Carburant : les compagnies pétrolières, des bouc-émissaires bien commodes

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Xavier Bertrand et Emmanuel Macron, le 8 novembre.
Xavier Bertrand et Emmanuel Macron, le 8 novembre. (Crédits : Reuters)
ÉDITO. Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, exige d'Emmanuel Macron qu'il fasse pression sur l'industrie pétrolière pour faire baisser les prix de l'essence. Mais c'est mal connaître la composition du tarif du carburant.

Après Ascoval, Xavier Bertrand a pris prétexte de la colère populaire déclenchée par la hausse des prix des carburants pour interpeller à nouveau Emmanuel Macron. Homme politique expérimenté, il se place ainsi dans une séquence d'opposition privilégiée au président.

"Je demande au président de la République et au gouvernement: qu'est-ce qu'ils attendent pour convoquer les pétroliers ?", a-t-il asséné jeudi sur BFM. Cette demande illustre le même biais des politiques à l'égard de l'industrie en général : stigmatiser des choix qui relèvent de logiques sectorielles, mais ne jamais remettre en question des choix politiques, en particulier le recours croissant à la fiscalité pour résoudre les problèmes. En effet, c'est l'imposition d'une nouvelle taxe -ou, dans le cas du diesel, la réduction d'une fiscalité avantageuse-, qui joue sur les prix à la pompe, davantage que l'évolution du cours du baril.

Les automobilistes sont des électeurs

Ainsi, l'élu dit ne pas comprendre pourquoi, alors que "le prix du baril (...), depuis début octobre, [a] baissé de 20%", le litre, lui, n'a baissé que de "3% à 5%", se demandant "où est passée la différence?". Ce faisant, il accuse implicitement les compagnies pétrolières de se faire de l'argent sur le dos des automobilistes, qui, comme chacun sait, sont aussi des électeurs.

Les compagnies pétrolières représentent des boucs-émissaires bien commodes. Non seulement, elles gagnent de l'argent, mais elles sont aussi montrées du doigt pour leur contribution au réchauffement climatique. Bref, dans l'opinion publique, elles ont déjà perdu.

Il n'en reste pas moins que, si l'on en reste aux faits, Xavier Bertrand se trompe lourdement. Même un calcul grossier le montre. Depuis son pic de début octobre, le prix de référence du baril de pétrole, le Brent extrait de la mer du Nord pour l'Europe, est passé de quelque 84 dollars à quelque 70 dollars, soit une baisse de 14 dollars, soit environ 17%. Un baril de pétrole contenant 159 litres, la baisse par litre est de 8,8 cents, soit 7,7 centimes d'euros.

La part du brut est de 25% dans le prix de l'essence

En France, la part du pétrole brut dans le prix de l'essence est de 25%, celle des taxes de 65%, les 10% restant se répartissant entre les coûts de raffinage et la distribution. Le prix moyen de l'essence évoluant autour de 1,53 euro, une baisse de 7,7 centimes, correspond exactement à 5% du prix. Autrement dit, la baisse, insuffisante aux yeux de Xavier Bertrand, correspond bien à celle répercutée dans le prix de l'essence.

Les compagnies pétrolières ne sont pas en cause. Contrairement à une idée reçue, la plupart sont plutôt bien gérées à travers le monde, si l'on tient compte des lourds investissements que l'exploitation nécessite sur des horizons de temps qui se calculent en décennies. Sans compter que le prix de ce produit non renouvelable évolue avec de grandes amplitudes. Et si le pétrole est stigmatisé dans l'opinion, il n'en reste pas moins aujourd'hui qu'il demeure un produit indispensable à notre progrès matériel, auquel la majorité des individus continue d'aspirer. C'est la raison pour laquelle nous en consommons de plus en plus, le volume variant précisément en fonction de la croissance économique.

C'est d'ailleurs là la raison de la grogne populaire, notamment dans les zones périurbaines et rurales, là où l'utilisation de la voiture n'est pas un luxe, mais une nécessité pour se déplacer, souvent pour le travail. Et, dans ce contexte, une hausse des prix de l'essence pénalise en premier lieu les ménages les plus modestes. Le gouvernement l'a d'ailleurs entendu en étudiant une compensation sous la forme d'un chèque énergie.

