Les créations d'entreprises en plein boom en 2018

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(Crédits : Reuters/Gonzalo Fuentes)
Les créations d'entreprises en France ont légèrement augmenté en décembre : + 0,3% en données corrigées des variations saisonnières, cela après avoir connu une baisse de 5,6% en novembre, a indiqué mard 15 janvier l'Insee. Sur douze mois, "tous les types de créations sont en hausse, les immatriculations de micro-entrepreneurs (+27,5%), les créations d'entreprises individuelles classiques (+20,0%) et, dans une moindre mesure, celles de sociétés (+1,6%)."

L'entrepreneuriat se porte toujours aussi bien en France. Après une année 2017 exceptionnelle, le nombre d'entreprises créées a augmenté de 16,9% sur les douze derniers mois selon les données de l'Insee publiées ce mardi 15 janvier. D'après les chiffres de l'institut de statistiques, tous les types de créations sont concernés par cette dynamique. Les immatriculations de micro-entreprises ont bondi de 27,5% contre 20% pour les créations d'entreprises classiques et de 1,6% pour les sociétés.

La mise en place du statut d'autoentrepreneur il y a 10 ans a stimulé les créations d'entreprises sur le sol tricolore. Mais cette dynamique peut recouvrir des situations très divergentes comme en témoigne le récent arrêt rendu par la cour d'appel de Paris le 10 janvier dernier concernant un chauffeur Uber. Dans sa décision rendue jeudi, la cour détaille "un faisceau suffisant d'indices" qui caractérise selon elle "le lien de subordination" liant le chauffeur à la plateforme, et, in fine, l'existence d'un contrat de travail. Uber a annoncé vendredi dernier qu'il allait se pourvoir en cassation.

Léger rebond en décembre

Le nombre de créations d'entreprises est reparti à la hausse en décembre progressant de 0,3% sur un mois pour s'établir à 58.501, selon les données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés (CVS-CJO) contre 58.329 en novembre et 61.767 en octobre. Le recul du nombre total de créations d'entreprises enregistré sur le mois de novembre, initialement annoncé à -5,3% a été revu en hausse, à -5,6%, précise l'institut national de la statistiques.

En excluant les micro-entrepreneurs (ex-auto-entrepreneurs), les créations d'entreprises s'inscrivent en baisse de 1,1%, à 32.232 en décembre. Sur le quatrième trimestre 2018, en données brutes, le nombre cumulé de créations d'entreprises s'inscrit en franche progression par rapport à la même période un an plus tôt (+13,5%), soutenu par le dynamisme des immatriculations de micro-entrepreneurs (+23,1%), combiné à une solide augmentation des créations d'entreprises classiques, avec une hausse de 8,8% pour les entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs et de 4,5% pour les sociétés.

Selon l'Insee, le secteur "transports et entreposage" reste une nouvelle fois celui qui contribue le plus à l'amélioration générale sur cette période, avec une augmentation correspondant à 8.000 créations supplémentaires, soit une contribution de 6 points sur les trois mois à fin décembre par rapport au quatrième trimestre 2017. Sur ce total, 7.200 créations ont été recensées dans la catégorie "autres activités de poste et de courrier", qui incluent la livraison à domicile, souligne l'Insee.

Des défaillances en recul

Du côté des défaillances, la dynamique est également favorable. D'après les chiffres publiés par la Banque de France lundi 14 janvier, le nombre de défaillances a diminué de 1,4% sur un an. A la fin du mois d'octobre, le cumul sur les douze mois s'établit à 53.980 contre 54.769 un an plus tôt. En revanche, entre septembre et novembre, le nombre de défaillances a progressé de 6,1%.

La grande majorité des secteurs est concernée par cette diminution des défaillances. L'agriculture, l'information-communication, la construction ou le commerce sont les domaines qui enregistrent les plus fortes baisses (respectivement -5,2 %, -4,2 %, -3,4 % et -3,4 %). A l'inverse, les défaillances sont reparties à la hausse dans les transports et l'entreposage (+12%) et dans les conseils et services aux entreprises (+5,8%).

Par taille d'entreprise, des disparités apparaissent. Les défaillances ont reculé pour l'ensemble des PME et chez les microentreprises sur les douze derniers mois. A l'opposé, elles ont augmenté légèrement pour les très petites entreprises (TPE) et plus sensiblement pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grandes entreprises (GE).

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Commentaires
a écrit le 17/01/2019 à 13:29 :
"les immatriculations de micro-entrepreneurs (+27,5%), les créations d'entreprises individuelles classiques (+20,0%)"

ON sait tous ce que ces informations veulent dire mais les médias de masse repus à faire l'impasse sur l'analyse en profondeur qui n'arrange ni les décideurs politiques ni les décideurs économiques.

Avec un chômage de masse et un dumping social européen planifié, les gens n'ont plus d'autres choix que de se mettre à leur compte avec la baisse sévère de pouvoir d'achat que cela impose.
a écrit le 17/01/2019 à 8:38 :
les immatriculations de micro-entrepreneurs (+27,5%) tout est dit la précarisation chère à l'Europe et à Macron est en route!
a écrit le 17/01/2019 à 2:31 :
Tiens aucun commentaire des éternels pisse-vinaigre qui nous racontent que la France va mal et que tout va s’écrouler demain matin ?
Meme pas un petit "et le nombre de destructions d'entreprises" ?
A laquelle on répond invariablement : Ce sont des créations nettes, il faut lire !
Réponse de le 17/01/2019 à 12:02 :
@Patriot9
Normal, leur fond de commerce est en train de s'écrouler, parce que la ré-industrialisation accélère encore !
Usines :
Décembre 2018 au minimum 35 investissements annoncés.
Janvier 2019, au 15 janvier, déjà au minimum 25 investissements annoncés dont de nombreuses créations d'usines.
Soit plus de 850 millions d'investissements enclenchés sur 15 jours.
Problème, l'Etat et les régions vont devoir sérieusement accélérer les formations et l'apprentissage, le tous à un niveau très élevé, plutôt des formations longues, mais s'il y a urgences. Sans quoi les PME vont galérer pour recruter.

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