Pourquoi le secteur privé connaît une embellie

Debut d'annee en fanfare pour le secteur prive en zone euro
BENOIT TESSIER

Debut d'annee en fanfare pour le secteur prive en zone euro
BENOIT TESSIER
La reprise de l'économie est sur de bons rails. Selon les derniers chiffres du cabinet IHS Markit publiés ce mercredi 23 janvier, l'activité a augmenté dans l'ensemble du secteur privé au mois de janvier. Le renforcement de l'économie française tend donc à se confirmer en ce début d'année 2018, selon Alex Gill, économiste au sein du cabinet indépendant.
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L'activité s'est particulièrement accélérée dans le secteur des services et affiche son plus fort taux de croissance depuis août 2007. Cette tendance est cependant freinée par un ralentissement de l'activité dans l'industrie. "L'industrie manufacturière reste toutefois très dynamique, la production des fabricants ayant enregistré en moyenne, au cours des trois derniers mois, sa plus forte croissance depuis l'année 2000." Les économistes de Markit signalent que cette croissance de l'activité repose sur des carnets de commande bien remplis et une hausse de la demande.
Pour faire face à cette demande, les entreprises du secteur privé ont été incitées à recruter du personnel supplémentaire en janvier. Le taux de croissance de l'emploi atteint ainsi son plus haut niveau depuis septembre 2000, porté par une forte expansion des effectifs.
Outre de nouvelles embauches, les perspectives semblent s'éclaircir pour les mois à venir. "Les perspectives d'activité restent bien orientées dans le secteur privé français, et ce malgré un très léger repli par rapport à décembre. Le degré de confiance des entreprises affiche un niveau similaire dans le secteur manufacturier et celui des services." Mais malgré cette confiance retrouvée, le taux de chômage ne devrait pas franchement reculer en 2018, comme l'expliquait il y a quelques jours l'économiste de Natixis, Véronique Janod, dans un entretien accordé à La Tribune :
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Les moteurs de la croissance dans l'union monétaire semblent dynamiques pour ce premier mois de l'année. Selon l'économiste en chef Chris Williamson chez IHS Markit, "la zone euro démarre l'année 2018 sur les chapeaux de roues, l'activité globale affichant en effet sa plus forte hausse depuis près de douze ans en janvier". Cette hausse de l'activité s'est également accompagnée d'une hausse de l'emploi dans la zone euro. Cette amélioration sur le front de l'emploi devrait favoriser la consommation et donc la croissance de la zone euro.
Selon sa dernière estimation flash, l'indice PMI IHS Markit sur l'Eurozone se redresse de 58.1 en décembre à 58.6 en janvier, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis juin 2006. Les économistes du cabinet soulignent également que le dynamisme de cette activité s'est accompagné d'une intensification des tensions inflationnistes, celles-ci atteignant un plus haut de près de 7 ans. Ces tensions inflationnistes reposent notamment sur une hausse des prix du pétrole. Du côté de l'Allemagne, le taux de croissance ne fléchit que très légèrement par rapport au pic de 80 mois, enregistré en décembre. L'optimisme des entreprises allemandes se renforce en outre au cours du mois tandis que les créations d'emplois et les tensions sur les prix atteignent des plus hauts de près de 7 ans, explique Markit.
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"Cet excellent départ pris par l'économie de la zone euro laisse anticiper une révision à la hausse des prévisions de croissance et d'inflation pour la région en 2018 par les experts", a estimé Chris Williamson. Il table également sur un abandon progressif de la politique monétaire de la BCE de soutien à la croissance qui rend l'octroi de crédits plus facile.
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