Changer nos habitudes

La colère contre le gouvernement, et non contre les compagnies pétrolière, serait donc plus justifiée car c'est l'imposition d'une taxe qui l'a déclenchée. Emmanuel Macron l'a défendue au nom de la nécessité de devoir changer nos habitudes pour lutter contre le réchauffement climatique et la pollution. Et l'on ne peut pas reprocher au gouvernement de vouloir développer une politique de lutte contre le réchauffement climatique que désire la population, si l'on en croit les sondages qui ont suivi la démission de Nicolas Hulot. Mais cette politique heurte aussi logiquement nos façons de vivre.

Alors, certes, le gouvernement est face au paradoxe d'une politique écologique largement souhaitée et... très critiquée dès qu'elle est appliquée. Mais que l'opposition politique essaye d'en tirer un bénéfice en exigeant d'Emmanuel Macron qu'il fasse payer les compagnies pétrolières est pure démagogie.

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a écrit le 12/11/2018 à 0:51 :
Macron a raison d'augmenter le prix de l'énergie polluante qui ruine l'Europe en importations (56 milliards d'euros par an en France) au profit des véhicules électriques et camions à hydrogène (Symbio) et efficacité énergétique. Le gilets jaunes et bonets rouges ont un temps de retard de puis les dernières crises du pétrole et fiinancent des pétromonarchies et oligarques.
a écrit le 10/11/2018 à 17:48 :
Il n'y a pas lieu de polémiquer sur les raisons de cette hausse de taxes, la démonstration d'Eric Verhaeghe est remarquable et édifiante.

http://www.lecourrierdesstrateges.fr/2018/11/04/augmentation-du-prix-du-carburant-les-vraies-raisons-de-la-rigidite-gouvernementale-enfin-expliquees/
Réponse de le 11/11/2018 à 10:43 :
Intéressant... même si l'auteur redécouvre la bonne vieille courbe de Laffer ("trop d'impôt tue l'impôt" ou "le taux mange l'assiette"), qu'il s'agisse de l'IS ou de la TICPE. On peut légitimement se demander si nos exécutifs ont la moindre compétence réelle en économie : un bon impôt qui rapporte est :
-un vieil impôt
-à paramètres (assiette et taux) stables
-à assiette la plus large possible
-et à niveau raisonnable.
Réponse de le 11/11/2018 à 17:03 :
J’ai lu l’article: pas convaincant du tout. L’argument c’est que la consommation de produits pétroliers a baissé en octobre. C’est bien le signe que l’impact de la fiscalité climatique est réel et cela justifie donc l’augmentation de la taxe. L’auteur dit ensuite que le gouvernement augmente la taxe parce que le rendement de cette taxe diminue: la encore c’est faux. Le taux de la taxe augmente parce une cela a été voté depuis longtemps et cela va durer jusqu’en 2022. C’est le but de cette taxe de faire diminuer sa base donc tout va bien
Réponse de le 11/11/2018 à 18:37 :
@Wiki : ce n'est pas en octobre mais en janvier dernier que les taxes ont augmenté. Ce qui relativise votre propos ; et oui, le total des taxes collectées sur les carburants a baissé.... grâce à la dieselisation quasi totale du parc (seuls les tout petits rouleurs avaient intérêt à acheter une voiture essence moins chère à l'achat -et Renault dans les années 2010 avait tout simplement arrêté de vendre des moteurs à essence ; la Latitude n'était vendue qu'en diesel et les Megane et Laguna n'avaient de moteur à essence que flexfuel) : en une dizaine d'années les conso kilométriques moyennes des voitures ont été presque divisées par 2.... le soit-disant cadeau fiscal sur le diesel (en fait une moindre surtaxation...) n'est pas la cause de cette perte de recettes, c'est bien les baisses de consommation qui l'est. D'où la "nécessité" pour le budget de réduire la part des diesel et d'augmenter drastiquement les taxes. Et comme les français sont encore naïfs, on peut toujours essayer de leur faire croire que c'est pour leur bien.
a écrit le 10/11/2018 à 16:54 :
Mr BERTRAND comme tous nos politiques parle pour ne rien dire

