Depuis sa première élection en 2016, François Hommeril, président de la CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement-Confédération générale des cadres) réélu en 2019, n'a pas changé une note à son phrasé de tribun taillé pour les grands auditoires. Un style qui continue à trancher avec l'image convenue des cadres, techniciens et agents de maîtrise représentés par sa confédération. En tournée nationale dans les directions régionales de la CFE-CGC, François Hommeril était de passage à Bordeaux ce jeudi 17 novembre où il a rencontré la presse, après son meeting du mercredi 16 au soir, juste avant de sauter dans un train pour Mâcon.
Géologue passé par la case chimie au sein de grands groupes miniers internationaux, comme Rio Tinto, Alcan ou Péchiney, François Hommeril n'est pas original que par sa façon de prendre la parole. S'il ne déambule pas dans les couloirs le visage couvert de poussière de minerai de cuivre, ce diplômé de l'ENSG (Ecole nationale supérieure de géologie) de Nancy et de l'Institut national polytechnique de Lorraine, a un profil qui tranche avec un secteur tertiaire où la CFE-CGC est fortement implantée, à commencer par BNP Paribas ou la Société Générale où la centrale domine les débats syndicaux.