Les procédures de restructuration commencent à augmenter, note la Dares

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Fin mai, le constructeur automobile Renault a annoncé un plan de restructuration.
Fin mai, le constructeur automobile Renault a annoncé un plan de restructuration. (Crédits : Stephane Mahe)
Bien qu'encore limitées, grâce notamment au déploiement massif du dispositif de chômage partiel, les procédures de restructuration ont ont connu une légère hausse récemment, révèlent les statistiques du ministères du Travail.

Le nombre hebdomadaire de plans de sauvegarde de l'emploi a commencé à augmenter fin mai pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire en mars, selon les statistiques du ministère du Travail publiées ce mercredi.

Dans la dernière semaine de mai, 15 plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant la suppression de 1.449 postes ont été initiés contre 11 plans durant la première semaine de mars, selon les chiffres de la Direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (Dares).

Par ailleurs, 96 licenciements collectifs de moins de dix salariés ont été mis en oeuvre contre 125 lors de la première semaine de mars.

Le chômage partiel, filet de sécurité en période de crise

Le nombre encore modeste des procédures de restructuration est dû au chômage partiel massif déployé depuis le début de la crise sanitaire.

En avril, des demandes d'indemnisation de chômage partiel pour six millions de salariés ont été déposées par les entreprises sur un total de 11,9 millions de demandes d'autorisation pour ce mois-là.

Les entreprises ont jusqu'à un an pour demander l'indemnisation du chômage partiel une fois l'autorisation obtenue.

Dans une autre étude, la Dares avait estimé que ce chiffre d'indemnisations serait au final de 8,6 millions, soit un recours effectif au chômage partiel de 70%.

En cumulé, 13,1 millions de salariés ont fait l'objet d'une demande de chômage partiel depuis début mars.

En conséquence, les nouvelles inscriptions à Pôle emploi sont restées jusqu'à présent limitées, en baisse de 28% du 26 avril au 23 mai par rapport à 2019.

Cela n'a pas empêché le nombre de chômeurs de catégorie A (sans activité) de bondir spectaculairement (+22%) en avril et d'atteindre un niveau inédit du fait d'un transfert massif de demandeurs d'emploi qui étaient auparavant en activité réduite (CDD, intérim, temps partiel...) ainsi que d'un quasi-arrêt des sorties de Pôle emploi avec la chute des embauches.

Lire aussi : Covid-19 : les déclarations d'embauche en chute libre, le spectre du chômage s'accentue

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