il critique mais approuve les taxes et s'en prend aux lampistes

taxes 60 % Petrole 30% DISTRIBUTEURS 10 %


s'il veut se faire remarquer qu'il face afficher A LA POMPE les prix hors taxe
a écrit le 10/11/2018 à 13:12 :
Vous vous en faites pour Total et ses employés ? Mais Total c'est 8,6 milliards de dollars de bénéfices (donc après Impots) en 2017, en hausse de 39% (et je vous raconte pas l'augmentation des dividendes des actionnaires !). Cette hausse des bénéfices et notamment dû à la hausse des cours du pétrole. Donc quand le cours du pétrole augmente Total se frotte les mains, puisqu'il est toujours très réactif pour répercuter les prix à la hausse mais à la baisse, c'est une autre histoire. Alors moi je suis pour cette mesure pour que nos enfants puissent avoir un avenir parce que la pollution dû aux voitures c'est 48 000 morts prématurées par an en France et ça ne va pas s'arranger avec le réchauffement climatique. Le prix de l'essence, ça nous fera une belle jambe quand on crèvera de soif et qu'on devra faire face a 200 millions de réfugiés climatiques qui arriveront chez nous. Alors, OUI, on demande à Total de faire un effort pour arrêter de prendre les automobilistes pour des pigeons !
a écrit le 10/11/2018 à 10:30 :
la magie n opère pas ! ni la pédagogie depuis le remaniment entaché par les affaires / les taxes ! protection des riches /les rustines ne suffisent pas
a écrit le 10/11/2018 à 9:50 :
On dirait Macron : https://www.qwant.com/?q=chimulus%20frais%20%20bancaires&t=images&o=0:31020c256bb79ca98ad2741f85016806
a écrit le 10/11/2018 à 9:47 :
Les pétrolier sont responsables de ne pas résister à fabriquer des carburants frelatés à 5% ou 10% pour l'essence et à un taux inconnu pour le diesel, dont l'efficacité énergétique est moindre. La taxe sur les produits pétroliers ne devrait légalement être assise que sur la partie pétrole et non sur le carburant à la pompe.
a écrit le 10/11/2018 à 8:39 :
À ce jour quel est l'alternative à l'essence pour un propriétaire de voiture ? le tout électrique me direz vous OK alors construisons de centrale nucléaire. Je ne pense pas que les écolos y soient favorable. C'est quoi la solution ? la marche à pied avec son âne pour porter les bagages.
a écrit le 10/11/2018 à 8:35 :
Ce gouvernement applique la même stratégie de ponctions financières sur l'immobilier maintenant, comme il le fait avec l'automobile et les carburants. D'ailleurs le sénateurs Giraud des Hautes-Alpes vient récemment de faire voter une nouvelle taxe et une surtaxe sur les immeubles de bureaux pour paris.
a écrit le 10/11/2018 à 5:03 :
On sait depuis la crise du pétrole de 1973 qu'il faut impérativement se passer du pétrole et du gaz qui nous coûtent en moyenne 56 milliards d'euros d'importation par an. Les français avaient donc 45 ans et beaucoup d'aides pour passer au solaire thermique et hybride, aux pompes à chaleur de Cop supérieur à 5, à l'isolation, aux véhicules électriques et pour les poids-lourds à l'hydrogène. Que le retardataires profitent des aides actuelles pour changer car les autres ne vont pas tout le temps payer pour leur manque d'anticipation et laxisme.
Réponse de le 10/11/2018 à 9:41 :
En 1973, ni Apple ni Microsoft n'existait. C'était avant la révolution numérique, la portabilité des ordinateurs et celle de la connaissance. La batterie Lithium ion n'existait pas. Il faut toujours 30 ans pour qu'une innovation scientifique passe dans le commerce. Il faut encore 10 ans pour planifier un équipement du style d'une centrale nucléaire et encore 10 ans pour la construire. 45 ans est un temps très court pour changer les mentalités des élites. Il a fallu une génération pour passer de la recherche de la vérité au culte de la fake news.
Réponse de le 10/11/2018 à 10:04 :
