"Gilets jaunes": le gouvernement n'acceptera aucun "blocage" le 17 novembre
latribune.fr

L'auteur d'appels a la "purge" identifie, selon castaner
BENOIT TESSIER
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L'auteur d'appels a la "purge" identifie, selon castaner
BENOIT TESSIER
Pour Libération le mouvement des "gilets jaunes" est "un mouvement aux coutures opaques" et Laurent Joffrin trouve que "le gouvernement est face à ce mouvement comme une poule qui a trouvé un gilet" et regrette qu'il tienne "un discours rationnel pour répondre à une plainte émotionnelle".
De son côté, Le Figaro voit "l'exécutif 'tétanisé' par la grogne des gilets jaunes" et Vincent Trémolet de Villers estime lui aussi que "face à cette émotion la raison est impuissante."
Toujours dans Le Figaro, Guillaume Tabard insiste sur le fait qu'"aucune argumentation rationnelle ne fait le poids face à une réaction émotionnelle. Quand un responsable politique est rejeté, c'est l'ensemble de ce qui est dit qui est rejeté."
Ce qui fait dire au patron de L'Opinion, Nicolas Beytout, que "comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, les gilets jaunes tiennent peut-être en main le quinquennat sans le savoir."
Pour Daniel Muraz du Courrier picard, "le gouvernement recueille là ce qu'il a semé en méprisant ouvertement les corps intermédiaires", et de souligner que "si une négociation est toujours possible avec des représentants syndicaux, elle est moins gérable face à une masse de gens en colère".
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Philippe Reinhard dans L'Eclair des Pyrénées juge que "le gouvernement et le chef de l'Etat ont tout à redouter d'un mouvement qui affecte non seulement les automobilistes, mais aussi les laissés-pour-compte du pouvoir d'achat."
Parmi ceux, nombreux, qui évoquent une éventuelle récupération des partis politiques, Jean-Michel Helvig de La République des Pyrénées affirme que "tous ceux qui voudront d'une manière ou d'une autre exprimer leur ras'l bol fiscal ne sont pas d'extrême droite. Loin de là". Mais il souligne en revanche que "toute l'extrême droite y sera, c'est sûr".
Les forces de l'ordre interviendront pour lever tout "blocage total" lors la journée de mobilisation des "gilets jaunes" le 17 novembre contre la hausse du prix du carburant, a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
De nombreux collectifs de citoyens, baptisés "gilets jaunes", ont appelé à une journée de blocage des routes samedi pour protester notamment contre la hausse du prix des carburants, dont l'ampleur reste difficile à mesurer.
"Ce qui est difficile, c'est qu'on n'a pas une organisation syndicale qui a l'habitude de faire une manifestation qui l'organise. Par exemple, une manifestation ça se déclare en préfecture. Là, très peu l'ont déclarée. J'appelle ceux qui nous écoutent à déclarer le lieu de la manifestation", a souligné le ministre.
Aucune manifestation ne sera interdite "si elle ne menace pas l'ordre public et si elle n'entrave pas la libre circulation", a-t-il toutefois assuré. "Il faut trouver ce point d'équilibre", a-t-il ajouté.
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Cette mobilisation, qui se veut apolitique, a reçu le soutien de plusieurs partis d'opposition, du Rassemblement national de Marine Le Pen à la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon en passant par Les Républicains de Laurent Wauquiez qui participera lui-même à une manifestation samedi dans son département de Haute-Loire.
(avec l'AFP)-
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