Mégabassines, un anniversaire redouté en pleine crise agricole
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Mégabassine à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).
© LTD / DAMIEN MEYER/AFP
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Mégabassine à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).
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Certains parlent même d'une « guerre de l'eau ». La construction de « retenues de substitution » pour irriguer des terres cultivées, appelées par leurs détracteurs « mégabassines », est devenue en France l'un des sujets les plus sensibles opposant les syndicats agricoles majoritaires aux défenseurs de l'environnement ainsi qu'à certains agriculteurs.
Alors que les premiers parlent avec inquiétude de la raréfaction d'un « moyen de production » essentiel pour la « souveraineté alimentaire », les deuxièmes s'insurgent contre une telle « accaparation » de la ressource hydrique à des fins productivistes. Les violents affrontements qui ont eu lieu le 25 mars 2023 entre les forces de l'ordre et plusieurs milliers de manifestants s'opposant au projet d'un gigantesque réservoir d'eau destiné au stockage agricole à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, ont représenté l'apogée de ce conflit. Des millions de Français ont été abasourdis par des images évoquant une véritable bataille du Moyen Âge.
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Un an après, l'anniversaire de cette journée traumatique est redouté par le gouvernement. Le collectif Bassines non merci (BNM), mobilisé contre la construction de retenues d'eau dans le bassin de la Sèvre Niortaise et signataire des Soulèvements de la Terre, mouvement pilote de la manifestation en 2023, entend bien le célébrer. Entre le 22 et le 31 mars, il organise des rassemblements dans toute la France ainsi que des « commémor'actions » autour de Sainte-Soline.