Etre attardé, c'est ânonner ad nauseam son mantra. En France il est vrai qu'on n'a pas de pétrole (encore que... on a peut être des pétroles et gaz de schistes mais on refuse de le prospecter et encore plus de l'exploiter). Pour le reste, les véhicules électriques à batteries ne permettent techniquement pas, du fait de leur autonomie et de leur temps de charge, se substituer aux véhicules thermiques, et une généralisation de ces voitures impliquerait le déploiement de millions de bornes de recharges et des infrastructures pour les alimenter , il y en a pour plus de1000 milliards d'€. Sans même compter les problèmes environnementaux créés par la fabrication et le recyclage des batteries. La seule solution viable me semble-t-il est l'hydrogène, à condition qu'il soit produit par électrolyse et pas par crackage d'hydrocarbure. Un bon mix énergétique serait de maintenir à son niveau actuel la production nucléaire en construisant les nouveaux réacteurs nécessaires pour remplacer les actuels, dédier la totalité de la production électrique renouvelable non pilotable (solaire, éolien) à la production d'hydrogène (qui est stockable), limiter le développement des voitures électriques à batteries pour ne pas devoir faire les investissements colossaux que leur généralisation imposerait en les limitant à ce à quoi elles conviennent, la circulation urbaine.
Réponse de le 10/11/2018 à 10:13 :
Pompes à chaleur dans les maisons individuelles, solaire, isolation = souvent fiasco et résultats très limités dus au matériel inadapté et des installateurs incompétents. Les aides = payez d'abord, on vous donnera peut-être quelque chose après un monceau de formulaires. Véhicules électriques = inadaptation à de nombreux usages (familiaux, longue distance, traction, ). Et l'électricité vient d'où ? Nucléaire ou centrales allemandes à charbon ? Camions hydrogène = test seulement, jamais vu un seul. Aides actuelles = sur le papier, le gouvernement est en train de se prendre les pieds dans le tapis. Et montant éventuel très insuffisant
Réponse de le 11/11/2018 à 16:49 :
Certains commentaires sur ce post sont malheureusement faux: une pompe à chaleur peut être efficace, j’en i une depuis 10 ans, une voiture électrique peut remplacer un véhicule thermique(j’ai une Zoe et je fais 15000 km par an avec une petite batterie) bref je ne produis plus directement pour mon chauffage et mes déplacement de co2. J’ai aussi un vélo électrique
Réponse de le 12/11/2018 à 6:59 :
Effaré de lire ces commentaires. Je pense que certains ce sont trompés de siècle. J'ai une maison passive avec pompe à chaleur et je consomme pour me chauffer 10X moins qu'une maison des années 90.
Avec le confort en plus et pour le même prix.
Comment font les Norvégiens qui ont un taux de 50% de voitures électriques ? Et le pays est aussi grand que la France
Réponse de le 12/11/2018 à 18:20 :
@valouKK : pour ce qui concerne l'électrification du parc norvégien vous confondez flux et stock. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui la Norvège vend 50% de voitures électriques que son parc est électrifié à 50%, ce sera peut être vrai dans 20 ans si la tendance se poursuit !
Il y a quand même quelques explications plausibles au fait que ces voitures s'y vendent relativement bien :
-la première est que 10 mois sur 12 il est inenvisageable du fait des conditions climatiques de faire des longues distances. Des voitures à l'autonomie de 2-300km (plutôt 200 parce qu'il faut utiliser chauffage, désembuage, éclairage...) peuvent doc convenir la plupart du temps, d'autant plus que les zones peuplées de Norvège où l'on peut vouloir se rendre sont toutes dans un périmètre restreint au sud du pays. Ailleurs la plupart du temps on ne peut aller qu'en avion ou en train chasse-neige. En ce sens la situation norvégienne est assez semblable à celle d'Israêl (un très petit pays dont on ne peut pas sortir par voie terrestre les pays environnants étant tous hostiles).
-du fait des taxes à l'immatriculation considérables en Norvège (qui n'a pas de constructeur ) , quasiment égales au prix de la voiture, le renouvellement du parc y est très lent (beaucoup de très vieilles voitures de 20 ou 30ans... qui n'ont pas forcément pour autant des kilométrages très élevés, voir ci-dessus) ; et en plus comme ces taxes qui incluent les émissions sont favorables aux voitures électriques. Il se vent très peu de voitures tout court en Norvège, et peu d'électriques mais qui arrivent quand même à capter la moitié d'un marché minuscule.
