L'affaire McKinsey s'accélère : perquisition en cours au siège français

Cette perquisition est menée dans le cadre de l'enquête préliminaire pour blanchissement aggravé de fraude fiscale aggravée ouverte le 31 mars à l'encontre du cabinet de conseil McKinsey.

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Une enquête préliminaire a été ouverte le 31 mars pour blanchissement aggravé de fraude fiscale aggravée contre McKinsey.
Une enquête préliminaire a été ouverte le 31 mars pour blanchissement aggravé de fraude fiscale aggravée contre McKinsey. (Crédits : Reuters)

Nouveau rebondissement dans l'affaire McKinsey. Une perquisition est en cours au siège français du cabinet de conseil situé avenue des Champs-Elysées à Paris, a indiqué le parquet financier (PNF), ce mardi à l'AFP. Une opération menée dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte le 31 mars pour blanchissement aggravé de fraude fiscale aggravée.

Lire aussi : Affaire McKinsey : pourquoi les États (et les entreprises) dépensent-ils autant pour des prestations de conseil ?

Mi-mars, un rapport de la commission d'enquête du Sénat avait mis en lumière l'influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques lors du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Dans ce rapport, les entités françaises du cabinet McKinsey sont accusées d'avoir mis en place un montage fiscal leur permettant de ne verser aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020. Les investigations ont été confiées au Service d'enquêtes judiciaires des finances (SEJF), un service de "police fiscale" créé en 2019 et placé sous la tutelle du ministère de l'Action et des Comptes publics.

Le cabinet avait déclaré qu'il répondrait à toutes les questions que pourraient lui poser les autorités françaises et assuré respecter le droit fiscal et le droit social français. Il s'était défendu en affirmant respecter les règles fiscales françaises et avait assuré qu'une de ses filiales avait payé l'impôt sur les sociétés pendant six ans sur la période évoquée par le Sénat.

Un milliard d'euros

Dans son rapport, la commission d'enquête du Sénat assurait que les contrats conclus par l'Etat avec les cabinets de consultants comme McKinsey avaient "plus que doublé" entre 2018 et 2021, atteignant un montant record de plus d'un milliard d'euros en 2021.

L'affaire, qui a éclaté pendant la campagne présidentielle, avait forcé Emmanuel Macron, alors candidat, à prendre la parole face aux vives polémiques sur l'utilisation des fonds publicsL'opposition avait en effet réclamé à plusieurs reprises l'ouverture d'une enquête sur ce qu'elle considère comme du favoritisme dont la majorité macroniste ferait preuve au profit de ce cabinet de conseil, certains membres ayant pu œuvrer pour la Macronie, notamment lors de la présidentielle 2017.

Interrogé sur TF1, Emmanuel Macron avait réagi à l'ouverture de l'enquête par le PNF assurant que c'était "une très bonne chose" qu'il y ait enquête "quand on dit qu'une entreprise aurait fraudé". Il a repris l'argument selon lequel le non-paiement de l'impôt sur les sociétés par McKinsey s'expliquait par les règles fiscales en vigueur, affirmant s'être "battu" au niveau européen pour qu'elles changent bientôt.

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Commentaires 3
à écrit le 25/05/2022 à 17:48
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Bonjour, l'État français a payer des centaines de milliers d'euros et sa ne règle pas l'impôt en France... Tous vas bien.... MDR

à écrit le 24/05/2022 à 16:37
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Macron sur McKinsey : «S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal, a lancé le président-candidat, visiblement agacé. On a l’impression qu’il y a des combines, c’est faux.»

à écrit le 24/05/2022 à 16:35
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Macron sur McKinsey : «S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal, a lancé le président-candidat, visiblement agacé. On a l’impression qu’il y a des combines, c’est faux.»

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