Grève dans les transports : une "journée morte" qui s'annonce "peu suivie"

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(Crédits : Christian Hartmann)
La SNCF prévoit un trafic "normal" et la RATP un trafic "normal ou quasi normal" malgré l'appel à la grève de cinq syndicats.

La grève de lundi dans les transports parisiens "sera peu suivie" avec un trafic "normal à la SNCF" et "normal ou quasi normal à la RATP", a indiqué dimanche sur BFMTV le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

L'appel à une "journée morte" dans les transports lundi pour protester contre la réforme des retraites "sera peu suivi, il y aura un trafic normal à la SNCF, un trafic normal ou quasi normal à la RATP", a souligné M. Djebbari lors de l'émission BFM Politique, en partenariat avec Le Parisien.

"Il y aura quelques perturbations sur les lignes de métro, notamment la 2, la 5 et la 12 mais ce ne sera en rien les journées que les Français ont pu vivre début décembre", a-t-il ajouté.

Cinq syndicats ont appelé à la grève dans les transports, dont quatre à la RATP pour le lundi 17 février, jour du début de l'examen en séance par les députés du projet de loi de réforme des retraites.

Selon les prévisions de l'entreprise publiées samedi, le trafic sera normal sur les tronçons du RER dépendant d'elle (lignes A et B) ainsi que sur les réseaux de bus et de tram.

Perturbations sur les lignes 2, 5 et 12

Du côté du métro, le trafic sera quasi normal sur la plupart des lignes mais des perturbations seront à prévoir sur les lignes 2, 5 et 12, qui circuleront malgré tout, détaille la RATP.

"La grève reconductible telle que nous l'avons connue début décembre est effectivement terminée" et la journée de mobilisation prévue le 20 février, "sera très certainement à l'image de demain", a estimé M. Djebbari.

La CGT-RATP, deuxième organisation syndicale au sein de la régie, préfère elle appeler à la grève le 20 février, date de la prochaine journée nationale interprofessionnelle de grèves et de manifestations fixée par l'intersyndicale au niveau national (CGT, FO, Solidaires et des organisations de jeunesse).

Le secrétaire d'Etat aux Transports a par ailleurs confirmé que le coût de la grève de décembre et de janvier s'élevait à environ un milliard d'euros pour la SNCF.

"Le chiffre du milliard est à peu près exact, c'est autour du milliard", a-t-il noté, tout en ajoutant qu'un plan d'économies serait mis en oeuvre au sein de l'entreprise, comme annoncé mi-janvier par son PDG, Jean-Pierre Farandou.

"Il est hors de question que nous dégradions à nouveau les comptes de la SNCF", a insisté M. Djebbari, tout en précisant qu'il n'y avait "pas de suppressions de postes prévues".

"Il n'y a pas de plan d'attrition particulier dû à la grève et à ce coût d'un milliard d'euros" même s'il y a "des mesures salariales qui auraient pu être prévues (et) qui vont prendre un peu de retard", selon lui.

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