a écrit le 09/11/2018 à 21:35 :
Que l'auteur se rassure, les français ne sont pas dupes du fait que les prix très élevés des carburants sont surtout le fait des hausses de taxes des 2 dernières années. Certes les prix du baril ont remonté depuis 2016 où ils avaient atteint un niveau vraiment très bas, mais ils ne sont pas si élevés. Et ils ont bien compris une chose, s'ils n'arrivent pas à empêcher la hausse des taxes du premier janvier prochain, la France sera championne d'Europe des prix du gazole et sur le podium de ceux de l'essence.
Quant à savoir si "le gouvernement est face au paradoxe d'une politique écologique largement souhaitée et... très critiquée dès qu'elle est appliquée"... je ne suis pas sûr qu'elle soit si souhaitée en.dehors d'un microcosme médiatico-germanopratin.
Réponse de le 10/11/2018 à 4:43 :
Politique écologique largement souhaitée, mais est-ce la bonne. On compte pour très très peu dans la pollution au CO2 sur la planète.
Et la voiture électrique est encore un gadget pour citadins. Ça m’attrsite de voir des politiques comme Mme Borne faire la promotion de l’hybride qui n’a strictement aucun intérêt hors les villes.
Réponse de le 10/11/2018 à 5:07 :
Vous préférez entretenir des émirs du pétrole et oligarques du Kremlin plutôt que d'acheter de l'électricité pour les véhicules et de l'hydrogène français pour des camions (Voir Symbio qui peut transformer tout véhicule à l'hydrogène mais qui est plus pertinent pour les poids-lourds que le véhicules légers). Et vous vous plaindrez sans doute ensuite que les emplois manquent en France.
Réponse de le 10/11/2018 à 10:18 :
@mjj : n'étant pas convaincu du caractère cataclysmique du réchauffement climatique, et constatant par ailleurs que la qualité de l'air ne cesse de s'améliorer depuis 30 ans (à cause de la désindustrialisation, de la quasi disparition en France du charbon-énergie, de l'amélioration continue des véhicules et des carburants), je suis en revanche bien convaincu que les hybrides ne sont pas du tout une solution et que les voitures à batterie, dont l'empreinte environnementale est encore bien mal cernée, ne sont qu'un très médiocre substitut peu commode et souple.
@LaRéalité : je suis en revanche plus convaincu par l'hydrogène produit par électrolyse à partir d'électricité renouvelable (à laquelle il faudrait consacrer la TOTALITE des capacités de production électrique solaire/éolien, l'électricité pour les autres usages restant produite par le nucléaire et les barrages), mais il faudrait lancer le mouvement. Il y a très peu de véhicules pouvant devenir grand public (et je dois dire que la Hyundai Ix35 hydrogène est diablement convaincante), il faudrait vigoureusement lancer le mouvement pour que cette bonne solution s'impose. Et surtout se garder d'investir trop d'argent sur les infrastructures imposées par les voitures électriques à batterie.
a écrit le 09/11/2018 à 19:56 :
Ne pas oublier que le cout des Certificats d'Economie d'Energie (CEE) que les gouvernements successifs obligent les fournisseurs de carburant à acheter ou créer pour réaliser des économies d'énergie (principalement dans l'habitat) se retrouvent au final dans les prix des carburants (dans la marge brut de raffinage et distribution), alors que c'est en pratique un impots déguisé.
Aujourd'hui ce coût est de l'ordre de 2 à 4 centimes d'euro par litre. Compte tenu des obligations mises en place pour 2019 et 2020 ce cout pourrait rapidement monter au niveau de la pénalité imposée par le gouvernement aux distributeurs, soit de l'ordre de 14c€/l.
a écrit le 09/11/2018 à 18:51 :
Pourquoi ne pas nous dire que la seule raison est l' assèchement des ressources de l' état face à l' explosion du chômage. Ainsi les emplois délocalisés à l' est sont remplacés par des taxes pour les ..survivants et pour boucler le budget de l' état ; sauf à changer de paradigme et Frexiter à la prochaine occasion, la spirale infernale se poursuivra de manière aussi assurée que la com à Macron.

