« La première urgence, c'est le pouvoir d'achat. Les lois d'urgence pour le pouvoir d'achat seront les premiers textes de ce quinquennat ». Avant le premier tour des élections législatives, la Première ministre, Elisabeth Borne, se voulait rassurante auprès des Français. Après les deux longues années de pandémie et la guerre en Ukraine, le gouvernement veut montrer qu'il répond à la première préoccupation de la population frappée de plein fouet par la hausse des prix. Depuis plusieurs jours, Matignon ne cesse de distiller des propositions dans les médias et les réseaux sociaux en tentant de montrer sa générosité sauf que l'exécutif pourrait se heurter à de nombreux obstacles.
Un mois après des résultats fracassants pour Emmanuel Macron, le paysage politique tricolore a déjà beaucoup changé. L'exécutif va devoir composer avec une Assemblée nationale plus fragmentée et des oppositions bien plus fortes que lors de la précédente législature.
La poussée du Rassemblement national (RN) au Palais bourbon et la montée en puissance de la Nupes (Nouvelle union populaire écologique et sociale) vont obliger le nouveau gouvernement fraîchement nommé à négocier des majorités ou des compromis en fonction des projets de loi qu'il veut faire passer.
Après une réunion de travail avec le chef de l'Etat sur le pouvoir d'achat, l'énergie et les finances publiques mardi dernier, la cheffe du gouvernement s'apprête à présenter un paquet législatif particulièrement brûlant au conseil des ministres prévu jeudi 7 juillet. Pour l'exécutif, il s'agit d'un premier test particulièrement sensible dans l'arène de l'Assemblée nationale.