsain dont les choses tournent.

Il n'est vulgarité de dire la réalité, il l'est de se taire.
Réponse de le 19/11/2019 à 20:25 :
Cela fait des mois que les policiers tirent un peu à tort et à travers pour tenter de faire régner un climat de terreur chez les manifestants.
Ce qui m'étonne c'est que vous ne le découvriez que maintenant.

Cela fait partie des consignes gouvernementales officieuses données au policiers et à la justice.
A la clef et pour faire passer la pilule, les policiers ont reçus des primes substantielles, une révision de la loi qui autorise les policiers à faire usage de leurs armes (et ils ne s'en privent pas), et l'IGPN a pour consigne de dédouanner la police à tout prix. Ce qu'elle fait à merveille après que la responsable de l'IGPN ait déclaré que "les violences policières, ca n'existe pas".

Castaner à même inventé une médaille spécifique tirée à 10 000 exemplaire, remise à tous les flics "motivés", à savoir qui ont les plus beaux tableaux de chasse.

Résultat, alors que les policiers arrivent a retrouver un individu cagoulé et habillé en noir parmi des centaines, ils sont incapables de savoir qui a tiré dans un lieu précis, à une heure précise, dans un groupe de policiers.

Les policiers sont de facto dans un état d'impunité et la justice qui est prompte à envoyer des primo-manifestants an prison en comparution immédiate, n'a pour le moment jugé aucun policier.

Ceci dit, ca amuse certains flics mais la majorité, qui a encore le sens de l'honneur, n'aime pas ça. Pour certains, le conflit est ingérable et beaucoup se suicident.
a écrit le 18/11/2019 à 10:15 :
On les comprend, les GJ, et on voit très bien leurs problèmes.
Mais ces problèmes ne les autorisent pas à empêcher les gens de circuler : c'est un truc de faschos, ni plus, ni moins.
a écrit le 18/11/2019 à 9:56 :
Il me semblait sans doute à tort que la Tribune était un journal économique sérieux dont l'objet n'était pas de relater les déambulations parisiennes de quelques centaines d’hurluberlus gauchisants qui s'estiment créanciers de l'état.
Réponse de le 18/11/2019 à 20:17 :
Il y a une question économique sous jacente, vous pourrez sans doute le mesurer dans la période dans laquelle nous entrerons, si ce n'est pas le cas déjà.

Après l'analyse du fonctionnement ou dysfonctionnement y compris des mesures macron sur l’économie permet de donner du sens aux risques actuels.

A voir....
a écrit le 18/11/2019 à 9:36 :
Mais que fait la police? De le prévention ou du cinéma? Les casseurs ne sont pas inquiété avant les manif, ni après, mais ils les attendent visiblement a chaque fois!
a écrit le 18/11/2019 à 9:13 :
L'on doit bien se poser des questions au regard de ce les télévisions nous ont donné à voir et ce qui a été constaté sur les lieux :

d'une part,
des bandes d'individus louches de casseurs organisés vêtus de protections et vêtements noir avec des casques, des masques, des bottes, certains avec des barres et des armes métalliques contondantes ont été autorisés à accéder sur les lieux des dégâts

d'autre part,
des Gilets Jaunes pacifiques vêtus normalement avec des petits masques de protections de pollution EN PAPIER BLANC ont été arrêtés, fouillés à corps, interdits de se rendre sur les mêmes lieux

qui peut vouloir faire croire que de petits masques médicaux en papier blanc seraient un risque ?

C'est très stupéfiant,

des interrogations sont légitimes et fondées,

1 - comment ces casseurs ne seraient pas des professionnels formés en mission pour briser les défilés pacifiques ?

2 - Qui est intéressé à casser vandaliser pour faire du tord aux Gilets jaunes ?
Réponse de le 18/11/2019 à 11:47 :
Oui voilà, la fable des casseurs que le gouvernement laisse faire pour discréditer les gentils GJ. Ce serait presque crédible, si les GJ n'avaient pas passé la semaine à solliciter les blacks blocs sur les réseaux sociaux. D'ailleurs on comprend bien pourquoi: sans eux, les GJ auraient été un nombre encore plus ridiculement faible, et l'impact médiatique aurait été quasi nul.

Que vous le veuillez ou non, ce mouvement est intrinséquement violent. Même à son tout début, les blocages de routes, péages et commerces étaient déjà une forme de violence envers leurs concitoyens.
Réponse de le 18/11/2019 à 13:53 :
En effet, la capitenerie des casseurs professionnels serait bien dans le profil d'un benalla's group tous terrains, cupide et soucieux de rendre des services à un gouvernement en perdition ;

Chacun comprends bien que ces méthodes ne sont pas nouvelles, le gouvernement actuel est composé d'ex RPR mutés en UMP puis déchirés en en LR Udi et d'ex PS Nouveau centre mutés en LaREM Modem

chacun des précités ayant gouverné, cohabité avec de multiples trahsion entre eux ...

maintenant ils sont d'accord entre eux ... mais pour trahir la Nation Française.
a écrit le 17/11/2019 à 23:08 :
Refus de se faire représenter, dégagisme, contestation des institutions de notre République et de nos élus, et France d'en bas contre France d'en haut... tout ceci porte historiquement un nom: un mouvement fasciste. Pourquoi faire encore plus d'efforts pour soutenir ceux qui sont incapables de dire merci? Heureusement, une simple poignée de violents que l'on va devoir enfermer.
a écrit le 17/11/2019 à 20:46 :
"Gilets jaunes" : deuxième journée de manifestations plus calme pour le premier anniversaire

Hier les casseurs professionnels ont tout cassé, ils étaient tellement bien organisés, très bien équipés, extrêmement bien entrainés et manifestement sous capitainerie
--- il est suspect que rien ne transpire, ces briseurs de grève sont-ils les destinataires des 50 000 000 euro lachés par le castagneur pour le prix de leur silence ...
Réponse de le 17/11/2019 à 22:23 :
T'as raison, y a un complot... Et bien entendu, les petits groupes d'extrêmes gauches radicalisés n'ont jamais existé non plus... Pauvres gilets jaunes, tellement c comme des balais... Rien n'est jamais de leur faute, tout ce qui arrive est un complot. Alors qu'en fait, ils veulent toujours vivre comme des rois avec l'argent des autres tout en favorisant les p'tits bourges qui se la jouent anti capitalistes ! Du grand art...

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