Comme le rappelle Asselineau -qui ne propose rien de moins que redresser la tête et non plus subir-, voilà le type de politique d' en haut que réfutent majoritairement les français alors que le politique doit répondre aux seuls désidérata du peuple souverain.
Voilà aussi pourquoi en 16 mois, Macron est ..apprécié à hauteur de 26 % ..
Voyez plutôt, après la potion, le remède ..
F. Asselineau ..taxe Macron avec son talent et sa hauteur de vue coutumiers.
1:30:42 Montée du prix de l'essence, et de la grogne
https://www.youtube.com/watch?v=UnxGuwOgI1s&t=7s
a écrit le 09/11/2018 à 18:44 :
Aucun politique de quelque parti qu’il soit ne veut toucher aux taxes sur les carburants. Ça rapporte trop à l’état, et c’est bien là, le problème. Personne n’est dupe ; PAS DE PRIMES, STOP AUX TAXES. C’est pour cette cause qu’il faut se battre. Mais ça va être très dur.
Réponse de le 10/11/2018 à 5:17 :
Vous préférez entretenir des émirs du pétrole et oligarques du Kremlin plutôt que d'acheter de l'électricité pour les véhicules et de l'hydrogène français pour des camions (Voir Symbio qui peut transformer tout véhicule à l'hydrogène mais qui est plus pertinent pour les poids-lourds que le véhicules légers). Et vous vous plaindrez sans doute ensuite que les emplois manquent en France.
a écrit le 09/11/2018 à 17:58 :
Demandez donc à ce Mr des hauts de france combien TOTAL avec ses installations de Dunkerque , verse à sa région ??
a écrit le 09/11/2018 à 17:49 :
je pense que les petroliers devraient effectivement afficher en station la decomposition du prix de l'essence......... et je pense qu'ils seraient tres rapidement convoques et menaces de sanctions s'ils ne retiraient pas les panneaux explicatifs!
il faudrait aussi afficher le nom de chaque politicien, ainsi que la date et le montant de la taxe rajoutee ou enlevee ( du name and shame, en qques sortes....)
ca pourrait devenir drole, certains auraient la trouille de voir leur tete finir sur une pique...
Réponse de le 12/11/2018 à 22:04 :
Rien n'empêche en revanche une organisation citoyenne (et non les pétroliers), les gilets jaunes ou autres, de calculer le prix hors taxe (c'est très facile) des carburants vendus dans chaque station... et de l'afficher sauvagement sur le totem de prix de la station ou sur une petite pancarte à l'entrée de celle-ci (la marge de distribution des stations est tellement réduite qu'on peut ne pas avoir envie d'endommager leurs totems de prix en y collant des affiches).
a écrit le 09/11/2018 à 17:23 :
ALERTE ROUGE - LE PACTE MONDIAL DE L´ONU POUR LES MIGRATIONS - SIGNATURE LE 10/11 DÉCEMBRE 2018 AU MAROC - COMPLÉTEMENT OCCULTÉ PAR LES MÉDIAS POURTANT D´UNE IMPORTANCE VITALE POUR LA FRANCE
On connaissait la remise en cause de l'ONU de l'interdiction de la Burqa en Europe au nom du sacro-saint droit-de-l'hommisme. En décembre 2018 un pacte mondial de l'ONU pour les migrants va être proposé à l'Europe avec la bénédiction de l'Union Européenne. La submersion migratoire sera ainsi organisée, facilitée contre les peuples européens pourtant majoritairement opposés à ce processus du remplacement des populations européennes par d'autres immigrées. Cette politique migratoire folle mise en place depuis 40 ans aboutira à la mise en minorité de la population chrétienne ou traditionnelle du vieux Continent. Les USA, la Hongrie, l'Italie, l'Autriche, (la Suisse par référendum) ont déjà fait savoir qu'ils ne signeraient pas ce pacte dévastateur. Emmanuel Macron rêve d'une Europe mondialisée, multiculturelle avec des Nations émasculées, sans souveraineté et pourrait en décembre signer ce pacte, signer la fin d'une civilisation millénaire.
