"Le débat économique n'aura pas lieu pendant la présidentielle" : les craintes des économistes face au thème sécuritaire
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La cour principale du palais de l'Elysée.
Reuters
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A moins de 100 jours du premier tour du scrutin, la déferlante Omicron chamboule la campagne présidentielle. La propagation accélérée du variant Omicron dans les chaînes de contamination oblige la plupart des candidats à l'Elysée à limiter les réunions et les meetings depuis plusieurs semaines. La détérioration de la situation sanitaire ces dernières semaines trouble profondément la bataille électorale. Dans ce contexte brouillé, les membres du cercle des économistes veulent remettre l'économie au centre des débats.
La reprise économique et la poussée de fièvre des prix de l'énergie ont remis au centre des débats la question du pouvoir d'achat. "Il y a beaucoup de discussions mais elles passent à côté du point important. Aujourd'hui, il existe une croyance que si les pays vivent avec une inflation forte, les banques centrales arriveront à baisser l'inflation. Si l'inflation devenait forte, que pourrait-il se passer ? Il pourrait y avoir des tensions sur le pouvoir d'achat", a expliqué le président du cercle de réflexion Hyppolite D'Albis.
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De la gauche à la droite en passant par la majorité, la plupart des candidats à la magistrature suprême ont fait des propositions en matière de salaire. Le candidat écologiste à la présidentielle, Yannick Jadot, a par exemple proposé de mettre en place un SMIC à 1.500 euros et de dégeler le point d'indice des fonctionnaires. La candidate du Parti Socialiste Anne Hidalgo, qui a présenté son programme ce jeudi 13 janvier, veut revaloriser le salaire minimum d'environ 15%, soit 200 euros par mois.