Et si l'exercice 2016 était le plus réjouissant du quinquennat de François Hollande ? Ce mardi, le Fonds monétaire international (FMI) a relevé de 0,4 point sa prévision de croissance pour la France en 2016. Selon ses calculs, le PIB devrait donc progresser de 1,5%. C'est exactement la prévision officielle du gouvernement, sur laquelle a reposé la construction de la loi de Finances.
L'Insee est un peu plus optimiste et vise une augmentation annuelle du PIB de 1,6%, à laquelle souscrit le président de la République.
Si cette prévision devrait se réaliser, l'exercice 2016 serait donc le plus dynamique du quinquennat actuel. En effet, la croissance a été nulle en 2012. Le PIB a ensuite progressé de 0,4% en 2013, de 0,7% en 2014 et de 1,2% en 2015.
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En revanche, en 2017, l'activité devrait décélérer. Selon le FMI, qui a abaissé sa prévision de croissance de 0,1 point, le PIB ne progresserait plus que de 1,1%, dans la foulée du Brexit qui pèserait sur le commerce extérieur tricolore. C'est 0,4 point de moins que la prévision actuelle de Bercy. C'est une mauvaise nouvelle pour le président de la République sortant qui conditionne sa candidature à une reprise de l'emploi. Selon l'Insee, 210.000 emplois seraient créés en 2016, ce qui représente une augmentation de 11% par rapport à 2015. C'est insuffisant pour réduire significativement le nombre de demandeurs d'emplois et le taux de chômage. Si la croissance ralentit l'année prochaine, il y a malheureusement fort à parier que les créations d'emplois ralentiront également.
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