a écrit le 09/11/2018 à 17:16 :
1 milliard ou plus de Chinois , Idem pour les indiens ; 300 millions d'américains ; l-Allemagne bourrée de centrales à charbon . Mais c'est sur , le village gaulois va sauver le monde du soi disant réchauffement . Et si on était sérieux pour une fois ???
Réponse de le 09/11/2018 à 17:50 :
la taxe ecolo c'est pas pour sauver l'ours blanc, c'est pour sauver le budget de l'etat obese qui refuse de se reformer!
c'est la meme chose avec la limitation a 80 qui ne fera pas des morts en moins, mais plein d'amendes en plus
et on peut prendre chaque mesure, ca donne toujours le meme resultat!
Réponse de le 11/11/2018 à 16:53 :
On ne sauvera pas le monde de nous tous seuls, mais si on montre l’exemple on a encore un espoir qu’il puisse être sauvé et l’humanité avec elle. Je ne sais pas quelle est votre but sur terre et d’ailleurs vous ne devez pas le savoir vous même, mais faire une la terre soit vivable pour nos enfants est un minimum
a écrit le 09/11/2018 à 16:56 :
M. X Bertrand semble oublier ses passages dans les ministères la santé au premier passage il a laissé le Médiator faire sa "croissance" il a fallu un deuxième passage pour qu'il soit actif sur ce sujet. Au ministère du travail un double ou triple zéro. M. Bertrand est un politicien fort en G.... en dehors de cette appréciation pas grand chose à relever d'intéressant. Il n'a pas l'étoffe d'un futur Président.
a écrit le 09/11/2018 à 16:40 :
TICPE HT Gazole 2018 59,40 ... 2022 78,23 : +19cts donc 23cts TTC de plus qu'en 2018
Essence SP95 2018 ... 68,29 2022 77,80 : +12 centimes TTC de hausse
C'est prévu et organisé, pourquoi vouloir "aider" si c'est fait pour nous faire changer d'habitudes même si on ne le peut pas ? La "transition" n'est pas censée être douce (passer du pétrole ancien au pétrole nouveau, je me demande ce que c'est comme transition, une intermédiaire, avant la décarbonation complète (utopique ?) ? Ma 208eHDi consomme 4,02L/100 sur 77 000km, par quoi puis-je la remplacer (1er CT le 16 novembre à venir) d'écolo pas trop cher ?).
Réponse de le 09/11/2018 à 18:02 :
Gardez là longtemps : Le CO2 vient de l'essence ssplomb , pas du gazole .
Réponse de le 09/11/2018 à 21:46 :
Votre 208 est propre, gardez-là. N'importe quelle voiture essence même hybride émettra plus de CO2 et de particules (juste des NOx en moins). D'ailleurs le VW-gate a été une aubaine pour des exécutifs qui salivaient à l'idée de taxer davantage le gazole qui non seulement l'était moins que l'essence, mais qui en plus permettait des consommations "dans la vraie vie" nettement inférieures à celles des voitures essence, même hybrides. Mais remplaçons vite cet exécutif qui impose ce train de hausses démentielles. Ou contraignons-le à renoncer aux hausses programmées.
a écrit le 09/11/2018 à 16:29 :
DONC il approuve les taxes !!!!!
a écrit le 09/11/2018 à 16:25 :
Bertrand c'est bien un politique il parle pour ne rien dire !!!!!!!!!!

affichons les PRIX HORS TAXES à la pompe
Réponse de le 10/11/2018 à 10:24 :
Mieux que ça, que les distributeurs de carburant indiquent à chaque client le montant d'impôt qu'ils ont payé à chaque plein.

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